KATODINIUM Fott
Description
- Cellule de taille généralement petite, de forme variable
(globulaire, ovoïde, elliptique, fusiforme), comprimée
ou non dorso-ventralement.
- Thèque délicate, le plus souvent non striée.
- Epithèque beaucoup plus grande et plus large que
l'hypothèque, pouvant présenter à l'apex une petite
échancrure (flèche).
- Hypothèque réduite à cause de la situation très postérieure du cingulum.
- Cingulum situé dans le 1/3 postérieur de la cellule, mal
défini, souvent formé par la différence de largeur entre
l'épithèque et l'hypothèque.
- Sulcus peu ou pas distinct, joignant le cingulum à l'antapex, se prolongeant rarement dans l'épithèque.
- Chloroplastes rarement présents mais cytoplasme souvent coloré par des inclusions non chlorophylliennes.
- Hétérotrophie chez beaucoup d'espèces.
Taille
L = 8-50 pm.
Photographies originales
Quelques espèces présentes sur les côtes françaises :
- Fig. A-F : cellules vivantes
A-C : Lab. IDREMER DEL Concarneau
D-F : Lab. IFREMER DEL Corse
F : cellule en division
- Fig. G-L : cellules lugolées
G
: Lab. IFREMER DEL Corse
H-L : Lab. IFREMER DEL Concarneau
- Echelle : 10 pm.
Ecologie
- Les espèces appartenant à ce genre sont généralement
euryhalines.
- Genre cosmopolite, comprenant des espèces planctoniques mais également benthiques.
Distribution géographique
et variations saisonnières
- Genre très commun sur l'ensemble des côtes françaises,
que l'on peut rencontrer en toutes saisons.
- L'abondance de certaines espèces, notamment K.
rotundatum (Fig. H), au moment même où la fraction
nanoplanctonique est bien représentée par des flagellés
autres que des dinoflagellés, semble être l'expression
d'un broutage de certains Katodinium vis-à-vis des
cryptophycées et des prasinophycées notamment.
-Fig. C
: in LARSEN J. 1985
Toxicité
- Pas de mention.
Confusions possibles
- Grâce à son épicône nettement plus haut que l'hypocône, le genre Katodinium se trouve en situation inverse de celle d Amphidinium
(voir fiche AMPD) ; d'où la distinction entre les deux genres. Toutefois, il est nécessaire de voir nager les cellules afin de positionner
ces deux parties du corps l'une par rapport à l'autre.
- A noter que l'espèce K. glaucum (Fig. A) est placée selon certains auteurs dans le genre Gyrodinium ; considérant que le cingulum
est descendant et long d'un peu plus d'un tour de cellule.
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