PHÉNOMÈNES MÉTÉO EXTRÊME
Feux de forêt et feux de brousse
Ces phénomènes naturels, courants dans des pays tels que l'Australie, se produisent
partout où l'on note une présence de bois, de feuilles et de broussailles pouvant brûler.
Les causes des feux de broussailles résident dans la sécheresse, la foudre et les
activités humaines. Là oii le climat est assez humide pour assurer la croissance de la
végétation, mais ponctué de périodes chaudes et arides qui entraînent le dessèchement
des branches et des feuillages, il y a risque d'incendie • spontané ». Ces matières
végétales sont inflammables, de sorte qu'en cas de sécheresse et de forts vents, une
étincelle peut déclencher un feu à même de se propager rapidement.
On a retrouvé des traces fossilisées témoignant de l'existence de feux de forêt au
Dévonien (il y a 365 millions d'années). Ces phénomènes jouaient alors - et jouent
toujours - un rôle dans le fonctionnement de maints écosystèmes ; des plantes et
certains animaux ont évolué de façon à s'adapter à de tels événements. Ainsi, les
eucalyptus, abondants en Australie, recèlent une huile inflammable qui favorise les
incendies, mais ces arbres se régénèrent bien plus vite que les autres végétaux, gardant
ainsi leur prépondérance sur le terrain. L’eucalyptus compense la transpiration de
ses feuilles en prenant jusqu'à 30 % de l’eau contenue dans le sol. En dessous de
ce seuil, les arbres se déshydratent et dégagent de l'éthylène, un gaz inflammable.
Les incendies sont plus courants en été. Les bois morts tombés à terre font un
combustible idéal. Dans le parc national de Los Alerces, en Argentine, on débarrasse
les zones visitées par les touristes de ce bois mort en raison du risque élevé
d’immenses incendies posé dans ce secteur par de fréquents éclairs d’orage.
On croit que les feux de forêt sont plus fréquents aujourd'hui, mais cela n'est
pas nécessairement vrai. L’extension des zones urbaines dans des secteurs sujets aux
incendies signifie que plus d'habitations sont exposées aux risques d’incendie. Ce
phénomène a causé des pertes considérables dans des régions telles que l'Australie
et la Californie. Les feux se déplacent plus rapidement vers le haut des pentes, de
sorte que les maisons construites au sommet des collines sont très vulnérables.
Les incendies représentent donc un risque croissant aux États-Unis. Du fait de
l’urbanisation de zones vulnérables, les petits feux de nettoiement sont interdits,
de sorte que les matières inflammables tendent à s’accumuler jusqu’à atteindre des
niveaux critiques ; les incendies qui en résultent sont gigantesques et dévastateurs.
En 2004, plus de 3 millions d'hectares de terres ont brûlé. En 1988. un incendie
survenu dans le parc national de Yosemite y détruisit près d'un demi-million
d’hectares. En 2007, la région de San Diego, dans le sud de la Californie. a subi des
incendies terrifiants et prolongés.
En Australie, en septembre 2006, plus de 50 feux ont englouti des centaines de
maisons et détruits des milliers d’hectares de parcs naturels et de terres agricoles ;
des vents de 100 km/h ont propagé le feu jusqu’à Sydney.
Partout où éclatent les feux de forêt et de broussailles, les effets sont les mêmes :
des bien matériels sont détruits, des vies humaines sont perdues, les écosystèmes
endommagés. Parfois, des glissements de terrain se produisent lorsqu’il n’y pas assez
de végétation pour retenir la terre ; la fumée et les cendres qui s’élèvent dans
l’atmosphère réduisent la visibilité et nuisent à la qualité de l’air.
Ci-contre : la fumée s'élève des flammes d'un feu de broussailles en Californie. La plupart des incendies de
ce genre sont la conséquence de la sécheresse et de la foudre, mais ils sont de plus en plus couramment
causés par les actes humains, parfois criminels.
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Feux de forêt et feux de brousse
Ces phénomènes naturels, courants dans des pays tels que l'Australie, se produisent
partout où l'on note une présence de bois, de feuilles et de broussailles pouvant brûler.
Les causes des feux de broussailles résident dans la sécheresse, la foudre et les
activités humaines. Là oii le climat est assez humide pour assurer la croissance de la
végétation, mais ponctué de périodes chaudes et arides qui entraînent le dessèchement
des branches et des feuillages, il y a risque d'incendie • spontané ». Ces matières
végétales sont inflammables, de sorte qu'en cas de sécheresse et de forts vents, une
étincelle peut déclencher un feu à même de se propager rapidement.
On a retrouvé des traces fossilisées témoignant de l'existence de feux de forêt au
Dévonien (il y a 365 millions d'années). Ces phénomènes jouaient alors - et jouent
toujours - un rôle dans le fonctionnement de maints écosystèmes ; des plantes et
certains animaux ont évolué de façon à s'adapter à de tels événements. Ainsi, les
eucalyptus, abondants en Australie, recèlent une huile inflammable qui favorise les
incendies, mais ces arbres se régénèrent bien plus vite que les autres végétaux, gardant
ainsi leur prépondérance sur le terrain. L’eucalyptus compense la transpiration de
ses feuilles en prenant jusqu'à 30 % de l’eau contenue dans le sol. En dessous de
ce seuil, les arbres se déshydratent et dégagent de l'éthylène, un gaz inflammable.
Les incendies sont plus courants en été. Les bois morts tombés à terre font un
combustible idéal. Dans le parc national de Los Alerces, en Argentine, on débarrasse
les zones visitées par les touristes de ce bois mort en raison du risque élevé
d’immenses incendies posé dans ce secteur par de fréquents éclairs d’orage.
On croit que les feux de forêt sont plus fréquents aujourd'hui, mais cela n'est
pas nécessairement vrai. L’extension des zones urbaines dans des secteurs sujets aux
incendies signifie que plus d'habitations sont exposées aux risques d’incendie. Ce
phénomène a causé des pertes considérables dans des régions telles que l'Australie
et la Californie. Les feux se déplacent plus rapidement vers le haut des pentes, de
sorte que les maisons construites au sommet des collines sont très vulnérables.
Les incendies représentent donc un risque croissant aux États-Unis. Du fait de
l’urbanisation de zones vulnérables, les petits feux de nettoiement sont interdits,
de sorte que les matières inflammables tendent à s’accumuler jusqu’à atteindre des
niveaux critiques ; les incendies qui en résultent sont gigantesques et dévastateurs.
En 2004, plus de 3 millions d'hectares de terres ont brûlé. En 1988. un incendie
survenu dans le parc national de Yosemite y détruisit près d'un demi-million
d’hectares. En 2007, la région de San Diego, dans le sud de la Californie. a subi des
incendies terrifiants et prolongés.
En Australie, en septembre 2006, plus de 50 feux ont englouti des centaines de
maisons et détruits des milliers d’hectares de parcs naturels et de terres agricoles ;
des vents de 100 km/h ont propagé le feu jusqu’à Sydney.
Partout où éclatent les feux de forêt et de broussailles, les effets sont les mêmes :
des bien matériels sont détruits, des vies humaines sont perdues, les écosystèmes
endommagés. Parfois, des glissements de terrain se produisent lorsqu’il n’y pas assez
de végétation pour retenir la terre ; la fumée et les cendres qui s’élèvent dans
l’atmosphère réduisent la visibilité et nuisent à la qualité de l’air.
Ci-contre : la fumée s'élève des flammes d'un feu de broussailles en Californie. La plupart des incendies de
ce genre sont la conséquence de la sécheresse et de la foudre, mais ils sont de plus en plus couramment
causés par les actes humains, parfois criminels.
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