Les crues et inondations sont responsables de
40 % des accidents mortels dus aux catastrophes
naturelles Aux États-Unis, ces phénomènes viennent
au deuxieme rang par leur dangerosité et ont fait en
moyenne 84 morts par an entre 1984 et 2003- Une
personne peut être renversée par l’afflux rapide de
15 cm d’eau seulement, et 60 cm d’eau suffisent pour
emporter des automobiles.
Les crues sont parfois pires dans les zones urbaines
oii les orages sont courants et où le sol est goudronné.
Le revêtement imperméable ne permet pas le drainage
de l'eau ; il n’absorbe donc pas l’apport supplémentaire
d’eau, qui ne peut que s’écouler en surface. Les
villes sont conçues de telle sorte que l’eau s’y jette
rapidement dans les cours d’eau, ce qui accroît les
risques de crues.
Les crues sont des phénomènes naturels dans un
environnement fluvial. La crue annuelle du Nil jouait
un rôle majeur dans l'exploitation des terres par les
Egyptiens car elle fournissait les limons dont dépendait
la fertilité de la région. Le Mississippi, aux États-Unis,
connaissait lui aussi des crues régulières, ce qui ne
posa pas de véritable problème avant que les hommes
ne viennent s'établir dans sa plaine inondable, à partir
de la fin du xix* siècle. Aujourd’hui, d'énormes moyens
financiers sont consacrés à des mesures de protection
contre les inondations - mesures pas toujours efficaces
- des zones habitées qui s'étendent dans le lit majeur
du grand fleuve.
Les crues les plus sévères sont classées en fonction
tic la fréquence à laquelle elles se produisent. Une
crue centennale est de bien plus forte intensité qu'une
crue quinquennale, elle inonde une zone beaucoup
plus vaste et produit des conséquences nettement
plus dommageables. Ceci a une influence sur le type
et la localisation des moyens défensifs mis en place,
qui vont des levées de terre* et des plantations d'arbres
à l'édification de barrages et autres barrières antiinondations. Il peut n'être guère rentable de se
protéger contre une crue centennale, par essence
peu fréquente, étant donné le coût des ouvrages à
réaliser pour cela. Mieux vaut envisager un zonage
de la plaine inondable qui empêche certains modes
d'utilisation des ternes dans les secteurs à risque.
Ci-dessus : la barrière anti-inondations de la Tamise, portes
fermées. On ferme les portes en cas de risque élevé de
crue due à la marée ou pour des opérations d'entretien,
ce qui a pour effet de barrer le fleuve d'un mur d’acier qui
s’étire en continu sur plus de 500 m.
G-contre : en Europe, les inondations sont les plus fréquentes
des catastrophes naturelles. Entre 1975 et 2001.238 crues
majeures y ont été répertonées. Depuis 1990. les inondations
catastrophiques ont fait 2 000 morts et 400 000 sans-abn.
40 % des accidents mortels dus aux catastrophes
naturelles Aux États-Unis, ces phénomènes viennent
au deuxieme rang par leur dangerosité et ont fait en
moyenne 84 morts par an entre 1984 et 2003- Une
personne peut être renversée par l’afflux rapide de
15 cm d’eau seulement, et 60 cm d’eau suffisent pour
emporter des automobiles.
Les crues sont parfois pires dans les zones urbaines
oii les orages sont courants et où le sol est goudronné.
Le revêtement imperméable ne permet pas le drainage
de l'eau ; il n’absorbe donc pas l’apport supplémentaire
d’eau, qui ne peut que s’écouler en surface. Les
villes sont conçues de telle sorte que l’eau s’y jette
rapidement dans les cours d’eau, ce qui accroît les
risques de crues.
Les crues sont des phénomènes naturels dans un
environnement fluvial. La crue annuelle du Nil jouait
un rôle majeur dans l'exploitation des terres par les
Egyptiens car elle fournissait les limons dont dépendait
la fertilité de la région. Le Mississippi, aux États-Unis,
connaissait lui aussi des crues régulières, ce qui ne
posa pas de véritable problème avant que les hommes
ne viennent s'établir dans sa plaine inondable, à partir
de la fin du xix* siècle. Aujourd’hui, d'énormes moyens
financiers sont consacrés à des mesures de protection
contre les inondations - mesures pas toujours efficaces
- des zones habitées qui s'étendent dans le lit majeur
du grand fleuve.
Les crues les plus sévères sont classées en fonction
tic la fréquence à laquelle elles se produisent. Une
crue centennale est de bien plus forte intensité qu'une
crue quinquennale, elle inonde une zone beaucoup
plus vaste et produit des conséquences nettement
plus dommageables. Ceci a une influence sur le type
et la localisation des moyens défensifs mis en place,
qui vont des levées de terre* et des plantations d'arbres
à l'édification de barrages et autres barrières antiinondations. Il peut n'être guère rentable de se
protéger contre une crue centennale, par essence
peu fréquente, étant donné le coût des ouvrages à
réaliser pour cela. Mieux vaut envisager un zonage
de la plaine inondable qui empêche certains modes
d'utilisation des ternes dans les secteurs à risque.
Ci-dessus : la barrière anti-inondations de la Tamise, portes
fermées. On ferme les portes en cas de risque élevé de
crue due à la marée ou pour des opérations d'entretien,
ce qui a pour effet de barrer le fleuve d'un mur d’acier qui
s’étire en continu sur plus de 500 m.
G-contre : en Europe, les inondations sont les plus fréquentes
des catastrophes naturelles. Entre 1975 et 2001.238 crues
majeures y ont été répertonées. Depuis 1990. les inondations
catastrophiques ont fait 2 000 morts et 400 000 sans-abn.
