3,2 Fonctions
• Division réductionnelle
Elle est caractérisée par la séparation aléatoire des chromosomes doubles de chaque
paire d homologues et la séparation des chromosomes sexuels. Elle donne naissance
à deux cellules haploïdes possédant chacune n chromosomes à deux molécules
d’ADN (Fig. 3.9).
La prophase est très longue et se subdivise en cinq stades :
• stade leptotène : individualisation des chromosomes ;
• stade zygotène : appariement des chromosomes homologues et des chromosomes
sexuels X chez la femme ;
• stade pachytène : individualisation et condensation des chromosomes appariés ou
bivalents ;
• stade diplotène : les bivalents tendent à se repousser mais restent attachés par des
chiasmas (points d’attache entre deux chromatides des chromosomes appariés) ;
• stade diacinèse : les chiasmas se déplacent vers l’extrémité des chromosomes.
En métaphase, les bivalents se disposent en plan équatorial, chaque centromère étant
disposé de part et d’autre du plan. Ces bivalents se séparent en anaphase et chaque
chromosome double migre vers un pôle de la cellule. Les chromosomes restent
condensés en télophase, l’enveloppe nucléaire ne se reforme pas et la seconde division
méiotique débute immédiatement.
• Division équationnelle
Elle correspond à la scission des centromères de chaque chromosome et à la séparation
des chromatides. Les cellules obtenues sont à n chromosomes simples. Elle est très
comparable à une division de mitose.
La méiose est source de diversité génétique. Le positionnement aléatoire des chromosomes de chaque paire d’homologues et des chromosomes sexuels en métaphase de
division réductionnelle donne un grand nombre possibilités de répartitions possibles
s’élevant à 2n, soit 223 dans l’espèce humaine. Cette répartition est appelée brassage
interchromosomique.
D’autre part, en prophase de première division, les chromosomes homologues et les
chromosomes X s’apparient en des points appelés chiasmas et forment alors des
bivalents ou tétrades. Ces appariements peuvent être suivis d’échanges de portions
de chromatides conduisant à des chromosomes présentant de nouvelles combinaisons
alléliques, appelés chromosomes recombinés. Ce brassage intrachromosomique
amplifie les possibilités de diversité génétique, d’autant qu’il donne lieu à un nouveau
brassage interchromosomique lors de la séparation des chromatides en anaphase
de division équationnelle.
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