Les falaises
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(Cambers, 1975). Les tempêtes agressives relèvent de la conjonction aléatoire de vents
violents, de pressions basses, de grandes marées. Si elles sont accompagnées de pluies
intenses et précédées de fortes poussées de gel, les effets des éléments déchaînés seront
encore plus spectaculaires. Aussi les évaluations sur le recul des falaises n’ont-elles de
signification que si elles résultent d observations portant sur des laps de temps assez
longs.
Lorsque les falaises sont taillées dans des roches particulièrement résistantes,
comme les quartzites, les gneiss ou les granités non altérés, leur recul est lent,
imperceptible dans le cours d’une vie humaine. C’est souvent le cas des falaises de
Bretagne.
En revanche, le retrait des escarpements de craie est appréciable (Prêcheur,
1960). Il est d’environ 30 m par siècle pour ceux du pays de Caux, mais il varie
suivant les endroits : le site d’Etretat ne paraît pas se modifier (Nestéroff et
Mélières, 1967) tandis que celui de Saint-Valéry évolue plus rapidement (60 m de
recul par siècle).
Les reculs les plus rapides sont enregistrés pour les falaises qui tranchent des
roches peu ou pas consolidées : sables, argiles, marnes, loess, moraines, cendres
volcaniques.
En Angleterre, dans le Yorkshire, les escarpements côtiers d’Holdemess, au sud
de Bridlington, dont la hauteur ne dépasse pas une trentaine de mètres, ont reculé
en moyenne de 120 m entre 1852 et 1952 sur une longueur d’environ 60 km:
720 ha de terrain ont été perdus et 108 m3 d’argiles à blocaux livrés à la mer. La
vitesse maximale a été relevée à Easington : 2,75 m/an. En deux jours seulement,
lors de l’onde de tempête des 31 janvier et 1er février 1953, le rivage s’est replié de
10 m (Valentin, 1971).
4. Les falaises à recul rapide : étude d'un cas
Les escarpements côtiers de Kilkeel, dans la Presqu
fosses à recul
(sud-est de l’Irlande du Nord), constituent un on e*
ce recuj est
rapide (fig. 104) puisque, pour la période a an e
3 km (McGreal,
estimé en moyenne à 0,40 m/an sur un nyag
t.
leur inclinaison
1979). Hauts en général d’une dizaine de mètres, abrupts pmsque leur^
va de 60° à 90°, ce qui rend difficile le développe
cohérents recouverts par
pements sont taillés dans des dépôts moiaimqu . p
intertidal, s’étend
des épandages proglaciaires de galets. En avan ,
de mètres de iarge,
une plate-forme, ample puisqu’elle peut depa■ •
Ce sont les falaises à recul rapide qui représentent une menace pour les aménagements imprudemment implantés trop près de leur bord. Le grand glissement
survenu en août 1981 à proximité de Longues, sur la côte du Bessin, qui a mis en
jeu un volume de 1,5.104 * 6 m3 de matériel rocheux et a entraîné avec lui un tronçon
de route (fig. 103; photo 37), les mouvements de terrain de Villerville qui ont
provoqué en janvier 1982 l’écroulement de plusieurs villas et ceux de Cricquebœuf
en février 1988 sur le littoral du pays d'Auge (Maquaire, 1990) ont attiié 1 attention du public sur la réalité du danger. La loi prévoit aujourd hui, en Fiance,
1 élaboration de plans de prévention pour mettre à l’abri de tels risques les établissements humains.
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(Cambers, 1975). Les tempêtes agressives relèvent de la conjonction aléatoire de vents
violents, de pressions basses, de grandes marées. Si elles sont accompagnées de pluies
intenses et précédées de fortes poussées de gel, les effets des éléments déchaînés seront
encore plus spectaculaires. Aussi les évaluations sur le recul des falaises n’ont-elles de
signification que si elles résultent d observations portant sur des laps de temps assez
longs.
Lorsque les falaises sont taillées dans des roches particulièrement résistantes,
comme les quartzites, les gneiss ou les granités non altérés, leur recul est lent,
imperceptible dans le cours d’une vie humaine. C’est souvent le cas des falaises de
Bretagne.
En revanche, le retrait des escarpements de craie est appréciable (Prêcheur,
1960). Il est d’environ 30 m par siècle pour ceux du pays de Caux, mais il varie
suivant les endroits : le site d’Etretat ne paraît pas se modifier (Nestéroff et
Mélières, 1967) tandis que celui de Saint-Valéry évolue plus rapidement (60 m de
recul par siècle).
Les reculs les plus rapides sont enregistrés pour les falaises qui tranchent des
roches peu ou pas consolidées : sables, argiles, marnes, loess, moraines, cendres
volcaniques.
En Angleterre, dans le Yorkshire, les escarpements côtiers d’Holdemess, au sud
de Bridlington, dont la hauteur ne dépasse pas une trentaine de mètres, ont reculé
en moyenne de 120 m entre 1852 et 1952 sur une longueur d’environ 60 km:
720 ha de terrain ont été perdus et 108 m3 d’argiles à blocaux livrés à la mer. La
vitesse maximale a été relevée à Easington : 2,75 m/an. En deux jours seulement,
lors de l’onde de tempête des 31 janvier et 1er février 1953, le rivage s’est replié de
10 m (Valentin, 1971).
4. Les falaises à recul rapide : étude d'un cas
Les escarpements côtiers de Kilkeel, dans la Presqu
fosses à recul
(sud-est de l’Irlande du Nord), constituent un on e*
ce recuj est
rapide (fig. 104) puisque, pour la période a an e
3 km (McGreal,
estimé en moyenne à 0,40 m/an sur un nyag
t.
leur inclinaison
1979). Hauts en général d’une dizaine de mètres, abrupts pmsque leur^
va de 60° à 90°, ce qui rend difficile le développe
cohérents recouverts par
pements sont taillés dans des dépôts moiaimqu . p
intertidal, s’étend
des épandages proglaciaires de galets. En avan ,
de mètres de iarge,
une plate-forme, ample puisqu’elle peut depa■ •
Ce sont les falaises à recul rapide qui représentent une menace pour les aménagements imprudemment implantés trop près de leur bord. Le grand glissement
survenu en août 1981 à proximité de Longues, sur la côte du Bessin, qui a mis en
jeu un volume de 1,5.104 * 6 m3 de matériel rocheux et a entraîné avec lui un tronçon
de route (fig. 103; photo 37), les mouvements de terrain de Villerville qui ont
provoqué en janvier 1982 l’écroulement de plusieurs villas et ceux de Cricquebœuf
en février 1988 sur le littoral du pays d'Auge (Maquaire, 1990) ont attiié 1 attention du public sur la réalité du danger. La loi prévoit aujourd hui, en Fiance,
1 élaboration de plans de prévention pour mettre à l’abri de tels risques les établissements humains.
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