En bas, dans le sens des aiguilles d’une montre : un poisson-clown épineux (Premnas biaculeatus) ; un anthias a dos rouge
(Pieudanthiat ditpar) ; un « goujon de feu » (Nemateleotris décora) ; un pseudochromis (Pseudochromis paccagnellae).
Page ci-contre : une grande gorgone rouge (Melithaea sp.) frangée de blanc se découpe sur le fond bleu de la mer illuminé par
la lumière artificielle du plongeur.
Dans les marais des estuaires ou au pied des forêts qui bordent les rivages insulaires, la pénombre des eaux chargées de sédiments favonse les activités de multiples prédateurs. Parmi ceux-ci, les plus dangereux sont incontestablement les crocodiles manns. mais que l'on rencontre très rarement, car ils sont de moins en moins nombreux.
Sachant cela, et avec le secret espoir que nous pourrions en approcher un suffisamment pour en faire quelques clichés intéressants, nous nous sommes un jour aventurés dans l’une des zones fréquentées par ces reptiles. Notre
intention était de photographier l’épave d'un avion améncain enfoui là depuis des dizaines d'années à la suite d'une
catastrophe aénenne. En fait la turbidité de ces eaux fangeuses ne nous permit de prendre que des images sans intérêt de fragments métalliques impossibles à identifier. Pour le reste, en y repensant aujourd'hui, je ne sais trop s’il faut
parler de chance ou de malchance. Car si nous n'avons pas aperçu la moindre silhouette de crocodile marin, rien ne
nous permet d'affirmer que l'un de ces redoutables prédateurs ne nous a pas observés à notre insu.
Si l'exploration subaquatique est toujours une source d'émotions inoubliables, c’est surtout vrai quand on s’immerge
dans les eaux plus claires qui entourent les concrétions coralliennes de ces régions tropicales. A cet égard, il me faut
rendre hommage à Mansa. ma coéquipière, dont l'expénence et le coup d'oeil infaillible ont puissamment contribué
à élargir le champ de mes possibilités pour trouver des sujets intéressants à photographier, tes récifs coralliens sont avant tout le cadre d'un prodigieux déploiement
de vie animale et végétale donnant lieu à une spectaculaire explosion de couleurs
harmonieuses ou contrastées. En outre, dans cette partie du monde, on sait qu’on
peut trouver au voisinage de ces récifs d'innombrables épaves qui sont autant de
témoignages d'événements tragiques de l'histoire humaine.
Dans la plupart des cas, il s'agit des conséquences des violents affrontements militaires qui sont intervenus dans cette zone au cours de la Seconde Guerre mondiale.
C est notamment vrai à proximité de 111e Basilaki, dont les fonds coralliens sont jonchés de carcasses d avions américains et japonais, ennemis d autrefois qui reposent
désormais en paix dans leur commune sépulture océanique.
(Pieudanthiat ditpar) ; un « goujon de feu » (Nemateleotris décora) ; un pseudochromis (Pseudochromis paccagnellae).
Page ci-contre : une grande gorgone rouge (Melithaea sp.) frangée de blanc se découpe sur le fond bleu de la mer illuminé par
la lumière artificielle du plongeur.
Dans les marais des estuaires ou au pied des forêts qui bordent les rivages insulaires, la pénombre des eaux chargées de sédiments favonse les activités de multiples prédateurs. Parmi ceux-ci, les plus dangereux sont incontestablement les crocodiles manns. mais que l'on rencontre très rarement, car ils sont de moins en moins nombreux.
Sachant cela, et avec le secret espoir que nous pourrions en approcher un suffisamment pour en faire quelques clichés intéressants, nous nous sommes un jour aventurés dans l’une des zones fréquentées par ces reptiles. Notre
intention était de photographier l’épave d'un avion améncain enfoui là depuis des dizaines d'années à la suite d'une
catastrophe aénenne. En fait la turbidité de ces eaux fangeuses ne nous permit de prendre que des images sans intérêt de fragments métalliques impossibles à identifier. Pour le reste, en y repensant aujourd'hui, je ne sais trop s’il faut
parler de chance ou de malchance. Car si nous n'avons pas aperçu la moindre silhouette de crocodile marin, rien ne
nous permet d'affirmer que l'un de ces redoutables prédateurs ne nous a pas observés à notre insu.
Si l'exploration subaquatique est toujours une source d'émotions inoubliables, c’est surtout vrai quand on s’immerge
dans les eaux plus claires qui entourent les concrétions coralliennes de ces régions tropicales. A cet égard, il me faut
rendre hommage à Mansa. ma coéquipière, dont l'expénence et le coup d'oeil infaillible ont puissamment contribué
à élargir le champ de mes possibilités pour trouver des sujets intéressants à photographier, tes récifs coralliens sont avant tout le cadre d'un prodigieux déploiement
de vie animale et végétale donnant lieu à une spectaculaire explosion de couleurs
harmonieuses ou contrastées. En outre, dans cette partie du monde, on sait qu’on
peut trouver au voisinage de ces récifs d'innombrables épaves qui sont autant de
témoignages d'événements tragiques de l'histoire humaine.
Dans la plupart des cas, il s'agit des conséquences des violents affrontements militaires qui sont intervenus dans cette zone au cours de la Seconde Guerre mondiale.
C est notamment vrai à proximité de 111e Basilaki, dont les fonds coralliens sont jonchés de carcasses d avions américains et japonais, ennemis d autrefois qui reposent
désormais en paix dans leur commune sépulture océanique.
