I I était presque six heures du soir
I et le jour commençait lentement à décimer. Il était temps de
regagner les bateaux, seuls moyens
de transport envisageables pour
visiter les îles.
Sur la plage de Sombrero Cino (un
îlot en forme de chapeau à large
bord, d'où son nom), nous nous
attardâmes à observer un troupeau
d'une quarantaine de lions de mer
Quelques femelles somnolaient sur
le sable, d'autres allaitaient leurs
petits en poussant parfois de profonds soupirs et d'autres encore
nous fixaient avec curiosité. Dans
cette ambiance paresseuse, le
seul élément actif était un gros
mâle, visiblement le maître de ce
« harem ». Infatigablement, il parcourait la plage, pénétrait dans
l'eau, en ressortait s'assurant que
tout allait bien, puis s’immergeait
de nouveau dans une gerbe d'éclaboussures. se dirigeant tout droit
vers des jeunes mâles qui croisaient
dans les parages et cherchaient à
s'approcher dans le but évident
d'attirer l'attention des femelles et
d'en séduire quelques-unes.
Notre mâle dominant ne l'entendait évidemment pas de cette oreille, car il savait bien que s’il ne repoussait pas immédiatement les intrus, il perd’ait toute son autorité. Cette menace potentielle ne lui fit pas négliger pour autant ses devoirs de père et de chef
de famille En effet, juste devant nous, deux petits s'efforçaient de convaincre leur mère de les allaiter. Mais celle-ci,
très intéressée par les jeunes mâles, ne voulait nen savoir : elle les regarda à peine, puis tourna la tête de l’autre côté
en les ignorant ostensiblement
I et le jour commençait lentement à décimer. Il était temps de
regagner les bateaux, seuls moyens
de transport envisageables pour
visiter les îles.
Sur la plage de Sombrero Cino (un
îlot en forme de chapeau à large
bord, d'où son nom), nous nous
attardâmes à observer un troupeau
d'une quarantaine de lions de mer
Quelques femelles somnolaient sur
le sable, d'autres allaitaient leurs
petits en poussant parfois de profonds soupirs et d'autres encore
nous fixaient avec curiosité. Dans
cette ambiance paresseuse, le
seul élément actif était un gros
mâle, visiblement le maître de ce
« harem ». Infatigablement, il parcourait la plage, pénétrait dans
l'eau, en ressortait s'assurant que
tout allait bien, puis s’immergeait
de nouveau dans une gerbe d'éclaboussures. se dirigeant tout droit
vers des jeunes mâles qui croisaient
dans les parages et cherchaient à
s'approcher dans le but évident
d'attirer l'attention des femelles et
d'en séduire quelques-unes.
Notre mâle dominant ne l'entendait évidemment pas de cette oreille, car il savait bien que s’il ne repoussait pas immédiatement les intrus, il perd’ait toute son autorité. Cette menace potentielle ne lui fit pas négliger pour autant ses devoirs de père et de chef
de famille En effet, juste devant nous, deux petits s'efforçaient de convaincre leur mère de les allaiter. Mais celle-ci,
très intéressée par les jeunes mâles, ne voulait nen savoir : elle les regarda à peine, puis tourna la tête de l’autre côté
en les ignorant ostensiblement
