LE TEMPS ET LE CLIMAT DANS L HISTOIRE ET LA CULTURi
véracité. 11 se prête même à une explication
scientifique. Un couchant rougeoyant se produit
souvent en conséquence d’un filtrage de la lumière
par un système de hautes pressions venu de l’ouest,
qui tend à apporter du beau temps, alors qu’un
lever de soleil rougeoyant (à l’est, donc) indique
souvent qu’un tel anticyclone est passé, et que la
probabilité est forte de le voir suivi par un système
de basses pressions, souvent accompagné d’un
temps instable. Autre dicton : « Ciel pommelé, beau
temps ne saurait durer - (ou « Ciel pommelé et
femmes fardées sont de courte durée »)• On fait
référence ici au cirrus et au cirrocumulus, nuages
de haute altitude souvent annonciateurs d’un
système dépressionnaire susceptible d’apporter
un changement dans la vitesse et la direction
des vents ainsi que des précipitations.
D’autres indications à court terme relativement
fiables résultent de l’observation de la nature :
pomme de pin et fleurs qui se referment, feuilles
qui s’enroulent sur elles-mêmes en prévision de fortes
pluies, poils des animaux qui au contraire se dressent
sous l’effet d’un accroissement de l’humidité ambiante.
Le » chant » des grillons et sauterelles peut aussi servir
à évaluer (de façon assez précise) la température :
il se fait d’autant plus rapide que cette température
s’élève, d’autant plus lent qu’elle baisse.
Dans la culture des aborigènes d'Australie, on
considère que le temps est soumis à ces forces
surnaturelles qui régissent tout le continuum de la vie
et tout le monde naturel ; de nombreuses observations
concernent les mouvements et déplacements des
animaux (dont les oiseaux) ainsi que la floraison de
certaines plantes - ce sont souvent de bons indicateurs
de l’arrivée des saisons humide ou sèche.
En Amérique du Nord (comme ailleurs), certaines
prédictions météorologiques liées aux animaux
se signalent par leur piètre fiabilité. Le 2 février,
à mi-chemin entre le solstice d'hiver et l’équinoxe
de printemps, on y célèbre traditionnellement le jour
de la Marmotte. Selon la légende, si la marmotte sort
alors de son terrier et ne voit pas son ombre, cela
signifie la fin de l'hiver, mais s’il fait soleil et que son
ombre l’effraie, la poussant à regagner son terrier,
l’hiver durera six semaines de plus. Cette croyance
puiserait son origine dans la France ou l'Allemagne
médiévales, où l'on avait constaté que l’équinoxe
vernal survenait six semaines après le 2 février (jour
de la Chandeleur).
Au Royaume-Uni, William Foggitt se servit d'anciens
documents familiaux dans lesquels étaient consignées
des observations ayant trait aux effets du temps sur
les plantes et les animaux pour faire des prévisions
dont il assurait qu elles étaient fiables à 88 %.
Page ci-contre : un ciel pommelé
au couchant. Ce spectaculaire défilé
d'altocumulus indique sans doute
l'approche d’un front atmosphérique
annonciateur de pluie.
Ci-contre : pommes de pin sur la
branche d’une épinette de Sitka, en
Colombie-Britannique (au Canada).
La tradition veut que l'on se serve
de ces cônes pour prévoir un temps
humide. On place la pomme de pin
dehors, à un endroit où l'on peut
l’observer régulièrement Au fur
et à mesure que l'humidité de l'air
s'accroît, la pomme se referme pour
protéger ses graines.
véracité. 11 se prête même à une explication
scientifique. Un couchant rougeoyant se produit
souvent en conséquence d’un filtrage de la lumière
par un système de hautes pressions venu de l’ouest,
qui tend à apporter du beau temps, alors qu’un
lever de soleil rougeoyant (à l’est, donc) indique
souvent qu’un tel anticyclone est passé, et que la
probabilité est forte de le voir suivi par un système
de basses pressions, souvent accompagné d’un
temps instable. Autre dicton : « Ciel pommelé, beau
temps ne saurait durer - (ou « Ciel pommelé et
femmes fardées sont de courte durée »)• On fait
référence ici au cirrus et au cirrocumulus, nuages
de haute altitude souvent annonciateurs d’un
système dépressionnaire susceptible d’apporter
un changement dans la vitesse et la direction
des vents ainsi que des précipitations.
D’autres indications à court terme relativement
fiables résultent de l’observation de la nature :
pomme de pin et fleurs qui se referment, feuilles
qui s’enroulent sur elles-mêmes en prévision de fortes
pluies, poils des animaux qui au contraire se dressent
sous l’effet d’un accroissement de l’humidité ambiante.
Le » chant » des grillons et sauterelles peut aussi servir
à évaluer (de façon assez précise) la température :
il se fait d’autant plus rapide que cette température
s’élève, d’autant plus lent qu’elle baisse.
Dans la culture des aborigènes d'Australie, on
considère que le temps est soumis à ces forces
surnaturelles qui régissent tout le continuum de la vie
et tout le monde naturel ; de nombreuses observations
concernent les mouvements et déplacements des
animaux (dont les oiseaux) ainsi que la floraison de
certaines plantes - ce sont souvent de bons indicateurs
de l’arrivée des saisons humide ou sèche.
En Amérique du Nord (comme ailleurs), certaines
prédictions météorologiques liées aux animaux
se signalent par leur piètre fiabilité. Le 2 février,
à mi-chemin entre le solstice d'hiver et l’équinoxe
de printemps, on y célèbre traditionnellement le jour
de la Marmotte. Selon la légende, si la marmotte sort
alors de son terrier et ne voit pas son ombre, cela
signifie la fin de l'hiver, mais s’il fait soleil et que son
ombre l’effraie, la poussant à regagner son terrier,
l’hiver durera six semaines de plus. Cette croyance
puiserait son origine dans la France ou l'Allemagne
médiévales, où l'on avait constaté que l’équinoxe
vernal survenait six semaines après le 2 février (jour
de la Chandeleur).
Au Royaume-Uni, William Foggitt se servit d'anciens
documents familiaux dans lesquels étaient consignées
des observations ayant trait aux effets du temps sur
les plantes et les animaux pour faire des prévisions
dont il assurait qu elles étaient fiables à 88 %.
Page ci-contre : un ciel pommelé
au couchant. Ce spectaculaire défilé
d'altocumulus indique sans doute
l'approche d’un front atmosphérique
annonciateur de pluie.
Ci-contre : pommes de pin sur la
branche d’une épinette de Sitka, en
Colombie-Britannique (au Canada).
La tradition veut que l'on se serve
de ces cônes pour prévoir un temps
humide. On place la pomme de pin
dehors, à un endroit où l'on peut
l’observer régulièrement Au fur
et à mesure que l'humidité de l'air
s'accroît, la pomme se referme pour
protéger ses graines.
