Un équipage aux petits soins se charge des tâches pénibles ou fastidieuses, et un cuisinier se tient pré
défaire les
moindres exigences gastronomiques des passagers entre deux immersions. Tout cela est absolument partait pour
quiconque souhaite plonger dans les meilleures conditions de confort et de sécurité. Mais il y manque évidemment
le piment du mystère et de l'improvisation qui fart le charme d'une véritable aventure telle qu'on pouvait encore la
vivre dans ces parages il y a quelques dizaines d'années.
Alors, la mer des Antilles justifie-t-elle toujours la fascination quelle exerce, ou est-elle réduite aux simples chmen
sions d’un « parc naturel » comme d'aucuns l'affirment ? En fait tout dépend des endroits. Or. beaucoup, heureuse
ment ont conservé leur immémonale splendeur, sans parler de ceux qui sont demeures qu.r,i inviolés, soit parce
que la distance les rend difficilement accessibles, sort parce qu'ils sont soumis à des phénomènes dangereux tels que
courants et fluctuations atmosphériques. Il est vrai que toute la zone caraïbe est balayée, à certaines penodes d<-1 m
née, par des cyclones qui ravagent les régions côtières et provoquent de dramatiques naufrages
Un exemple bien connu de ces catastrophes provoquées par la violence des éléments dans les Caraïbes est le nau
frage du Rhône, à la fin du siècle dernier. Ce bateau anglais, qui marquait la transition entre 1ère des clippers à votif,
ces légendaires « coursiers de la mer ».et l'avènement des grands steamers, appartenait à la Royal Mail Steam Rocket
Company, première compagnie de navigation au monde à établir des liaisons régulières par navires a vapeur entre
l'Angleterre et les Indes occidentales, c'est-à-dire les Antilles.
Le Rhône était équipé d’une machine à vapeur qui lui permettait d'atteindre 14 nœuds en vitesse de pointe, mus
aussi d'une voilure complète qui
augmentait encore sa puissance de
propulsion.
Le matin du 29 octobre 1867, le
Rhône était paisiblement mouillé
dans la rade de Great Harbouc à
Peter Island, dans les îles Vierges
britanniques, quand le ciel s'obscurcit soudain et que l'aiguille du baromètre descendit au plus bas. A
peine eut-on le temps de mettre le
moteur en marche que le bateau
fut balayé par des rafales de vent
d'une extrême violence qui rompirent la chaîne de l'ancre. Le Rhône
fut alors emporté comme un fétu
de paille, malgré ses machines
poussées au maximum.
A gauche : un crabe décorateur (Pelia mutica) explore le* ramification* d'un éventail de gorgone a la recherche de» débrt»
alimentaire* dont il *e nourrit. Ci-de»*u» : un couple de crabe» oxyrhynque» (Stenorhynchu» KtJcomil) dressent leur long roslre
épineux, seule arme di**uasive de ce» petits crustacés qui atteignent a peine 5 centimètre» de long.
défaire les
moindres exigences gastronomiques des passagers entre deux immersions. Tout cela est absolument partait pour
quiconque souhaite plonger dans les meilleures conditions de confort et de sécurité. Mais il y manque évidemment
le piment du mystère et de l'improvisation qui fart le charme d'une véritable aventure telle qu'on pouvait encore la
vivre dans ces parages il y a quelques dizaines d'années.
Alors, la mer des Antilles justifie-t-elle toujours la fascination quelle exerce, ou est-elle réduite aux simples chmen
sions d’un « parc naturel » comme d'aucuns l'affirment ? En fait tout dépend des endroits. Or. beaucoup, heureuse
ment ont conservé leur immémonale splendeur, sans parler de ceux qui sont demeures qu.r,i inviolés, soit parce
que la distance les rend difficilement accessibles, sort parce qu'ils sont soumis à des phénomènes dangereux tels que
courants et fluctuations atmosphériques. Il est vrai que toute la zone caraïbe est balayée, à certaines penodes d<-1 m
née, par des cyclones qui ravagent les régions côtières et provoquent de dramatiques naufrages
Un exemple bien connu de ces catastrophes provoquées par la violence des éléments dans les Caraïbes est le nau
frage du Rhône, à la fin du siècle dernier. Ce bateau anglais, qui marquait la transition entre 1ère des clippers à votif,
ces légendaires « coursiers de la mer ».et l'avènement des grands steamers, appartenait à la Royal Mail Steam Rocket
Company, première compagnie de navigation au monde à établir des liaisons régulières par navires a vapeur entre
l'Angleterre et les Indes occidentales, c'est-à-dire les Antilles.
Le Rhône était équipé d’une machine à vapeur qui lui permettait d'atteindre 14 nœuds en vitesse de pointe, mus
aussi d'une voilure complète qui
augmentait encore sa puissance de
propulsion.
Le matin du 29 octobre 1867, le
Rhône était paisiblement mouillé
dans la rade de Great Harbouc à
Peter Island, dans les îles Vierges
britanniques, quand le ciel s'obscurcit soudain et que l'aiguille du baromètre descendit au plus bas. A
peine eut-on le temps de mettre le
moteur en marche que le bateau
fut balayé par des rafales de vent
d'une extrême violence qui rompirent la chaîne de l'ancre. Le Rhône
fut alors emporté comme un fétu
de paille, malgré ses machines
poussées au maximum.
A gauche : un crabe décorateur (Pelia mutica) explore le* ramification* d'un éventail de gorgone a la recherche de» débrt»
alimentaire* dont il *e nourrit. Ci-de»*u» : un couple de crabe» oxyrhynque» (Stenorhynchu» KtJcomil) dressent leur long roslre
épineux, seule arme di**uasive de ce» petits crustacés qui atteignent a peine 5 centimètre» de long.
