PLANÈTE MÉTÉO
Événements historiques
influencés par la météo
Nous avons tous connu des journées gâchées par
le marnais temps, mais pour la plupart d'entre nous
de tels épisodes ne sont pas d’une importance vitale.
Pourtant, le cours de l’histoire a souvent été modifié
par les caprices du temps.
Jules César envahit l’actuelle Grande-Bretagne en
51 av J.-C., mais ce n’était pas là sa première tentative
de conquête des îles Britanniques. L’année précédente,
sa marine avait vu scs plans contrecarrés par de forts
vents de nord-ouest.
I nc autre invasion de la Grande-Bretagne, cette
fois menée par l'invincible Armada espagnole au
xvi siècle, subit également les effets de la météo.
\ la fin de l'été 1588. les navires espagnols battirent
en retraite après avoir été défaits par les forces
navales de Francis Drake. 1 ne dépression apportant
des vents violents et une très grosse mer au nord de
I l cosse et de l'Irlande détruisit la plupart des navires
encore en état de voguer ; cette tempête, qui fit des
centaines de noyés, mit un terme définitif aux velléités
espagnoles d’invasion de l'Angleterre.
Tout au long de l'histoire, on note bien d'autres
exemples des effets du temps sur l’issue de campagnes
militaires. Ainsi, au xiir siècle, les forces navales de
Kublai Khan échouèrent par deux fois à envahir le
Japon : en 1274 et en 1281, des typhons dévastèrent
les flottes mongoles. Ces tempêtes salvatrices
restèrent dans l’histoire nippone comme autant de
kami-ka%e, ou «vents divins ».
Dans l’Europe septentrionale du xvir siècle, alors
que le Danemark attaquait la Suède, la rigueur de
l’hiver permit aux forces suédoises de faire la traversée
du Jutland sur la glace avant de contraindre les Danois
à la reddition. En 1812, le froid et la neige furent
pour beaucoup dans la retraite de Russie à laquelle
fut acculée la Grande Armée napoléonienne. Deux
ans et demi plus tard, à la bataille de Waterloo, des
orages et des pluies torrentielles incitèrent Napoléon
à retarder son attaque contre les Anglais, ce qui permit
aux forces prussiennes d’effectuer leur jonction
avec eux, alors que l’avance française était ralentie.
Le champ de bataille se mua en bourbier. On a
souvent affirmé que Napoléon aurait pu emporter
la victoire s’il avait eu la possibilité de porter plus
tôt son offensive.
Plus près de nous, lors de la Seconde Guerre
mondiale, le temps joua un rôle significatif en au moins
deux occasions. Tout d’abord, durant les hivers de
1941 et 1942, les forces allemandes furent entravées
dans leur assaut contre la Russie, et l’armée russe se
Événements historiques
influencés par la météo
Nous avons tous connu des journées gâchées par
le marnais temps, mais pour la plupart d'entre nous
de tels épisodes ne sont pas d’une importance vitale.
Pourtant, le cours de l’histoire a souvent été modifié
par les caprices du temps.
Jules César envahit l’actuelle Grande-Bretagne en
51 av J.-C., mais ce n’était pas là sa première tentative
de conquête des îles Britanniques. L’année précédente,
sa marine avait vu scs plans contrecarrés par de forts
vents de nord-ouest.
I nc autre invasion de la Grande-Bretagne, cette
fois menée par l'invincible Armada espagnole au
xvi siècle, subit également les effets de la météo.
\ la fin de l'été 1588. les navires espagnols battirent
en retraite après avoir été défaits par les forces
navales de Francis Drake. 1 ne dépression apportant
des vents violents et une très grosse mer au nord de
I l cosse et de l'Irlande détruisit la plupart des navires
encore en état de voguer ; cette tempête, qui fit des
centaines de noyés, mit un terme définitif aux velléités
espagnoles d’invasion de l'Angleterre.
Tout au long de l'histoire, on note bien d'autres
exemples des effets du temps sur l’issue de campagnes
militaires. Ainsi, au xiir siècle, les forces navales de
Kublai Khan échouèrent par deux fois à envahir le
Japon : en 1274 et en 1281, des typhons dévastèrent
les flottes mongoles. Ces tempêtes salvatrices
restèrent dans l’histoire nippone comme autant de
kami-ka%e, ou «vents divins ».
Dans l’Europe septentrionale du xvir siècle, alors
que le Danemark attaquait la Suède, la rigueur de
l’hiver permit aux forces suédoises de faire la traversée
du Jutland sur la glace avant de contraindre les Danois
à la reddition. En 1812, le froid et la neige furent
pour beaucoup dans la retraite de Russie à laquelle
fut acculée la Grande Armée napoléonienne. Deux
ans et demi plus tard, à la bataille de Waterloo, des
orages et des pluies torrentielles incitèrent Napoléon
à retarder son attaque contre les Anglais, ce qui permit
aux forces prussiennes d’effectuer leur jonction
avec eux, alors que l’avance française était ralentie.
Le champ de bataille se mua en bourbier. On a
souvent affirmé que Napoléon aurait pu emporter
la victoire s’il avait eu la possibilité de porter plus
tôt son offensive.
Plus près de nous, lors de la Seconde Guerre
mondiale, le temps joua un rôle significatif en au moins
deux occasions. Tout d’abord, durant les hivers de
1941 et 1942, les forces allemandes furent entravées
dans leur assaut contre la Russie, et l’armée russe se
