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Les littoraux
La slikke (ridai fiat en anglais) se situe dans l’étage intertidal, mais elle n’en
atteint pas la limite supérieure (photo 24). Elle est inondée à chaque marée haute,
même de mortes-eaux. Elle est dépourvue de végétation, encore que à marée très
basse, on puisse y voir des zostères et des algues vertes (Enteromorpha, Ulva). Sur
toute la slikke les diatomées sont abondantes. On y remarque aussi des
bioconstructions : bancs d’huîtres et de moules, massifs d’hermelles (annélides).
La pente est faible, de l’ordre de 1 à 3 %o. Le matériel meuble, vaseux ou finement sablonneux, fortement imprégné d’eau, est sans cesse remanié en surface par
le va-et-vient de la marée. Une slikke de sablons montre de petites rides transversales, dues au transport des grains par roulement et saltation, et, parfois, de larges
bancs mobiles de matériel coquillier. Une vasière est plus uniforme, mais, dans
certains cas, des rides longitudinales de grande amplitude apparaissent. A marée
basse, la faune abondante se manifeste dans le modelé de détail de la slikke : on y
voit des milliers de tortillons de déjections dus à Arenicola marina ou des
myriades d’entonnoirs de Scrobicularia plana.
La slikke est sillonnée par des chenaux de toutes tailles (fig. 41). Sur les vasières,
comme celle de l’anse de l’Aiguillon (fig. 42), ces chenaux sont mouvants et peu
encaissés (fig. 43). Ils dessinent des réseaux dendritiques, parfois denses, à dessin
fasciculé ou penné. Il arrive qu’ils soient accompagnés de petites levées. Là où les
dépôts sont plutôt sablonneux, comme dans la baie du Mont-Saint-Michel, parce
qu’ils sont plus perméables et moins cohérents que la vase, les chenaux ne sont pas
aussi nombreux et aussi bien hiérarchisés. Certains sont empruntés de préférence
par le flot, tandis que d’autres concentrent, au moment du retrait, les eaux du jusant.
Les anastomoses ne sont pas rares. Les chenaux principaux connaissent parfois de
Photo 24. — Vasière nue près de Chang Hai, Chine.
La slikke découvre largement à marée basse.
Les littoraux
La slikke (ridai fiat en anglais) se situe dans l’étage intertidal, mais elle n’en
atteint pas la limite supérieure (photo 24). Elle est inondée à chaque marée haute,
même de mortes-eaux. Elle est dépourvue de végétation, encore que à marée très
basse, on puisse y voir des zostères et des algues vertes (Enteromorpha, Ulva). Sur
toute la slikke les diatomées sont abondantes. On y remarque aussi des
bioconstructions : bancs d’huîtres et de moules, massifs d’hermelles (annélides).
La pente est faible, de l’ordre de 1 à 3 %o. Le matériel meuble, vaseux ou finement sablonneux, fortement imprégné d’eau, est sans cesse remanié en surface par
le va-et-vient de la marée. Une slikke de sablons montre de petites rides transversales, dues au transport des grains par roulement et saltation, et, parfois, de larges
bancs mobiles de matériel coquillier. Une vasière est plus uniforme, mais, dans
certains cas, des rides longitudinales de grande amplitude apparaissent. A marée
basse, la faune abondante se manifeste dans le modelé de détail de la slikke : on y
voit des milliers de tortillons de déjections dus à Arenicola marina ou des
myriades d’entonnoirs de Scrobicularia plana.
La slikke est sillonnée par des chenaux de toutes tailles (fig. 41). Sur les vasières,
comme celle de l’anse de l’Aiguillon (fig. 42), ces chenaux sont mouvants et peu
encaissés (fig. 43). Ils dessinent des réseaux dendritiques, parfois denses, à dessin
fasciculé ou penné. Il arrive qu’ils soient accompagnés de petites levées. Là où les
dépôts sont plutôt sablonneux, comme dans la baie du Mont-Saint-Michel, parce
qu’ils sont plus perméables et moins cohérents que la vase, les chenaux ne sont pas
aussi nombreux et aussi bien hiérarchisés. Certains sont empruntés de préférence
par le flot, tandis que d’autres concentrent, au moment du retrait, les eaux du jusant.
Les anastomoses ne sont pas rares. Les chenaux principaux connaissent parfois de
Photo 24. — Vasière nue près de Chang Hai, Chine.
La slikke découvre largement à marée basse.
