PLANÈTE MÉTÉO
Les services nationaux
Des prévisions fiables revêtent une importance cruciale
|M>ur les citoyens ordinaires, certes, niais plus encore
|X)ur les agriculteurs, les marins, les aviateurs... Ces
prévisions s'appuient sur une collecte ample, précise
et organisée de données traitées par des services
nationaux de météorologie. Presque tous les pays
du monde en sont dotés, il existe parfois, en plus
du sen ice national, des organismes de prévision. Au
Royaume-! ni. par exemple, le Meteorological Office
(ou Met Office •). aujourd'hui installé à Exeter, existe
depuis le xix siècle. Il fut fondé dans les années
par l'amiral Fitzroy, sous f égide du ministère
britannique du Commerce.
Ces services nationaux de météorologie font une
utilisation intensive de l'immense quantité de données
collectées dans chaque pays et en mer. Ces données
alimentent tics programmes informatiques utilisés
pour effectuer des prévisions à court et à long terme.
Parmi les pays disposant d'ordinateurs très puissants,
mentionnons la France (Fujitsu VPP5000), les ÉtatsL'nis (IBM. marque qui équipe aussi le CEPMMT), la
Grande-Bretagne (NEC), le Japon (Earth Simulator)...
Selon les pays, les types de bulletins fournis varient.
Les prévisions peuvent être à l’échelle nationale ou
régionale, et l'on diffuse aussi des bulletins spécialisés.
Aux États-! nis. le National Weather Service émet des
prévisions détaillées portant sur des phénomènes
aussi divers que les crues et inondations, les gelées.
les tempêtes, les orages, la neige, les coups de vent,
les vagues (en mer et en lac), les conditions hivernales,
etc. Il est possible, grâce au site Web de cet organisme,
de connaître la probabilité de déclenchement de feux
de broussailles et de l’apparition d’ouragans, mais
aussi de se procurer des prévisions pour la navigation
maritime et aérienne. Les services météo de la plupart
des pays sont consultables sur Internet, ce qui permet
à chacun de prendre connaissance des bulletins, et aux
personnes ayant besoin d'informations plus ciblées
de bénéficier de services spécialisés.
Les prévisions reposent souvent sur des données
provenant de plusieurs pays, aussi la coopération
internationale revêt-elle une importance croissante.
Ce phénomène n’est pas nouveau : dès le milieu du
XDC' siècle, l’amiral Fitzroy de la Royal Navy britannique
entreprit de diffuser ses prévisions ; il échangea donc
des données et des indications méthodologiques avec
le balbutiant American Meteorological Service ainsi
qu’avec les services météo naissants de France et
d’Allemagne. La coopération internationale joue
désormais un rôle essentiel dans la prévision non
seulement météorologique mais aussi climatique.
C’est dans un tel cadre international qu’ont vu le jour
des réseaux tels que la Veille météorologique mondiale
et des organismes comme l’OMM (Organisation
météorologique mondiale), émanation des Nations
unies qui comprend près de 190 membres. Dans
la mesure où les phénomènes atmosphériques ne
connaissent pas de frontières et où l’inquiétude
suscitée par l’évolution du climat à l’échelle mondiale
s’accroît, des réseaux et organisme tels que ceux-ci
sont certainement appelés à jouer un rôle de plus
en plus important.
En haut, à gauche : des météorologistes surveillent les
situations atmosphériques du monde entier pour établir
leurs prévisions quant aux conditions météo à venir.
Page ci-contre, en bas, à gauche : photographie ancienne
de l'observatoire du Ben Nevis, première station météo
britannique d’altitude, inaugurée en 1883. Le Ben Nevis
est avec ses 1344 m, le point culminant de la GrandeBretagne. Cet observatoire fut créé pour effectuer en
altitude des mesures à caractère météorologique telles
que température, vitesse du vent, précipitations et pression
atmosphérique. Il ferma ses portes en 1904, victime d’un
financement insuffisant
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