Les récifs coralliens
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cloisons atteignant le voisinage du niveau de la mer ou le dépassant légèrement.
Une telle disposition en nids d’abeilles géants n’est pas facile à expliquer. Elle
résulte probablement d’une évolution complexe au cours de laquelle des épisodes
de karstification sont sans doute intervenus. Des auteurs interprètent d’ailleurs les
pinacles et les dépressions fermées des lagons comme le résultat d’une dissolution
différentielle, à l’air libre, du calcaire d’édifices coralliens qui ont été nécessairement émergés, au moins partiellement, pendant les baisses glacio-eustatiques du
niveau marin au cours du Plio-Quaternaire. Une autre preuve de cette karstification est trouvée dans la dolomitisation de la partie supérieure de ces édifices.
Certains auteurs vont plus loin et pensent que les lagons eux-mêmes sont dus à la
dissolution d’une plate-forme récifale initialement horizontale. C’est la théorie
dite de la saucière karstique qui, dans l’état actuel des connaissances, ne saurait
être généralisée.
La sédimentation lagonaire est bien évidemment exclusivement carbonatée si
l’on excepte quelques particules siliceuses, dues à des diatomées, auxquelles
peuvent s’ajouter des poussières éoliennes. Elle est faite de sables et de graviers
coralliens apportés par l’eau océanique qui balaye la couronne récifale par pleine
mer, mais aussi de bioclastes dus à des organismes qui vivent dans le lagon :
mollusques, échinodermes, algues calcaires comme Halimeda.
On parle de presqu atoll lorsqu’il existe dans un lagon étendu, délimité par un
récif de forme annulaire, une ou plusieurs petites îles non coralliennes. Truk, dans
les îles Carolines, est souvent donné comme l’exemple type du presqu’atoll : il est
constitué par une couronne récifale, plus ou moins circulaire, d environ 50 km de
diamètre, à l’intérieur de laquelle on trouve une vingtaine d’îles de petite taille et
d’îlots, parfois escarpés, de nature volcanique. Les îles Gambier, dans 1 est de la
Polynésie française, peuvent être considérées comme appartenant à un piesqu atoll
dont la couronne récifale enveloppante est submergée sur environ la moitié de sa
circonférence.
Il existe des atolls qui ont été soulevés pour des raisons tectoniques. C est le cas
de Makatea, île située sur la bordure nord-ouest de l’archipel des Tuamotu, qui
semble être émergée depuis 2 millions d’années. Elle culmine à 113 m. Sa morp o
logie est caractérisée par une couronne périphérique qui domine une dépréssion
centrale (fig. 117). Le bâti récifal dolomitisé est d’âge mio-pliocène. Sur ses parois
subverticales, où existent des placages coralliens datés du Pléistocène et e
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cène, se remarquent plusieurs encoches marines étagées qui temoignen e
positions successives du niveau de la mer. Dans la partie centra e epnmee
1 ancien atoll, on note une karstification très avancée qui s exprime pai une SL”
accidentée de pinacles et de cavités mise au jour par l’exploitation, aujour•
arrêtée, d’une couverture phosphatée. Les îles japonaises de aito i a,
°ki), à l’est de l’archipel des Ryukyu, constituent également e on
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d atolls soulevés. Elles aussi ont une topographie caractéristique . 111
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centrale, correspondant à l’ancien lagon, est dominée pai une oi uie <.
culmine à environ 50 m au-dessus du niveau actuel de la mei.
Ouvéa, dans les îles Loyauté, en Nouvelle-Calédonie, offre e cas
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basculé (fig. 118). Si sa partie orientale a été soulevée jusqu 5
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dentale reste une couronne récifale à fleur d’eau, mais, tou a
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coraq
la passe d’Anemata traduit un affaissement tectonique que a c
ne peut compenser. Ici le récif est submergé.
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