Classe des RAPHIDOPHYCÉES
Heterosigma carterae (Hulburt) Taylor
Syn. : Heterosigma akashiwo (Hada) Hada ex. Hara
& Chihara
Entomosigma akashiwo Hada
Basionym. : Olisthodiscus carterae Hulburt.
Description
■■■MM
- Cellule de petite taille, métabolique grâce à l'élasticité
du plasmalemme, ovoïde à presque ronde, faiblement
aplatie latéralement.
- Sous l'action des fixateurs usuels tels que le lugol ou
le formol, sa fine membrane éclate, les chloroplastes
s'éparpillent et la cellule prend alors l'aspect d'une
framboise (Fig. B).
- Sa mobilité est assurée par 2 flagelles hétérodynames,
insérés au 1/3 environ de la longueur de la cellule à
partir de l'apex. L'un est dirigé vers l'avant, l'autre, peu
actif, vers l'arrière (flèches).
- Son mouvement en avant, avec rotation, est rapide et
décrit une spirale.
- 10 à 23 chloroplastes bien indivisualisés, périphériques,
discoïdes, colorés en brun-jaune.
- De nombreux globules lipidiques constituent les produits de réserve.
Taille
L = 10-25 pm
1 = 8-13 pm.
- La présence dans les sédiments de kystes de résistance
a été établie au Japon.
-Leur reviviscence peut démarrer à partir de 10“ C
(Yamochi, 1989).
Photographies originales
- Fig. A-C : Lab. IFREMER DEL Concarneau
A : cellule vivante
B : cellule lugolée
C : eau colorée lugolée
- Fig. D-E : Chantal BILLARD (Université de Caen)
D :cellule vivante (Microscopie
interférentiel le)
E : cellule fixée aux vapeurs osmiques
(M. Interférentielle).
- Echelle : Fig. A-B-C : 10 pm
Fig. D-E
: 10 pm.
Ecologie
- Espèce côtière eurytherme observée dans nos eaux à
température comprise entre 12 et 21° C.
- Espèce euryhaline (Thomas, 1978).
- Espèce capable de proliférer massivement grâce à son
action allélopathique sur les autres phytoplanctontes et
au dédain que porte le zooplancton à son égard
(broutage limité), au moment même où sont réunies des
conditions hydro-climatiques favorables au déclenchement des eaux colorées.
Distribution géographique
et variations saisonnières
- Espèce présente sur toutes les façades maritimes françaises, plus particuièrement dans des sites protégés tels
que baies, rades, étangs marins, ports, le plus souvent en
période post-estivale et automnale, exceptionnellement
en hiver.
Eaux colorées
- Des eaux brunes à Heterosigma carterae ont été relevées pour la première fois en France en 1994 sur la
façade Atlantique.
- Fin septembre 1994, la densité cellulaire a dépassé 130 millions/! dans une zone portuaire du Finistère (Camaret).
Toxicité
- Espèce ichtyotoxique qui libère dans l'eau des substances qui, par effet d'hémolyse, attaquent les cellules
épithéliales des branchies et des parois digestives des
poissons.
- Comme ce fut le cas dans deux fermes aquacoles a
Camaret, les poissons meurent par suffocation.
Confusions possibles
- La diagnose à partir de matériel vivant est assez aisée. Toutefois, Heterosigma carterae peut être confondue avec une autre
raphidophycée : Olisthodiscus luteus. Cette dernière s'en différencie par son aplatissement dorso-ventral marqué, sa nage sans
mouvement de rotation et ses chloroplastes peu différenciés.
- A partir d'échantillons fixés, la reconnaissance et la distinction d'Heterosigma carteraedes autres raphidophycées voire, dans ses
plus petites formes, de certaines chrysophycées, se limitent à l'aspect d'une framboise avec ses nombreux chloroplastes épars
Précédent

- 124/133

Suivant