C'est ainsi que nous nous retrouvâmes à des dizaines de milles au large des Channel Islands, au-dessus de profon
deurs abyssales, complètement cernés, à perte de vue. par le bleu de l'océan. Le ciel était plombé. Le bateau, auquel
était amarrée la lourde cage antirequins immergée à la dénve en pleine mer. gîtait dangereusement
Ayant atteint notre objectif, nous nous mîmes à l'eau. A l'mténeur de la cage, ce ne fut pas une partie de plaisir mes
compagnons et moi-même étions secoués d'un côté à l'autre comme des glaçons dans un shakei Après une de»
nière secousse, une de trop à mon goût, je décidai de sortir de là et me retrouvai bientôt en tram de flotter paisi
blement dans les remous qui nous avaient jusqu'alors traités avec tant de brutalité.
Autour de nous nageaient une vingtaine de requins bleus. Deux de mes compagnons, protégés par leurs comb'
naisons en maille d'acier leur donnaient de la nourriture à profusion, comme s'il se fût agi d'moffensives bestioles
domestiques. Et, de fait les squales se tenaient parfaitement tranquilles : ils évoluaient lentement autour de la cage,
sans manifester la moindre agressivité, sans cette frénésie dont témoignent les autres requins quand leur alimenta
tion est en jeu. Plus je les observais, plus je trouvais qu'ils dégageaient une impression de paisible élégance. A diverses
reprises, m’étant éloigné de la cage, il m'amva d'être entouré par plusieurs d'entre eux. Je sentis l'extrémité de leur
museau me heurter la cuisse ou l'une de mes palmes, mais simplement par jeu ou par curiosité. A aucun moment je
n'eus vraiment l'impression d'être en danger
Page ci-contre : le* long* bra» d’un crinoïde, photographié» ici en gro» plan, portant chacun deux rangée* de pinnule» qui lut
donnent cet aspect plumeux. A gauche : cette gro**e étoile de mer ressemble â une étrange sculpture en plAtre. En haut une
gigantesque gorgone déploie son éventail dan* le» courant» marin», pour y capturer le plancton et le» débri» organique» dont
elle se nourrit.
deurs abyssales, complètement cernés, à perte de vue. par le bleu de l'océan. Le ciel était plombé. Le bateau, auquel
était amarrée la lourde cage antirequins immergée à la dénve en pleine mer. gîtait dangereusement
Ayant atteint notre objectif, nous nous mîmes à l'eau. A l'mténeur de la cage, ce ne fut pas une partie de plaisir mes
compagnons et moi-même étions secoués d'un côté à l'autre comme des glaçons dans un shakei Après une de»
nière secousse, une de trop à mon goût, je décidai de sortir de là et me retrouvai bientôt en tram de flotter paisi
blement dans les remous qui nous avaient jusqu'alors traités avec tant de brutalité.
Autour de nous nageaient une vingtaine de requins bleus. Deux de mes compagnons, protégés par leurs comb'
naisons en maille d'acier leur donnaient de la nourriture à profusion, comme s'il se fût agi d'moffensives bestioles
domestiques. Et, de fait les squales se tenaient parfaitement tranquilles : ils évoluaient lentement autour de la cage,
sans manifester la moindre agressivité, sans cette frénésie dont témoignent les autres requins quand leur alimenta
tion est en jeu. Plus je les observais, plus je trouvais qu'ils dégageaient une impression de paisible élégance. A diverses
reprises, m’étant éloigné de la cage, il m'amva d'être entouré par plusieurs d'entre eux. Je sentis l'extrémité de leur
museau me heurter la cuisse ou l'une de mes palmes, mais simplement par jeu ou par curiosité. A aucun moment je
n'eus vraiment l'impression d'être en danger
Page ci-contre : le* long* bra» d’un crinoïde, photographié» ici en gro» plan, portant chacun deux rangée* de pinnule» qui lut
donnent cet aspect plumeux. A gauche : cette gro**e étoile de mer ressemble â une étrange sculpture en plAtre. En haut une
gigantesque gorgone déploie son éventail dan* le» courant» marin», pour y capturer le plancton et le» débri» organique» dont
elle se nourrit.
