Après deux ou trois heures de navigation, le bateau jetait l'ancre dans une anse abritée et. apré-. .ê’ re muni de
combinaison, bouteilles, masque et palmes, on pouvait enfin s'immerger dans l'eau incroyablement bi«-ue d'Abu
Ramada, de Gazirat Giftun al-Kabir ou d'Erg Somaya. Alors, la fatigue s'envolait et l'on découvrait le par ad' -
L’abrupte paroi sous-marine de 171e d'Abu Ramada est couverte d'une véritable forêt de gorgones agrémentée de
quelques touffes d'alcyonaires. Elle est peuplée de myriades de poissons coralliens qui semblent faire pat tie inté
grante du récif, dont ils ne s'éloignent jamais, comme s'ils répugnaient à se mêler à des espèces plus aventureuses
telles que poissons-papillons et poissons-anges qui évoluent non loin de là. Plus au large croisent des mounnc» (ou
aigles de mer), des mantes, des bancs de carangidés. Une fois, il m'est même arrivé de von passer la marstueuse sil
houette d'un requin-baleine, une expérience inoubliable dans la vie d'un plongeur.
Dans la soirée, j'allai me poster aux abords d'un grand récif circulaire affleurant la surface. Gota Abu Ramada. qui
dresse sur un haut-fond situé à moins d'une dizaine de mètres de profondeur. J'y trouvai des poissons-crocodiles,
des bancs d'ombnnes, des dentés, des poissons-papillons et une exceptionnelle armada de poissons anges d'un jaune
agressif, dont je pris des photos qui me valurent plusieurs récompenses dans des concours Aujourd'hui, les poissons
anges sont encore présents dans ce secteur mais leurs grands bancs se sont dispersés, sans doute en raison de I m
vasion de trop nombreux visiteurs. Et cet éblouissant essaim qui avait complaisamment évolué devant mon objectif
n'est plus qu'un souvenir
Page ci-contre : un poisson-clown (Amphiprion bicinctus) s’est immobilisé au-dessus d'une grosse Heteractis, une anémone de mer.
Il s’est immunisé contre son venin par un processus d’accoutumance. En haut : gros plan sur les piquants et les ambulacres d’un
coussin de belle-mère (Acanthaster pland), une étoile de mer qui se nourrit de madrépores. Ci-dessus : cette étoile de mer (Fromia sp).
que l’on voit ici posée sur une éponge, se nourrit principalement d’organismes encroûtants.
combinaison, bouteilles, masque et palmes, on pouvait enfin s'immerger dans l'eau incroyablement bi«-ue d'Abu
Ramada, de Gazirat Giftun al-Kabir ou d'Erg Somaya. Alors, la fatigue s'envolait et l'on découvrait le par ad' -
L’abrupte paroi sous-marine de 171e d'Abu Ramada est couverte d'une véritable forêt de gorgones agrémentée de
quelques touffes d'alcyonaires. Elle est peuplée de myriades de poissons coralliens qui semblent faire pat tie inté
grante du récif, dont ils ne s'éloignent jamais, comme s'ils répugnaient à se mêler à des espèces plus aventureuses
telles que poissons-papillons et poissons-anges qui évoluent non loin de là. Plus au large croisent des mounnc» (ou
aigles de mer), des mantes, des bancs de carangidés. Une fois, il m'est même arrivé de von passer la marstueuse sil
houette d'un requin-baleine, une expérience inoubliable dans la vie d'un plongeur.
Dans la soirée, j'allai me poster aux abords d'un grand récif circulaire affleurant la surface. Gota Abu Ramada. qui
dresse sur un haut-fond situé à moins d'une dizaine de mètres de profondeur. J'y trouvai des poissons-crocodiles,
des bancs d'ombnnes, des dentés, des poissons-papillons et une exceptionnelle armada de poissons anges d'un jaune
agressif, dont je pris des photos qui me valurent plusieurs récompenses dans des concours Aujourd'hui, les poissons
anges sont encore présents dans ce secteur mais leurs grands bancs se sont dispersés, sans doute en raison de I m
vasion de trop nombreux visiteurs. Et cet éblouissant essaim qui avait complaisamment évolué devant mon objectif
n'est plus qu'un souvenir
Page ci-contre : un poisson-clown (Amphiprion bicinctus) s’est immobilisé au-dessus d'une grosse Heteractis, une anémone de mer.
Il s’est immunisé contre son venin par un processus d’accoutumance. En haut : gros plan sur les piquants et les ambulacres d’un
coussin de belle-mère (Acanthaster pland), une étoile de mer qui se nourrit de madrépores. Ci-dessus : cette étoile de mer (Fromia sp).
que l’on voit ici posée sur une éponge, se nourrit principalement d’organismes encroûtants.
