Classe des PRYMNÉSIOPHYCÉES
•• < •
Vhae
PHAEOCYSTIS Lagerheim
Description et cycle biologique
- Genre caractérisé par un cycle biologique à deux phases principales :
- un stade colonial (palmella) dominant ;
- un stade unicellulaire flagellé (zoïde).
- Les palmellas, non mobiles, sphériques à irrégulières (lobulaires, vésiculaires),
contiennent des cellules :
- dépourvues de flagelles, d'haptonème et d'écailles ;
- disposées à la périphérie grâce à la sécrétion de mucus polysaccharidique.
- Les zoïdes possèdent deux flagelles, un haptonème court, sont couverts d'écailles
organiques de deux types et peuvent émettre de longs filaments.
- Les cellules, unicellulaires et coloniales, contiennent généralement deux plastes
avec un pyrénoïde.
- La substance de réserve est la chrysolaminarine (réaction négative au lugol).
Taille
- Palmellas
: de quelques dizaines de pm à quelques mm
- Cellules non flagellées : 3 à 8 pm
-Zoïdes
: 3 à 10 pm
Photographies originales
- Fig. A : Lab. IFREMER DEL Concarneau
cellules isolées lugolées
- Fig. B-C : MJ. CHRÉTIENNOT-DINET (CNRS/Banyuls/O.O.B.)
stades unicellulaires flagellés (MEB)
- Fig D
: C. BILLARD (Université de Caen)
cellules isolées supportées par une chaîne de Chaetoceros sp.
- Fig E-K : Lab. IFREMER DEL Concarneau
E-H : formation des palmellas sur différents
supports :
E : sur une chaîne d'Asterionella glacialis
F : sur une chaîne de Paralia marina
G : sur une frustule de Rhizosolenia sp.
H : sur une chaîne de Chaetoceros sp.
I
: jeune colonie vivante
J
: colonies matures colonisées par de petites Pseudonitzschia
(lugolées)
K
: colonie mature vivante.
- Echelle : Fig. A-B : 10 pm
Fig. C
:
2 pm
Fig. D
: 20 pm
Fig. E-l
: 20 pm
Fig. )
: 100 pm
Fig. K
: 40 pm.
Ecologie
- Genre eurytherme, observé dans les eaux côtières mais également au large.
- Genre pélagique, mais l'hypothèse de l'existence de stades benthiques dans un
cycle biologique encore imparfaitement connu n'est pas à écarter.
- Genre qui, en fonction des nutriments disponibles, semble gérer son développement dans les eaux côtières avec les diatomées.
- Genre qui requiert un support, généralement des diatomées en chaînes, pendant
la formation des palmellas à partir de cellules isolées.
- Il n'est pas rare d'observer par ailleurs des colonies matures colonisées par de
petites diatomées du genre Pseudonitzschia.
Distribution géographique
et variations saisonnières
Genre cosmopolite, commun en Mer du Nord et en Manche-Est où il peut
proliférer massivement sous sa forme coloniale. Par ailleurs, la présence de
colonies sur la façade Atlantique devient courante, notamment en Bretagne
depuis 1990, alors qu'elle demeure rare en Méditerranée.
Genre qui privilégie la saison printanière, mais qui peut apparaître
secondairement en automne.
Eaux colorées
Des eaux de couleur jaune ocre à brune, liées à la prolifération de Phaeocystis.
sont fréquemment signalées sur les côtes de Manche et de Mer du Nord (cas
particulièrement importants sur les côtes normandes en 1978 et 1980).
Toxicité
Non toxique, mais créateur de nuivanc es provoquée» uxt par l’ac < umuiatmn
et/ou la dégradation des colonies muqueuses
■ colmatage des filets de pêc he et des canalisation» d'eau de met
•
dépôts d'éc urne sur les plages
■
entrave â la nutrition des mollusques bivalve»,
soit par la production de < < imposé-s soufrés tris que le sulfure de ihmrthvir ( I >MS.
qui contribuerait J la formation des pluies acides
Confusions possibles
- Les zoïdes de Phaeocystis peuvent être facilement confondus en microscopie optique avec d'autres flagellés de la même classe leur différer* laiton e»ige un examen m m« "iw tgxc
électronique des types d'écailles qui recouvrent le corps cellulaire.
- Quand à la forme coloniale de Phaeocystis, elle est plus ou moins facile à identifier selon son âge
- jeunes, les colonies sont sphériques et les cellules sont disposées à leur périphérie, ce qui les différer* ie de celles d'autres genres où la réjiartition des < rllules s «Iwne dam toute la gH"- vieillissantes, les colonies se déforment, puis la matrice éclate en libérant des stades unicellulaires initiateurs de nouvelle» colonies après avoir traversé une phase flageller- f h-» bribes
de matrice sont alors observées dans les échantillons.
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Vhae
PHAEOCYSTIS Lagerheim
Description et cycle biologique
- Genre caractérisé par un cycle biologique à deux phases principales :
- un stade colonial (palmella) dominant ;
- un stade unicellulaire flagellé (zoïde).
- Les palmellas, non mobiles, sphériques à irrégulières (lobulaires, vésiculaires),
contiennent des cellules :
- dépourvues de flagelles, d'haptonème et d'écailles ;
- disposées à la périphérie grâce à la sécrétion de mucus polysaccharidique.
- Les zoïdes possèdent deux flagelles, un haptonème court, sont couverts d'écailles
organiques de deux types et peuvent émettre de longs filaments.
- Les cellules, unicellulaires et coloniales, contiennent généralement deux plastes
avec un pyrénoïde.
- La substance de réserve est la chrysolaminarine (réaction négative au lugol).
Taille
- Palmellas
: de quelques dizaines de pm à quelques mm
- Cellules non flagellées : 3 à 8 pm
-Zoïdes
: 3 à 10 pm
Photographies originales
- Fig. A : Lab. IFREMER DEL Concarneau
cellules isolées lugolées
- Fig. B-C : MJ. CHRÉTIENNOT-DINET (CNRS/Banyuls/O.O.B.)
stades unicellulaires flagellés (MEB)
- Fig D
: C. BILLARD (Université de Caen)
cellules isolées supportées par une chaîne de Chaetoceros sp.
- Fig E-K : Lab. IFREMER DEL Concarneau
E-H : formation des palmellas sur différents
supports :
E : sur une chaîne d'Asterionella glacialis
F : sur une chaîne de Paralia marina
G : sur une frustule de Rhizosolenia sp.
H : sur une chaîne de Chaetoceros sp.
I
: jeune colonie vivante
J
: colonies matures colonisées par de petites Pseudonitzschia
(lugolées)
K
: colonie mature vivante.
- Echelle : Fig. A-B : 10 pm
Fig. C
:
2 pm
Fig. D
: 20 pm
Fig. E-l
: 20 pm
Fig. )
: 100 pm
Fig. K
: 40 pm.
Ecologie
- Genre eurytherme, observé dans les eaux côtières mais également au large.
- Genre pélagique, mais l'hypothèse de l'existence de stades benthiques dans un
cycle biologique encore imparfaitement connu n'est pas à écarter.
- Genre qui, en fonction des nutriments disponibles, semble gérer son développement dans les eaux côtières avec les diatomées.
- Genre qui requiert un support, généralement des diatomées en chaînes, pendant
la formation des palmellas à partir de cellules isolées.
- Il n'est pas rare d'observer par ailleurs des colonies matures colonisées par de
petites diatomées du genre Pseudonitzschia.
Distribution géographique
et variations saisonnières
Genre cosmopolite, commun en Mer du Nord et en Manche-Est où il peut
proliférer massivement sous sa forme coloniale. Par ailleurs, la présence de
colonies sur la façade Atlantique devient courante, notamment en Bretagne
depuis 1990, alors qu'elle demeure rare en Méditerranée.
Genre qui privilégie la saison printanière, mais qui peut apparaître
secondairement en automne.
Eaux colorées
Des eaux de couleur jaune ocre à brune, liées à la prolifération de Phaeocystis.
sont fréquemment signalées sur les côtes de Manche et de Mer du Nord (cas
particulièrement importants sur les côtes normandes en 1978 et 1980).
Toxicité
Non toxique, mais créateur de nuivanc es provoquée» uxt par l’ac < umuiatmn
et/ou la dégradation des colonies muqueuses
■ colmatage des filets de pêc he et des canalisation» d'eau de met
•
dépôts d'éc urne sur les plages
■
entrave â la nutrition des mollusques bivalve»,
soit par la production de < < imposé-s soufrés tris que le sulfure de ihmrthvir ( I >MS.
qui contribuerait J la formation des pluies acides
Confusions possibles
- Les zoïdes de Phaeocystis peuvent être facilement confondus en microscopie optique avec d'autres flagellés de la même classe leur différer* laiton e»ige un examen m m« "iw tgxc
électronique des types d'écailles qui recouvrent le corps cellulaire.
- Quand à la forme coloniale de Phaeocystis, elle est plus ou moins facile à identifier selon son âge
- jeunes, les colonies sont sphériques et les cellules sont disposées à leur périphérie, ce qui les différer* ie de celles d'autres genres où la réjiartition des < rllules s «Iwne dam toute la gH"- vieillissantes, les colonies se déforment, puis la matrice éclate en libérant des stades unicellulaires initiateurs de nouvelle» colonies après avoir traversé une phase flageller- f h-» bribes
de matrice sont alors observées dans les échantillons.
