Chap. 2. L'atome
Quand on se déplace le long d’une même période, de gauche à droite, Et augmente, ce qui
correspond bien à la facilité qu’ont les métaux de donner des cations. Par contre, le
long d'une même colonne, du haut vers le bas, Et diminue, ce qui signifie qu'il devient
plus facile de perdre l'électron.
On définit l'affinité électronique Ae de l’atome, comme étant son aptitude à capter
des électrons, c’est-à-dire sa capacité à devenir un anion. On voit qu’il s’agit de la
propriété inverse de la précédente, mais que les deux comportements sont liés : plus E,
est grande, plus il est difficile d’arracher un électron, donc plus il est facile pour
l’atome d’en capter un. donc plus Ae est grande. On comprend que l’affinité électronique varie à peu près de la même façon que l’énergie de première ionisation, dans
le tableau périodique des éléments.
On peut en quelque sorte résumer les deux propriétés précédentes à l’aide d’un seul
concept : l'électronégativité En. Il s’agit de traduire l’aptitude que possède un atome,
engagé dans une liaison, d’attirer ou non vers lui les électrons de liaison. Il existe
plusieurs échelles d'électronégativité, dont celle de Mulliken, qui en donne la définition suivante :
F _£i+Ae
£n—
On voit qu'il s’agit de la moyenne arithmétique de l’affinité électronique et de
l’énergie de première ionisation. L'échelle de Pauling est aussi très utilisée; elle est de
nature expérimentale et elle attribue la valeur 4,0 (sans dimension) à l’élément le plus
électronégatif de la classification périodique, le fluor F. Les autres valeurs sont déterminées relativement à celle de F. L’électronégativité augmente le long d’une même
ligne, de gauche à droite, et le long d une même colonne, du bas vers le haut.
La figure 2.6 résume cette tendance.
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