Classe des PRYMNÉSIOPHYCÉES
CHRU
CHRYSOCHROMULINA Lackey
Syn. : Chrysocampanula Fournier.
Description et cycle biologique
- Genre caractérisé par un cycle biologique complexe avec un stade mobile
dominant.
■ Organismes unicellulaires, de petite taille, de forme variable (sphérique,
campanulée, cylindrique, fusiforme...) avec :
- 2 flagelles généralement homodynames
- un haptonème plus ou moins long, rétractile chez certaines espèces, visible
en microscopie optique
- des écailles non minéralisées de 1 à 4 types, réparties en plusieurs couches
à la surface du corps cellulaire ; certaines d'entre elles pouvant présenter des
épines
- des corps mucifères.
- Nage plutôt rapide avec rotation des cellules autour de leur axe longitudinal
et changements de direction fréquents et soudains.
- Cellules à 2 plastes latéraux avec pyrénoïde.
- Phagotrophie observée chez plusieurs espèces.
- La substance de réserve est la chrysolaminarine (réaction négative au lugol).
Taille
L = 3-10 pm le plus souvent.
- Toutefois, certaines espèces peuvent atteindre 20 à 30 pm
Photographies originales
Lab. IFREMER DEL Concarneau (quelques exemples côtiers)
- Fig. A-L : Atlantique
A-B : Rade de Brest
A
: 18/04/95 (cellule vivante)
B
: 07/06/94 (cellule lugolée)
C-E : Baie de Douarnenez
C-D
: 26/03/96 (cellules lugolées)
E
: 22/11/93 (cellule logolée)
F-L : Baie de Concarneau
F-G-H
: 24/04/95 (cellules vivantes)
l-J-K-L
: 09/05/96 (cellules lugolées)
- Fig. M-V : Méditerranée-Corse
M-P : Etang d'Urbino
M
: 20/02/95 (cellule vivante)
N-O
: 09/04/96 (cellules lugolées)
P
: 07/11/94 (cellule lugolée)
Q-V : Etang de Diana
Q-R
: 12/02/96 (cellules vivantes)
S
: 06/03/95 (cellule vivante)
T
: 25/03/96 (cellule lugolée)
U
: 24/04/95 (cellule vivante)
V
: 12/12/94 (cellule lugolée)
J. FRESNEL (Université de Caen)
- Fig. W : Type d'écailles de C. camélia (MET)
- Fig. X
: 2 types différents d'écailles de C. acantha (MET)
M.J. CHRÉTIENNOT-DINET (CNRS/Banyuls/O.O.B.)
- Fig. Y
: écailles épineuses de C. hirta (MET).
-Echelle : Fig. A-B-C-D-E-F-G-H-l
:10pm
Fig. J-K-L
: 10 pm
Fig. M.N.O.P.Q.R.S.T.U.V. : 10 pm
Fig. W-X
: 0,5 pm
Fig. Y
: 1 pm.
- Genre qui compte une cinquantaine d'espèces essentiellement marines.
- Genre présent à la fois dans les eaux océaniques et côtières.
- Genre qui comme Phaeocystis, autre genre de la classe des prymnésiophycées,
semble gérer son développement dans les eaux côtières avec les diatomées.
istribution géographique
variations saisonnières
Genre cosmopolite présent sur l'ensemble du littoral français, pouvant
représenter un pourcentage non négligeable de la biomasse nanoplanctonique.
Lorsqu'il prolifère pour atteindre des densités cellulaires supérieures à 1 million/l,
il est généralement représenté par plusieurs espèces.
Toutes espèces confondues, Chrysochromulina s'observe principalement, au
printemps sur les côtes atlantiques et en hiver dans les étangs corses ou
secondairement en automne.
colorées
Sans aller jusqu'à colorer l'eau, des blooms multispécifiques à Chrysochromulina
(>10* cel/l) ont été observés tant sur la côte Atlangique (Baie de Concarneau
en mai 1996) qu'en Corse (Etang de Diana en février 1996).
Toxicité
Genre qui rcnhtmc dr-s cspér es limixjrs sum r|Mitrles de devenir x htvrW mrges
selon les conditions de milieu (déficience en phosphates notamment).
Si des substances actives secrétées par C. polylepn ont pu être identifiées
(Yasumoto et al. 1990) après l'épisode toxique de 1988 sur les côtes Scandinaves,
en revanche le princ ipe actif d'autres espèces (souvent mélangées et présentes en
France) en relation avec des mortalités de poissons à l'étranger reste a trouver
Confusions possibles
- En microscopie optique, le genre Chrysochromulina risque d’être plus ou moins facilement confondu selon que les espèces sont
- sphériques à subsphériques, à haptonème court et non épineuses, avec d'autres prymnésiales du genre Phæoc ystis sous sa forme nageuse (voir f« he PHAf ) ou Prymmiurn pour le»
plus petites tailles ou avec des coccosphères mobiles pour les plus grandes tailles ;
- cylindriques à fusiformes et à écailles polaires épineuses, avec des coccolithophorales à aiguillons polaires
Leur différenciation nécessite le plus souvent de coupler l'examen des cellules vivantes en microscope optique avec celui des écailles en m* roseope él.-< tromque
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