Les effets du volcanisme
L’année 1816, appartenant à une période considérée
comme froide, est parfois désignée comme • l'année
sans été •. Cette année-là vit pour la dernière fois la
Tamise prise par les glaces accueillir une foire sur sa
surface gelée, après un été et un automne glacials.
Cest en 1816 que le poète anglais Byron écrivit Les
Téaèbrts, prenant peut-être le temps pour métaphore
de certaines difficultés émotionnelles.
On pense aujourd'hui que ce froid inhabituel fut
provoqué par l'éruption en 1815 du Tamboro. volcan
indonésien. Durant cette éruption, d'immenses
quantités de poussières, de cendres et de gaz furent
expulsées dans l’atmosphère. Ces éléments, notamment
les gouttelettes de dioxyde de soufre, se combinèrent
pour refléter le rayonnement solaire (ainsi renvoyé
vers l’espace interstellaire) ; ceci entraîna à la surface
de la Terre une baisse de la température atteignant
3 °C. S’ouvrit une période de perturbations majeures,
enregistrées surtout en Europe occidentale et dans
le nord-est des États-Unis. Au Canada et en NouvelleAngleterre, l’été 1816 ne fut pas épaigné par les gelées.
Les aérosols projetés par le volcan furent à l’origine
des couchers de soleil magnifiques qui eurent lieu
pendant plusieurs années après l’éruption.
En Islande, le Laki fut en 1783 le théâtre de l’une
des plus importantes éruptions effusives de l'histoire,
qui incita le savant et diplomate américain Benjamin
Franklin à émettre l’hypothèse selon laquelle des liens
existaient entre émissions volcaniques et baisse des
températures.
En 1991, l’éruption d’un volcan des Philippines, le
Pinatubo, se traduisit par l’éjection d’énormes quantités
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