Les variations du niveau de la mer et les déplacements des lignes de rivage
7
© armand
colin.
La
photocopie non
autorisée est un
délit.
Fig. 2. — Transgression ou régression en relation, d’une part avec le comportement du niveau
de la mer (élévation ou baisse), d’autre part avec la résultante de l’action morphogénique
des processus littoraux (accumulation ou érosion) (d’après J.R. Curray, 1964).
s’avance au-delà de sa position antérieure en direction de la terre et régression quand
une ligne de rivage se retire en-deçà de sa position antérieure en direction de la mer.
La première est favorisée par une élévation du niveau marin, la seconde par une
baisse. Mais il faut aussi tenir compte d’autres caractéristiques du milieu littoral :
forces en action, fourniture en sédiments, pente de l’avant-côte, autant de facteurs
dont l’action conjuguée s’exprime par une résultante, soit en faveur de l’érosion, soit
en faveur de l’accumulation. Dans le cas où cette dernière est active, elle peut
contrecarrer l’effet attendu — une transgression — d’une élévation du niveau de la
mer au point d’être responsable d’une régression par progradation du rivage. Inversement, une forte érosion peut compenser une baisse du niveau de la mer et même
permettre une transgression si l’enlèvement de matériaux rocheux est actif (fig. 2).
Divers cas sont possibles : certains d’entre eux sont illustrés par la figure 3.
C. La remontée postglaciaire du niveau de la mer
Il y a 18 000 ans, quand les glaciers régionaux et locaux qui s’étaient formés et
développés pendant la dernière période froide du globe atteignirent leur extension
maximale, le niveau de la mer était déprimé d’environ une centaine de mètres,
peut-être 120-130 m, par rapport à sa position actuelle. Le réchauffement climatique qui suivit provoqua la fusion de ces glaciers et la conséquence fut une
remontée planétaire du niveau de la mer, connue sous le nom de transgression
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© armand
colin.
La
photocopie non
autorisée est un
délit.
Fig. 2. — Transgression ou régression en relation, d’une part avec le comportement du niveau
de la mer (élévation ou baisse), d’autre part avec la résultante de l’action morphogénique
des processus littoraux (accumulation ou érosion) (d’après J.R. Curray, 1964).
s’avance au-delà de sa position antérieure en direction de la terre et régression quand
une ligne de rivage se retire en-deçà de sa position antérieure en direction de la mer.
La première est favorisée par une élévation du niveau marin, la seconde par une
baisse. Mais il faut aussi tenir compte d’autres caractéristiques du milieu littoral :
forces en action, fourniture en sédiments, pente de l’avant-côte, autant de facteurs
dont l’action conjuguée s’exprime par une résultante, soit en faveur de l’érosion, soit
en faveur de l’accumulation. Dans le cas où cette dernière est active, elle peut
contrecarrer l’effet attendu — une transgression — d’une élévation du niveau de la
mer au point d’être responsable d’une régression par progradation du rivage. Inversement, une forte érosion peut compenser une baisse du niveau de la mer et même
permettre une transgression si l’enlèvement de matériaux rocheux est actif (fig. 2).
Divers cas sont possibles : certains d’entre eux sont illustrés par la figure 3.
C. La remontée postglaciaire du niveau de la mer
Il y a 18 000 ans, quand les glaciers régionaux et locaux qui s’étaient formés et
développés pendant la dernière période froide du globe atteignirent leur extension
maximale, le niveau de la mer était déprimé d’environ une centaine de mètres,
peut-être 120-130 m, par rapport à sa position actuelle. Le réchauffement climatique qui suivit provoqua la fusion de ces glaciers et la conséquence fut une
remontée planétaire du niveau de la mer, connue sous le nom de transgression
