s étendit des Pyrénées jusqu aux Balkans, à I Iran et au Pakistan, où elle rejoignit l'Himalaya. Vers la fin du Tertiaire, la
Téthys se fragmenta encore davantage, avec la fermeture des communications entre la Méditerranée (ultime vestige
de la grande mer) et I océan Indien. Puis le soulèvement du seuil de Gibraltar endigua les eaux de l'Atlantique et la
Méditerranée devint un immense lac, soumis à une rapide évaporation qui aboutit à la formation de bassins à foi te
salinité, alternant avec des hauts reliefs, des canyons et des plaines désertiques, un ensemble sans doute analogue a
la Vallée de la Mort, par exemple. La renaissance biologique se produisit il y a environ 5 millions d’années, quand la
rupture du seuil de Gibraltar permit aux eaux de l'Atlantique de se déverser en une gigantesque cataracte dans la
Méditerranée, y apportant de nouvelles formes de vie qui s'adaptèrent aux conditions bien particulières de cette
mer. Auparavant, il y a de 25 à 5 millions d'années avant notre ère, la zone de la mer Rouge avait subi des tr an ,foi
mations analogues, en devenant un immense bassin hypersalé, séparé de l'océan Indien, auquel il fut ensuite réuni de
nouveau par la rotation de la péninsule arabique et l'ouverture du détroit de Bab el-Mandeb.
QUE NOUS RÉSERVE L'AVENIR ?
Cette brève présentation de l'histoire de la Terre nous a permis de découvnr le mécanisme d'action de la tectonique
des plaques. Mais elle nous a également fait prendre conscience que la mer dans son ensemble, par opposition à la
terre ferme, forme un tout unique dont les différents bassins, aussi éloignés soient-ils les uns des autres, présentent certaines similitudes liées à leur ongine commune et à leur peuplement Peu importe, dès lors, de savoir quelle sera révolution des mers et jusqu'à quand l'homme en sera le témoin. Selon les hypothèses les plus probables, la Méditerranée
va rétrécir; alors que l’Atlantique deviendra de plus en plus vaste, de même que la mer Rouge, laquelle finira par constituer un grand océan qui prendra peut-être un jour la place du Pacifique.
Reste que l'homme est aujourd’hui en mesure d’avoir sur les mers, comme sur l’ensemble de son environnement une
action pouvant se révéler néfaste. Il est à souhaiter que l'on n'ait jamais à comparer le temps qu il a fallu pour créer
les splendeurs du monde sous-marin avec celui qu'il suffirait pour les faire disparaître.
Il est très rarr de pouvoir observer
un tel banc de barracuda*, qui ne
manifestent ici aucune agressivité. De*
image» comme celle-ci hantent tout
ceux qui contribuent à la conquête
et à la connai»*ance de la mer. De*
mythe* de Gilgamesh et de Glaucos
aux réalité» de l'immersion avec le
scaphandre autonome mis au point
par Jacques-Yves Cousteau - auquel
les auteurs de ce livre tiennent à
rendre hommage -, la mer a toujours
été indissociable de l'histoire des
hommes, le plus souvent pour le
meilleur, mais parfois aussi pour
le pire.
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- 20/201

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