Ci-dettui et cl-de*»ou» : la forme
nette diversification des organismes vivants, marquée en 50 millions d’années par le triplement du nombre des groupes
connus. Letude des fossiles de ces organismes ainsi que des fragments des anciens continents et de la croûte océanique
(incorporés aux continents actuels, mais distincts de leur contexte) permet de reconstituer la cartographie de cette
époque. Les déplacements des plaques lithosphériques aboutirent, au début de l'Ordovicien, à une nouvelle répartition
des masses continentales. Celles-ci se trouvaient alors entourées de mers chaudes associant deux types de milieux
marins : dune part, des zones littorales peuplées de brachiopodes, de mollusques, de bryozoaires, de cnnoïdrs et de
coraux primitifs, et d autre part des milieux d'eau profonde dominés par des graptolrtes. C’est grâce aux vestige*, de
tous ces organismes que l’on peut imaginer comment se répartissaient les terres émergées. A cette epoque. celle*. < ।
étaient constituées par au moins cinq paléocontinents : Gondwana (Aménque du Sud, Europe méndionale. Afrique,
Moyen-Orient Inde, Australie, Nouvelle-Zélande, Antarctique), Laurentie (Aménque du Nord. Groenland). Balt i > je
(Scandinavie, plate-forme russe), Kazakhstanie (Asie centrale). Chine (Chine. Malaisie) et Sibérie. Au cours des
75 millions d’années qui suivirent jusqu'au Silunen, la dérive des continents modifia la physionomie de la pla
nète. Les masses émergées qui comprenaient l'Europe, l'Afrique et l'Aménque se rapprochèrent soulevant
une partie de la chaîne des Appalaches et fermant l'océan qui les séparait (dit lapetus et la mer de
Tomquist). Tout cela détermina une
réduction des différences qui existaient entre les populations d'invertébrés marins (tnlobites,
coraux, brachiopodes. conodontes) et entre les poissons anapstdes et thélodontes
qui avaient colonisé les eaux douces continentales.
A peu près à la même époque, à l’Ashgilhen (dernière
pénode de l'Ordovicien, il y a 450 millions d'années), se
produisit l’une des premières extinctions massives,
provoquée par une baisse du niveau des mers et par
un changement climatique marqué par un refroidissement Ce double phénomène entraîna la disparition
d'environ 50 des 70 genres de coraux répertonés à
l'Ordovicien, de 29 des 38 familles de tnlobites et d'une
vingtaine des 30 familles de brachiopodes.
élancée de ce requin bleu temble avoir
été spécialement conçue pour la
conquête du milieu marin. A gauche t
incapable de nager, Abdo mirobilh est
présente dans des zones marines très
éloignées les unes des autres
(Méditerranée, mer Rouge, Caraïbes),
témoignant ainsi de l'époque ou elles
étaient réunies.
nette diversification des organismes vivants, marquée en 50 millions d’années par le triplement du nombre des groupes
connus. Letude des fossiles de ces organismes ainsi que des fragments des anciens continents et de la croûte océanique
(incorporés aux continents actuels, mais distincts de leur contexte) permet de reconstituer la cartographie de cette
époque. Les déplacements des plaques lithosphériques aboutirent, au début de l'Ordovicien, à une nouvelle répartition
des masses continentales. Celles-ci se trouvaient alors entourées de mers chaudes associant deux types de milieux
marins : dune part, des zones littorales peuplées de brachiopodes, de mollusques, de bryozoaires, de cnnoïdrs et de
coraux primitifs, et d autre part des milieux d'eau profonde dominés par des graptolrtes. C’est grâce aux vestige*, de
tous ces organismes que l’on peut imaginer comment se répartissaient les terres émergées. A cette epoque. celle*. < ।
étaient constituées par au moins cinq paléocontinents : Gondwana (Aménque du Sud, Europe méndionale. Afrique,
Moyen-Orient Inde, Australie, Nouvelle-Zélande, Antarctique), Laurentie (Aménque du Nord. Groenland). Balt i > je
(Scandinavie, plate-forme russe), Kazakhstanie (Asie centrale). Chine (Chine. Malaisie) et Sibérie. Au cours des
75 millions d’années qui suivirent jusqu'au Silunen, la dérive des continents modifia la physionomie de la pla
nète. Les masses émergées qui comprenaient l'Europe, l'Afrique et l'Aménque se rapprochèrent soulevant
une partie de la chaîne des Appalaches et fermant l'océan qui les séparait (dit lapetus et la mer de
Tomquist). Tout cela détermina une
réduction des différences qui existaient entre les populations d'invertébrés marins (tnlobites,
coraux, brachiopodes. conodontes) et entre les poissons anapstdes et thélodontes
qui avaient colonisé les eaux douces continentales.
A peu près à la même époque, à l’Ashgilhen (dernière
pénode de l'Ordovicien, il y a 450 millions d'années), se
produisit l’une des premières extinctions massives,
provoquée par une baisse du niveau des mers et par
un changement climatique marqué par un refroidissement Ce double phénomène entraîna la disparition
d'environ 50 des 70 genres de coraux répertonés à
l'Ordovicien, de 29 des 38 familles de tnlobites et d'une
vingtaine des 30 familles de brachiopodes.
élancée de ce requin bleu temble avoir
été spécialement conçue pour la
conquête du milieu marin. A gauche t
incapable de nager, Abdo mirobilh est
présente dans des zones marines très
éloignées les unes des autres
(Méditerranée, mer Rouge, Caraïbes),
témoignant ainsi de l'époque ou elles
étaient réunies.
