PRORMEX
Prorocentrum mexicanum Tafall
Syn. : Prorocentrum rhathymum Loeblich.
Description
-Cellule de taille moyenne, allongée, ovoïde en vue
valvaire, aplatie latéralement.
- Au pôle antérieur, dans une dépression en "V" de la valve droite, se situe l'aire périflagellaire constituée de
2 pores et de 8 microplaques ; la plus grande apparaissant en microscopie optique comme une spinule (flèche).
- Thèque robuste, caractérisée par 2 grandes plaques (les
valves) présentant d'une part, une surface lisse à
rugueuse selon l'âge de la cellule d'autre part, des pores
marginaux et des pores à trichocystes radialement
arrangés.
- Présence d'une bande intercalaire striée transversalement.
- Chloroplastes présents.
Taille
L = 30-38 pm
I = 20-25 pm.
Photographies originales
- Fig. A-D : Lab. IFREMER DEL Toulon
A-B : cellules lugolées
C
: cellule formolée
D
: séparation des 2 valves
- Fig. E-K : Lab. IFREMER DEL Sète
E-F-G : cellules formolées
- Fig. L-R : Lab. IFREMER DEL Concarneau
L-M : cellules formolées
N-O : valves droite et gauche d'une même
cellule
P-Q-R: même cellule
P
: formolée avec mucilage
Q
: chlorée sans mucilage
R
: valve droite avec aire périflagellaire
- Fig. S
: Lab. IFREMER DEL Nantes
cellule formolée.
- Echelle : 10 pm.
Ecologie
- Espèce qui semble retenir divers types d'habitat comme
des zones exposées au ressac ou des sites protégés tels
que rades, étangs marins, lagunes.
- Tout comme d'autres espèces du même genre, Prorocentrum mexicanum se rencontre fréquemment en
association épiphytique avec des macroalgues brunes
ou rouges, ou sur des débris benthiques.
- Occasionnellement, les cellules se trouvent noyées dans
un mucilage (fig. P).
Distribution géographique
et variations saisonnières
- Sa présence est observée sur la côte Méditerranéenne,
exceptionnellement en Atlantique, en période chaude.
- Aucun cas observé à ce jour.
- Bien que le producteur majeur de toxines ciguatériques soit
le dinoflagellé benthique corallien Gambierdiscus toxicus,
Prorocentrum mexicanum a été citée tomme «•sf)è< e assoc iée
produisant des toxines qui contribuent au syndrome ciguatérique aux Caraïbes (Taylor, S.L. 1988).
- Les toxines ciguatériques (ciguatoxine et toxines apparentées
puis maïtotoxine), synthétisées par le phytoplanr ton, sont
transmises à l'homme d'abord par les poissons herbivores
microphages puis les poissons carnivores i< htyophages.
Confusions possibles
- La détermination de Procentrum mexicanum et sa différenciation des autres espèces benthiques de Prorocentrum nous obligent
à un examen approfondi des valves (forme, taille) ainsi que de leurs pores (densité, répartition) ; ce que permet encore de faire
la microscopie optique. Toutefois, des examens complémentaires en M.E.B. doivent le plus souvent venir compléter nos observations
(détails de l'aire périflagellaire, de la bande intercalaire).
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