LES CLIMATS DU FUTUR -------------L'assombrissement
En 2001, le britannique Gerry Stanhill publia un rapport
montrant que la quantité de lumière solaire atteignant
la Terre avait diminué. Stanhill, qui travaillait en Israël,
y avait comparé les relevés d’insolation des années
1950 jusqu’à l’orée du xxr siècle et découvert une
baisse de 22 % de la quantité de lumière reçue. Il
entreprit alors d’étudier les relevés d’ensoleillement
du monde entier et découvrit des chutes de 10 %
aux États-Unis, de 33 % dans certaines régions de
l’ex-Union soviétique et de 16 % dans des contrées
des îles Britanniques. La moyenne planétaire par
décennie entre les années 1950 et les années 1990
était comprise entre 1 % et 2 %. Ce phénomène fut
nommé « assombrissement planétaire ». Ses résultats
furent accueillis avec scepticisme par les scientifiques,
mais ses conclusions ont été récemment confirmées
par des chercheurs australiens ayant fait appel à une
méthode entièrement différente.
Cet assombrissement serait dû à la consommation
de combustibles fossiles, qui produisent du dioxyde
de carbone mais aussi de la suie, de la cendre et des
composés sulfureux ; en somme, le responsable du
phénomène n’est autre que la pollution. Les particules
polluantes réfléchissent une partie de la lumière solaire
(renvoyée dans l’espace) et modifient les propriétés
optiques des nuages. Elles jouent le rôle de noyaux
hygroscopiques, autour desquels les molécules d’eau
se condensent, de sone que les nuages des secteurs
pollués contiennent plus de gouttes d’eau que ceux
des zones non polluées. Selon des études récentes,
une proportion croissante du rayonnement solaire
serait ainsi renvoyée vers l'espace.
On estime que l’assombrissement est responsable
des sécheresses qui ont frappé l'Afrique subsaliarienne
dans les années 1970 et 1980. En réduisant l'insolation
des mers, l’assombrissement perturlx*niit les situations
météorologiques, dont le régime des précipitations.
Certains scientifiques pensent que si le phénomène
d’assombrissement est attesté, le réchauffement de la
planète aura des conséquences plus graves encore.
Selon eux, la Terre ne s’est pas réchauffée autant
qu’on aurait pu s’y attendre étant donné la quantité
de dioxyde de carbone supplémentaire rejetée dans
l’atmosphère ; le réchauffement dû aux gaz à effet de
serre serait donc contrebalancé par le refroidissement
dû à l’assombrissement. Il se pourrait donc que le
climat de la Terre soit en fait plus sensible à l'effet
de serre qu’on ne le jugeait initialement. Du fait
des améliorations dans la lutte contre la pollution,
la quantité de particules dans l’atmosphère se réduit
plus rapidement que ne surviennent les réductions
dans les émissions de gaz à effet de serre. Les effets
de l'assombrissement tendraient donc à se réduire
à l’avenir et les températures mondiales se mettraient
alors à croître beaucoup plus vite qu'on ne le
craignait.
Ci-contre : vendeuses de maïs, denrée
de base locale, sur un marché de Galufu,
au Malawi. D'aucuns estiment que
l'assombrissement planétaire pourrait
être lié à de nombreuses et graves
sécheresses. Au Malawi ainsi que dans
d'autres régions d'Afrique australe, les
récoltes ont été médiocres ces dernières
années, et les rendements futurs sont
incertains en raison du manque de
pluie. La sécheresse a provoqué une
aggravation de la pauvreté, et maintes
contrées d’Afrique australe ont été
frappées par la famine. Le Malawi est
l’un des pays les plus touchés, et Galafu
est typique de ces villages entraînés
dans une spirale de paupérisation.
En 2001, le britannique Gerry Stanhill publia un rapport
montrant que la quantité de lumière solaire atteignant
la Terre avait diminué. Stanhill, qui travaillait en Israël,
y avait comparé les relevés d’insolation des années
1950 jusqu’à l’orée du xxr siècle et découvert une
baisse de 22 % de la quantité de lumière reçue. Il
entreprit alors d’étudier les relevés d’ensoleillement
du monde entier et découvrit des chutes de 10 %
aux États-Unis, de 33 % dans certaines régions de
l’ex-Union soviétique et de 16 % dans des contrées
des îles Britanniques. La moyenne planétaire par
décennie entre les années 1950 et les années 1990
était comprise entre 1 % et 2 %. Ce phénomène fut
nommé « assombrissement planétaire ». Ses résultats
furent accueillis avec scepticisme par les scientifiques,
mais ses conclusions ont été récemment confirmées
par des chercheurs australiens ayant fait appel à une
méthode entièrement différente.
Cet assombrissement serait dû à la consommation
de combustibles fossiles, qui produisent du dioxyde
de carbone mais aussi de la suie, de la cendre et des
composés sulfureux ; en somme, le responsable du
phénomène n’est autre que la pollution. Les particules
polluantes réfléchissent une partie de la lumière solaire
(renvoyée dans l’espace) et modifient les propriétés
optiques des nuages. Elles jouent le rôle de noyaux
hygroscopiques, autour desquels les molécules d’eau
se condensent, de sone que les nuages des secteurs
pollués contiennent plus de gouttes d’eau que ceux
des zones non polluées. Selon des études récentes,
une proportion croissante du rayonnement solaire
serait ainsi renvoyée vers l'espace.
On estime que l’assombrissement est responsable
des sécheresses qui ont frappé l'Afrique subsaliarienne
dans les années 1970 et 1980. En réduisant l'insolation
des mers, l’assombrissement perturlx*niit les situations
météorologiques, dont le régime des précipitations.
Certains scientifiques pensent que si le phénomène
d’assombrissement est attesté, le réchauffement de la
planète aura des conséquences plus graves encore.
Selon eux, la Terre ne s’est pas réchauffée autant
qu’on aurait pu s’y attendre étant donné la quantité
de dioxyde de carbone supplémentaire rejetée dans
l’atmosphère ; le réchauffement dû aux gaz à effet de
serre serait donc contrebalancé par le refroidissement
dû à l’assombrissement. Il se pourrait donc que le
climat de la Terre soit en fait plus sensible à l'effet
de serre qu’on ne le jugeait initialement. Du fait
des améliorations dans la lutte contre la pollution,
la quantité de particules dans l’atmosphère se réduit
plus rapidement que ne surviennent les réductions
dans les émissions de gaz à effet de serre. Les effets
de l'assombrissement tendraient donc à se réduire
à l’avenir et les températures mondiales se mettraient
alors à croître beaucoup plus vite qu'on ne le
craignait.
Ci-contre : vendeuses de maïs, denrée
de base locale, sur un marché de Galufu,
au Malawi. D'aucuns estiment que
l'assombrissement planétaire pourrait
être lié à de nombreuses et graves
sécheresses. Au Malawi ainsi que dans
d'autres régions d'Afrique australe, les
récoltes ont été médiocres ces dernières
années, et les rendements futurs sont
incertains en raison du manque de
pluie. La sécheresse a provoqué une
aggravation de la pauvreté, et maintes
contrées d’Afrique australe ont été
frappées par la famine. Le Malawi est
l’un des pays les plus touchés, et Galafu
est typique de ces villages entraînés
dans une spirale de paupérisation.
