L’adénylate cyclase activée catalyse la synthèse d’AMPc, messager second
qui stimule à son tour une glycogène phosphorylase. Du glucose 1 phosphate
est alors libéré par dépolymérisations successives du glycogène.
Dans le muscle, il sert directement à la formation d’ATP pour les contractions
musculaires. Dans le foie, il est accumulé puis libéré dans la circulation sanguine
selon les besoins, sous forme de glucose. La glycémie est régulée, et les organes
nécessitant le substrat énergétique pour répondre à la situation de stress puisent
le glucose dans le milieu sanguin (muscles et cerveau). Enfin, l’accélération des
contractions cardiaques augmente la vitesse de distribution du sang, donc du
glucose, aux tissus.
• Réactions d’alarme et de résistance
Réaction d’alarme. À court terme, nerveuse. Il y a stimulation du système
nerveux autonome et de la médullosurrénale et sécrétion d’adrénaline et de
noradrénaline.
Il y a augmentation du débit cardiaque, ce qui permet de fournir plus de substrats
énergétiques à l’organisme. Le sang est distribué préférentiellement à l’encéphale
et aux muscles, au détriment des autres organes.
L’apport en dioxygène et l’élimination de gaz carbonique sont augmentés par
accélération du rythme respiratoire.
La rate, en se contractant, fournit une quantité supplémentaire d’hématies.
La glycogénolyse et la lipolyse sont stimulées.
Sous l’action de l’adrénaline, l’attention est augmentée (par une sensation
d’anxiété).
Phase de résistance : à plus long terme et hormonale.
Elle correspond à une libération de neurohormones hypothalamiques : CRH,
GRH, TRH, ADH *
ce qui provoque la libération accrue des stimulines : ACTH,
GH et TSH * .
Il y a également sécrétion d’endorphines.
L’ACTH stimule la libération de glucocorticoïdes par les corticosurrénales. Le
cortisol et la GH activent la protéolyse et la néoglucogenèse. L’élévation du taux
de cortisol est proportionnelle à l’intensité du stress.
Sous l’action de la TSH, les hormones thyroïdiennes T3 et T4 voient leur sécrétion augmenter. Elles stimulent alors l’absorption intestinale de glucose, son
utilisation cellulaire et le métabolisme basal.
Les endorphines permettent l’atténuation de la douleur qui peut survenir à la
suite de certains traumatismes (accidents, brûlures...).
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