2. Agents et processus
de l’évolution des littoraux
Les côtes évoluent par érosion et sédimentation. Ces phénomènes s’expliquent
d’abord par le jeu des vagues et des marées ainsi que par celui des courants qu’elles
engendrent. Les espaces littoraux subissent aussi des transformations en raison de
l’intervention d’agents morphogéniques qui ne leur sont pas propres, comme le vent,
les eaux de ruissellement et d’infiltration, le gel, mais dont l’efficacité peut se manifester, voire être accrue, au contact de la terre et de la mer. A cette interface se
manifestent également des processus physiques et physico-chimiques dont la portée
ne doit pas être négligée, tout comme celle des actions biologiques de destruction et de
construction. Finalement, il ne faut pas oublier que l’Homme, en s’appuyant sur des
moyens techniques de plus en plus performants, est devenu, volontairement mais aussi
involontairement, un agent essentiel de l’évolution de beaucoup de rivages marins.
A. Les vagues
Les vagues constituent un agent primordial de la dynamique littorale.
© armand
colin.
La
photocopie non
autorisée est un
délit.
1. Les vagues au large
Les vagues sont dues au vent. Elles apparaissent quand sa vitesse excède 3 à
4 m.s-1. Leurs caractéristiques — longueur d’onde (À,), hauteur (H), période (T),
célérité (c) — dépendent de la vitesse du vent, de la durée pendant laquelle il
souffle, de l’étendue d’eau (fetch ou course) qu’il affecte. Au large, les relations
suivantes permettent de caractériser les vagues :
c
gj
2jc
, _ gT21
K — —
2n _
et
À, étant la longueur d’onde exprimée en mètres, T la période exprimée en secondes,
c la célérité exprimée en m.s-1 et g l’accélération de la pesanteur (9,81 m.s-2). La
hauteur, définie comme la dénivellation entre le creux et la crête, est la seule caractéristique qui n’est pas reliée aux autres et elle doit donc faire l’objet de mesures
directes. En principe, la hauteur d’une vague, exprimée en mètres, est égale à la
vitesse en m.s-1 du vent qui engendre cette vague après division par 2,5. La hauteur
significative (Hs) d’une houle correspond à la hauteur moyenne du tiers des vagues
les plus hautes d’un enregistrement d’une durée de 20 minutes. Dans l’océan
Atlantique la hauteur significative est de l’ordre de 2 m. En mer du Nord, lors des
de l’évolution des littoraux
Les côtes évoluent par érosion et sédimentation. Ces phénomènes s’expliquent
d’abord par le jeu des vagues et des marées ainsi que par celui des courants qu’elles
engendrent. Les espaces littoraux subissent aussi des transformations en raison de
l’intervention d’agents morphogéniques qui ne leur sont pas propres, comme le vent,
les eaux de ruissellement et d’infiltration, le gel, mais dont l’efficacité peut se manifester, voire être accrue, au contact de la terre et de la mer. A cette interface se
manifestent également des processus physiques et physico-chimiques dont la portée
ne doit pas être négligée, tout comme celle des actions biologiques de destruction et de
construction. Finalement, il ne faut pas oublier que l’Homme, en s’appuyant sur des
moyens techniques de plus en plus performants, est devenu, volontairement mais aussi
involontairement, un agent essentiel de l’évolution de beaucoup de rivages marins.
A. Les vagues
Les vagues constituent un agent primordial de la dynamique littorale.
© armand
colin.
La
photocopie non
autorisée est un
délit.
1. Les vagues au large
Les vagues sont dues au vent. Elles apparaissent quand sa vitesse excède 3 à
4 m.s-1. Leurs caractéristiques — longueur d’onde (À,), hauteur (H), période (T),
célérité (c) — dépendent de la vitesse du vent, de la durée pendant laquelle il
souffle, de l’étendue d’eau (fetch ou course) qu’il affecte. Au large, les relations
suivantes permettent de caractériser les vagues :
c
gj
2jc
, _ gT21
K — —
2n _
et
À, étant la longueur d’onde exprimée en mètres, T la période exprimée en secondes,
c la célérité exprimée en m.s-1 et g l’accélération de la pesanteur (9,81 m.s-2). La
hauteur, définie comme la dénivellation entre le creux et la crête, est la seule caractéristique qui n’est pas reliée aux autres et elle doit donc faire l’objet de mesures
directes. En principe, la hauteur d’une vague, exprimée en mètres, est égale à la
vitesse en m.s-1 du vent qui engendre cette vague après division par 2,5. La hauteur
significative (Hs) d’une houle correspond à la hauteur moyenne du tiers des vagues
les plus hautes d’un enregistrement d’une durée de 20 minutes. Dans l’océan
Atlantique la hauteur significative est de l’ordre de 2 m. En mer du Nord, lors des
