5. Les marais maritimes
Les marais maritimes constituent des étendues littorales basses, très faiblement
inclinées, périodiquement submergées, dues à des accumulations récentes de vase
dans les secteurs abrités des côtes. Ils sont partiellement couverts par une végétation, herbacée dans les régions tempérées et froides, forestière — la mangrove —
dans les régions chaudes.
Si l’existence des plages est liée aux vagues et à la dérive littorale qu’elles
induisent, les marais sont sous la dépendance des courants qu’engendre la marée.
Là où l’amplitude de celle-ci est faible, ils sont peu développés, comme, par
exemple, sur les rivages de la mer Méditerranée. Ils se forment sur des côtes protégées de l’énergie de la houle, quand les profondeurs sont peu importantes et quand
la charge fine en suspension dans les eaux littorales est abondante.
De telles conditions d’existence expliquent la localisation des marais maritimes.
Les marais se rencontrent sur les bords des estuaires (Gironde, Loire, Saint-Laurent
au Canada, baie de Chesapeake aux U.S.A.), des rias (rias de la côte occidentale et
méridionale de Corée) et des fjords (fjords de la Terre de Baffin, au Canada); en
arrière de flèches de sable ou de galets (pointe de la Coubre à l’embouchure de la
Gironde, pointe du Hourdel en baie de Somme); sur les rives des lagunes (bassin
d’Arcachon). De vastes espaces intertidaux, constitués d’alluvions fines, se sont
édifiés à l’abri de chaînes d’îles-barrières sur la côte atlantique des U.S.A.
(Nouvelle-Angleterre, Caroline du Sud, Géorgie), sur celle de la Frise en Hollande
(mer des Wadden; le terme de wadden a d’ailleurs été proposé par F. Verger (1968)
pour désigner en morphologie littorale d’amples estrans vaseux). Des échancrures
du rivage en cul-de-sac, des anses à contour plus ou moins arrondi sont propices à
des atterrissements argilo-limoneux (bassin de Minas, dans le fond de la baie de
Fundy, au Canada; anse de l’Aiguillon, dans le marais Poitevin; baies de Dollart et
de Jade, en mer du Nord). Enfin, des baies ouvertes, mais dans lesquelles les vagues
s’amortissent par suite d’un relèvement progressif des fonds, abritent aussi des
marais (baie du Mont-Saint-Michel; golfe du Wash, en Angleterre; baie d’Helgoland, à l’embouchure de l’Elbe; golfe de Gabès, en Tunisie, où, exceptionnellement
en mer Méditerranée, l’amplitude de la marée atteint presque 2 m en vives-eaux).
Les marais maritimes doivent leur existence à la transgression flandrienne et les
phénomènes de sédimentation qui s’y produisent sont sensibles aux variations,
même légères, du niveau de la mer. Leur évolution est rapide à l’échelle historique
du temps. Depuis longtemps, les Hommes ont utilisé ces espaces amphibies pour
la pêche et la production du sel. En Europe, de vastes étendues de terres humides
ont été transformées en polders dès le Moyen Age. Au XXe siècle, dans les pays
industrialisés d Europe, d’Amérique de Nord et d’Asie, les marais ont reculé
devant 1 expansion des espaces urbains et industriels. Là où ils subsistent, la
conchyliculture est souvent active.
Les marais maritimes constituent des étendues littorales basses, très faiblement
inclinées, périodiquement submergées, dues à des accumulations récentes de vase
dans les secteurs abrités des côtes. Ils sont partiellement couverts par une végétation, herbacée dans les régions tempérées et froides, forestière — la mangrove —
dans les régions chaudes.
Si l’existence des plages est liée aux vagues et à la dérive littorale qu’elles
induisent, les marais sont sous la dépendance des courants qu’engendre la marée.
Là où l’amplitude de celle-ci est faible, ils sont peu développés, comme, par
exemple, sur les rivages de la mer Méditerranée. Ils se forment sur des côtes protégées de l’énergie de la houle, quand les profondeurs sont peu importantes et quand
la charge fine en suspension dans les eaux littorales est abondante.
De telles conditions d’existence expliquent la localisation des marais maritimes.
Les marais se rencontrent sur les bords des estuaires (Gironde, Loire, Saint-Laurent
au Canada, baie de Chesapeake aux U.S.A.), des rias (rias de la côte occidentale et
méridionale de Corée) et des fjords (fjords de la Terre de Baffin, au Canada); en
arrière de flèches de sable ou de galets (pointe de la Coubre à l’embouchure de la
Gironde, pointe du Hourdel en baie de Somme); sur les rives des lagunes (bassin
d’Arcachon). De vastes espaces intertidaux, constitués d’alluvions fines, se sont
édifiés à l’abri de chaînes d’îles-barrières sur la côte atlantique des U.S.A.
(Nouvelle-Angleterre, Caroline du Sud, Géorgie), sur celle de la Frise en Hollande
(mer des Wadden; le terme de wadden a d’ailleurs été proposé par F. Verger (1968)
pour désigner en morphologie littorale d’amples estrans vaseux). Des échancrures
du rivage en cul-de-sac, des anses à contour plus ou moins arrondi sont propices à
des atterrissements argilo-limoneux (bassin de Minas, dans le fond de la baie de
Fundy, au Canada; anse de l’Aiguillon, dans le marais Poitevin; baies de Dollart et
de Jade, en mer du Nord). Enfin, des baies ouvertes, mais dans lesquelles les vagues
s’amortissent par suite d’un relèvement progressif des fonds, abritent aussi des
marais (baie du Mont-Saint-Michel; golfe du Wash, en Angleterre; baie d’Helgoland, à l’embouchure de l’Elbe; golfe de Gabès, en Tunisie, où, exceptionnellement
en mer Méditerranée, l’amplitude de la marée atteint presque 2 m en vives-eaux).
Les marais maritimes doivent leur existence à la transgression flandrienne et les
phénomènes de sédimentation qui s’y produisent sont sensibles aux variations,
même légères, du niveau de la mer. Leur évolution est rapide à l’échelle historique
du temps. Depuis longtemps, les Hommes ont utilisé ces espaces amphibies pour
la pêche et la production du sel. En Europe, de vastes étendues de terres humides
ont été transformées en polders dès le Moyen Age. Au XXe siècle, dans les pays
industrialisés d Europe, d’Amérique de Nord et d’Asie, les marais ont reculé
devant 1 expansion des espaces urbains et industriels. Là où ils subsistent, la
conchyliculture est souvent active.
