Chap.ll. La communication intercellulaire
Quel que soit le type de communication, il met en jeu des étapes communes :
• synthèse et libération du messager ;
• transport ;
• formation d’un ligand avec un récepteur membranaire, cytoplasmique ou nucléaire ;
• détection du signal par la cellule cible ;
• action sur le génome ;
• modification du métabolisme cellulaire ;
• dégradation du messager et retour à l’activité cellulaire initiale.
Les distances parcourues par les messagers sont variables, et l’on définit trois
catégories de signaux intercellulaires.
• Des signaux endocrines. Les cellules émettrices libèrent des hormones véhiculées
par le milieu sanguin et agissant sur des cellules cibles plus ou moins variées.
• Des signaux paracrines. Les cellules émettrices sécrètent des médiateurs qui
agissent sur des cellules proches.
• Des signaux autocrines. Les cellules cibles sont les cellules émettrices. (Les
lymphocytes T4 sécrètent une interleukine intervenant dans leur expansion clonale,
et des facteurs de croissance cellulaire sont sécrétés par les cellules qui vont subir
leurs effets.)
Remarque
Une même molécule peut appartenir à plusieurs catégories, telle l’adrénaline
qui est à la fois hormone et neuromédiateur.
11.1 LES MESSAGERS CHIMIQUES
Les molécules lipophiles à récepteurs intracellulaires
Les molécules traversent la membrane plasmique et se fixent sur un récepteur cytoplasmique ou nucléaire. Ces récepteurs sont en fait des facteurs de transcription qui
sont activés ou inhibés lors de la fixation de l’hormone. Les complexes interagissent
au niveau des séquences de régulation et des promoteurs de gènes, ce qui a pour
conséquence de moduler leur expression.
Le récepteur à l’œstradiol est cytoplasmique et lié à une molécule qui inhibe sa fixation
sur 1 ADN. L’œstradiol forme un complexe avec son récepteur, ce qui provoque son
changement de configuration tridimensionnelle et la molécule inhibitrice est expulsée
(Fig. H.l).
Remarque
Dans d’autres cas, les récepteurs sont nucléaires et liés à l’ADN, bloquant la transcription de certaines séquences. La fixation du ligand libère alors le site génomique
précédemment inactivé.
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