Si le capitaine Edward Smith avait compris
comment El Nino bouleverse la donne
climatique, peut-être le Titanic aurait-il pu
survivre alors à son voyage inaugural. En
1912 en effet, la planète était en proie à
ce phénomène cyclique capable de griller
les forêts pluviales et de faire verdoyer
les déserts. El Niho fut responsable
des vents du nord inhabituellement puissants
qui poussèrent l'iceberg bien plus au sud
qu'à l'habitude, avec des conséquences
fatales pour l’« insubmersible » paquebot.
La météorologie est une science jeune :
on sait depuis deux siècles seulement
que l'énergie solaire agit sur l’enveloppe
atmosphérique de la Terre de telle
sorte qu'elle produit les divers épisodes
météorologiques et définit les différentes
zones climatiques de la planète. Nous ne
croyons plus, comme jadis les peuples dits
primitifs, que les orages, les arcs-en-ciel
et autres phénomènes météo sont
des présages envoyés par les divinités
du ciel. Nous tentons de maîtriser le temps
qu'il fait, d'exploiter les extraordinaires
forces atmosphériques, mais nous demeurons
à la merci des caprices climatologiques
de la Nature.
Le présent ouvrage vise à démystifier
les phénomènes atmosphériques, des halos
aux ouragans, des parhélies aux tornades
et orages supercellulaires. Il traite aussi
de ce changement climatique qui installe
la géographie sous le feu des projecteurs
du débat politique. Dans quelle mesure
l'humanité est-elle responsable du
réchauffement de la Terre ? Même si l’on
parvenait à réduire totalement les émissions
de dioxyde de carbone, avons-nous déjà
atteint le point de non-retour ?
Les températures planétaires ont connu
des fluctuations considérables au fil des
4,6 milliards d’années d’histoire de la Terre.
Cinq vagues d’extinctions massives d’espèces
animales et végétales liées au climat se sont
déjà produites. On possède peu de données
à cet égard, mais une chose est évidente : si
le capitaine Smith entreprenait aujourd'hui
son voyage, son navire traverserait sans
encombre l’Atlantique : les eaux où le Titanic
a sombré sont désormais trop chaudes pour
que des icebergs s'y maintiennent.
comment El Nino bouleverse la donne
climatique, peut-être le Titanic aurait-il pu
survivre alors à son voyage inaugural. En
1912 en effet, la planète était en proie à
ce phénomène cyclique capable de griller
les forêts pluviales et de faire verdoyer
les déserts. El Niho fut responsable
des vents du nord inhabituellement puissants
qui poussèrent l'iceberg bien plus au sud
qu'à l'habitude, avec des conséquences
fatales pour l’« insubmersible » paquebot.
La météorologie est une science jeune :
on sait depuis deux siècles seulement
que l'énergie solaire agit sur l’enveloppe
atmosphérique de la Terre de telle
sorte qu'elle produit les divers épisodes
météorologiques et définit les différentes
zones climatiques de la planète. Nous ne
croyons plus, comme jadis les peuples dits
primitifs, que les orages, les arcs-en-ciel
et autres phénomènes météo sont
des présages envoyés par les divinités
du ciel. Nous tentons de maîtriser le temps
qu'il fait, d'exploiter les extraordinaires
forces atmosphériques, mais nous demeurons
à la merci des caprices climatologiques
de la Nature.
Le présent ouvrage vise à démystifier
les phénomènes atmosphériques, des halos
aux ouragans, des parhélies aux tornades
et orages supercellulaires. Il traite aussi
de ce changement climatique qui installe
la géographie sous le feu des projecteurs
du débat politique. Dans quelle mesure
l'humanité est-elle responsable du
réchauffement de la Terre ? Même si l’on
parvenait à réduire totalement les émissions
de dioxyde de carbone, avons-nous déjà
atteint le point de non-retour ?
Les températures planétaires ont connu
des fluctuations considérables au fil des
4,6 milliards d’années d’histoire de la Terre.
Cinq vagues d’extinctions massives d’espèces
animales et végétales liées au climat se sont
déjà produites. On possède peu de données
à cet égard, mais une chose est évidente : si
le capitaine Smith entreprenait aujourd'hui
son voyage, son navire traverserait sans
encombre l’Atlantique : les eaux où le Titanic
a sombré sont désormais trop chaudes pour
que des icebergs s'y maintiennent.
