Les crues subites
Les crus éclairs sont, de par leur nature, imprévisibles et meurtrières. Une
telle crue subite se produit dans les heures qui suivent des précipitations
aussi fortes que brèves tombant sur une zone réduite, à l’occasion d’un
violent otage d’été notamment. L’air humide s’élève rapidement alors,
et s’il demeure presque stationnaire toute sa pluie s’abat sur une petite
superficie. Si l’air humide s'élève au-dessus de montagnes et qu’il est
retenu dans une aire restreinte par le vent, il se défait également de la
majeure partie de sa pluie sur les versants, de sorte que cet afflux d’eau
s’écoule vers la vallée en contrebas. Lorsque les sols sont durcis par le soleil,
la pluie n’est pas absorlxk* mais tend à s’écouler à la surface du sol, et à
gagner ainsi le lit des cours d’eau. Les crues éclairs se produisent aussi
dans des régions désertiques, dont les sols cuits par le soleil n’absorbent
pas la pluie : un oued desséché s’y mue en quelques minutes en un torrent
déchaîné. Dans les déserts d’Amérique du Nord, on compte plus de morts
par noyade à la suite de crues subites que par épuisement dû à la chaleur.
Lors des crues éclairs, l’eau se déplace à des vitesses phénoménales,
prenant les victimes par surprise et provoquant des coulées de boue.
En juin 1990, à Shadyside, dans l’Ohio (aux États-Unis), après que
100 mm de pluie furent tombés en moins de 2 heures, un mur d’eau
de 9 m de haut traversa la ville, faisant 26 morts et de 6 à 8 millions
de dollars de dégâts.
Ci-dessus : des Mozamtncams sont pris au piège à la suite des pluies torrentielles qui se sont
abattues sur la province de Xai-Xai. en 2000. Les inondations forcèrent quelque
800 000 personnes à trouver un refuge temporaire et firent de nombreux morts à travers
I Afrique australe. Les terres agricoles de la vallée du Limpopo furent menacées par les
crues, tout comme la capitale régionale où bientôt régna le spectre des maladies hydriques.
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