Campylobacter
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6.3.
Centres nationaux de référence
6.3.1. Historique
L’arrêté du 18 avril 1972 crée des Centres nationaux de référence (CNR) ; ce
sont des laboratoires experts pour la lutte contre les maladies bactériennes et
virales, dont la mission comprend l’identification, la collection de souches, la
préparation d’immunsérums de référence et l’alerte. Avec l’arrêté du 7 octobre
1996, la mission de certains CNR est élargie avec des missions de laboratoire.
Les CNR complètent le dispositif de surveillance de l’InVS, qui a remplacé en
1999 le Réseau national de santé publique (RNSP). Pour un historique complet,
consulter éventuellement le site http://www.cnrch.u-bordeaux2.fr/cnr.php.
6.3.2. CNRCH
Le Centre national de référence des Campylobacter et des Heliobacter
(CNRCH) est installé dans le laboratoire EA 516 « Bactériologie et épidémiologie des infections digestives » de l’Université Victor Segalen de Bordeaux 2.
Un réseau de surveillance nationale des infections humaines à Campylobacter
a été mis en place en France le 1er avril 2002. Il fait intervenir 1389 laboratoires
d’analyses de biologie médicale, le CNRCH et l’InVS (Gallay et al., 2003).
7.
Epidémiologie
Les Campylobacter sont impliqués dans toxi-infections alimentaires collectives (Tiac). « Un foyer de toxi-infection alimentaire collective est défini par la
survenue d’au moins deux cas groupés, d’une symptomatologie similaire, en
général digestive, dont on peut rapporter la cause à une même origine
alimentaire » selon Haeghebaert et al. (23/2002) de l’InVS.
En France, en 1999 et 2000, six foyers (55 cas) de Tiac dus à Campylobacter
ont été déclarés aux Directions départementales des affaires sanitaires et sociales
(Ddass) ou aux Directions départementales des services vétérinaires (DDSV).
Ces Tiac sont toutes survenues en restauration collective et ont été attribuées,
pour trois d’entre elles, à la consommation de poulet, une à la consommation de
। sandwichs grecs contenant de la viande et une à la consommation de filet mignon
S de porc (Haeghebaert et al., 23/2002). Huit foyers (121 cas) ont été déclarés par
s les mêmes organismes en 2001 (Haeghebaert et al., 50/2002).
|
Selon ces auteurs, il conviendrait d’améliorer le diagnostic étiologique des
: Tiac en incluant, dans la prescription des coprocultures, la recherche de germes
; pathogènes comme les Escherichia coli entérohémorragiques (EHEC) ou pro। ducteurs de shigatoxines (STEC), les calicivirus ou les Campylobacter, non
j recherchés en routine, lorsque le diagnostic clinique et la durée d incubation
' orientent vers ce type d’agents.
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Centres nationaux de référence
6.3.1. Historique
L’arrêté du 18 avril 1972 crée des Centres nationaux de référence (CNR) ; ce
sont des laboratoires experts pour la lutte contre les maladies bactériennes et
virales, dont la mission comprend l’identification, la collection de souches, la
préparation d’immunsérums de référence et l’alerte. Avec l’arrêté du 7 octobre
1996, la mission de certains CNR est élargie avec des missions de laboratoire.
Les CNR complètent le dispositif de surveillance de l’InVS, qui a remplacé en
1999 le Réseau national de santé publique (RNSP). Pour un historique complet,
consulter éventuellement le site http://www.cnrch.u-bordeaux2.fr/cnr.php.
6.3.2. CNRCH
Le Centre national de référence des Campylobacter et des Heliobacter
(CNRCH) est installé dans le laboratoire EA 516 « Bactériologie et épidémiologie des infections digestives » de l’Université Victor Segalen de Bordeaux 2.
Un réseau de surveillance nationale des infections humaines à Campylobacter
a été mis en place en France le 1er avril 2002. Il fait intervenir 1389 laboratoires
d’analyses de biologie médicale, le CNRCH et l’InVS (Gallay et al., 2003).
7.
Epidémiologie
Les Campylobacter sont impliqués dans toxi-infections alimentaires collectives (Tiac). « Un foyer de toxi-infection alimentaire collective est défini par la
survenue d’au moins deux cas groupés, d’une symptomatologie similaire, en
général digestive, dont on peut rapporter la cause à une même origine
alimentaire » selon Haeghebaert et al. (23/2002) de l’InVS.
En France, en 1999 et 2000, six foyers (55 cas) de Tiac dus à Campylobacter
ont été déclarés aux Directions départementales des affaires sanitaires et sociales
(Ddass) ou aux Directions départementales des services vétérinaires (DDSV).
Ces Tiac sont toutes survenues en restauration collective et ont été attribuées,
pour trois d’entre elles, à la consommation de poulet, une à la consommation de
। sandwichs grecs contenant de la viande et une à la consommation de filet mignon
S de porc (Haeghebaert et al., 23/2002). Huit foyers (121 cas) ont été déclarés par
s les mêmes organismes en 2001 (Haeghebaert et al., 50/2002).
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Selon ces auteurs, il conviendrait d’améliorer le diagnostic étiologique des
: Tiac en incluant, dans la prescription des coprocultures, la recherche de germes
; pathogènes comme les Escherichia coli entérohémorragiques (EHEC) ou pro। ducteurs de shigatoxines (STEC), les calicivirus ou les Campylobacter, non
j recherchés en routine, lorsque le diagnostic clinique et la durée d incubation
' orientent vers ce type d’agents.
