Les satellites
Depuis le lancement du premier satellite,
dans les années 1950, est apparue la
formidable possibilité d’utiliser ces engins
pour la surveillance et l’aide à la prévision
des conditions atmosphériques. Le premier
satellite météo fut TIROS 1, en I960, suivi
en 1966 par le premier satellite en orbite
équatoriale, crucial pour la surveillance
de phénomènes météo. Aujourd’hui, des
satellites comme ceux de la famille des
Météosat, géostationnaires, sont des outils
précieux pour les prévisionnistes. Ils
fournissent un flux continuel de données
en provenance de toutes les régions de la
planète, y compris celles qui naguère
étaient trop isolées ou trop inhospitalières,
comme les déserts et les océans.
On distingue deux grandes catégories
de satellites d’usage courant. Les satellites
géostationnaires, positionnés à quelque
36 000 km d’altitude au-dessus de l'équateur,
demeurent immobiles pour un observateur
placé en un point donné de la Terre. L’un
des satellites Météosat, employé par les pays
européens, est positionné à l’intersection
de la latitude 0° et de la longitude 0°, soit
à l’intersection du méridien de Greenwich
et de l’équateur. De là, il surveille l’Afrique,
le Proche-Orient, l’Europe, une partie de
l’Atlantique et l’ouest de l’océan Indien.
Le deuxième type de satellite est placé
en orbite polaire. Il en va ainsi des satellites
américains de la NOAA, en orbite à 830 km
d’altitude et qui mettent environ 1 h 42 pour
accomplir une révolution autour de la Terre.
Ce type de satellite observe une région
différente de la Terre pour chaque orbite,
car lorsqu’il effectue une révolution, la Terre
effectue pour sa part une rotation de 22°.
En octobre 2006, le satellite européen
MetOp a remplacé l'un des NOAA. Leur
orbite étant basse (entre 600 et 1 500 km
d'altitude), ces satellites enregistrent plus
de détails que ceux de type géostationnaire.
Les satellites contiennent des instruments
destinés à mesurer divers paramètres utiles
dans le cadre des prévisions météo et de
Ci-dessus : photographie en couleurs codées pnse par satellite,
montrant l’ouragan Allen au-dessus du golfe du Mexique.
Ci-dessous : des techniciens s'affairent sur le satellite météorologique
Météosat 6 au centre d'essais de (Aérospatiale à Toulouse, conçu pour
fournir toutes les 30 minutes une image de la Terre (disque terrestre
complet) depuis son orbite géostationnaire.
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