-------------PLANÈTE MÉTÉO
G-dessus : Pont et colline au crépuscule à Meguro, du grand
estampiste japonais Ando Hiroshige ( 1797-1858). qui fut l'un
des derniers grands artistes à œuvrer dans la tradition du ukiyoe
- estampes japonaises produites entre le xvir et le XXe siècle,
qm souvent prirent pour thème les paysages et les conditions
atmosphériques.
Page ci-contre : l'un des nombreux tableaux de Gaude Monet
- et notamment ceux qu’il peignit à Londres, comme ici Le Pont
de Waterloo - montrant les effets des variations du temps et de
la lumière sur les paysages tant ruraux qu'urbains.
(qui bâtit sa réputation sur des représentations du
mont Fuji) et Ando Hiroshige - son Ohashi, averse
soudaine à Atake (1857) aurait inspiré à Van Gogh
un tableau de 1890 montrant la pluie à Anvers.
La première grande « explosion » du temps dans
l’art résulta d’un intérêt croissant pour l’observation
de la nature apparu au cours de la Renaissance
(XV et xvr siècles), avec des artistes tels que Léonard
de Vinci, Rembrandt, Titien, Albrecht Dürer, Jan Van
Eyck et les Bruegel, qui tous excellèrent dans la
représentation des nuages et des ciels.
Plus tard, aux xvir et XIXe siècles, ce thème devint
une préoccupation majeure des artistes romantiques
d’Europe occidentale - nombre d’entre eux donnèrent
des figurations à la fois symboliques et naturalistes
des paysages. Le peintre allemand Caspar David
Friedrich, par exemple, aurait été fortement influencé
par le météorologiste britannique Luke Howard,
inventeur au début du xixv siècle d’une classification
des nuages : il peignit de nombreuses scènes dans
lesquelles la neige, le ciel et les nuages jouent un
rôle d'importance - ainsi de Le voyageur contemplant
une mer de nnages(1818). Autres grands romantiques:
Joseph M.W. Turner, qui exposa son Pluie, Vapeur
et Vitesse en 1844 ; et John Constable, britannique lui
aussi, qui peignit de nombreuses études de nuages
dans les années 1820.
Plus tard, les effets du soleil et les qualités
changeantes de sa lumière suscitèrent un intérêt
passionné de la part des impressionnistes français
du xix1 siècle, qui adoptèrent aussi la technique
consistant à peindre en plein air, au sein des éléments.
Claude Monet et Camille Pissarro comptent au nombre
des meilleurs représentants du mouvement
impressionniste. Des œuvres comme les Effets de
neige de Pissarro (dans les années 1870-1880) ou les
meules de foin de Monet sous l’effet de la neige (au
début des années 1890) témoignent d’une fascination
pour les variations de la lumière et des conditions
météorologiques.
Plus récemment, dans les années 1970, le spécialiste
américain du « land art » Walter De Maria créa The
Lightining Field dans une plaine du Nouveau-Mexique.
Il planta pour ce faire 400 mâts d’acier inoxydable
dans un champ, en formant un quadrillage d’environ
1 600 m par 600 m, les mâts étant éloignés de
67 ni les uns des autres. Parmi les images les plus
emblématiques de cette œuvre figurent celles du
photographe John Cliett, qui montrent la foudre
frappant les mâts ou leurs parages. L’œuvre est
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