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quelques noix de coco. Les dhonis repartent ensuite vers leurs îles d'ongine. chargés de marchandises. Autrefois, ils
marchaient uniquement à la voile ou, par vent nul, à la rame. Mais, aujourd'hui, tous les dhonis sont équipés d’un
moteur diesel japonais, et la circulation entre les îles est devenue plus régulière. Chaque village de l'archipel est une
magnifique oasis de paix, dirigée par un chef de village qui jouit d'un pouvoir quasi absolu. mais dont il n a guère l <><
casion de faire usage, tant la population est d'un naturel débonnaire. Depuis le temps que je fréquente les Maldives,
il ne m’est jamais arrivé d'y assister à la moindre altercation, ni même d'entendre quelqu'un hausser le ton 1 a
propriété privée y est réduite à peu de chose, et chacun contribue par son travail aux besoins de la communauté.
En très peu d années, la physionomie des Maldives s'est consi
derablement modifiée. Malé. la capitale, est passée d'un village
de quelques bicoques à une véritable ville pleine d'animation,
où bicyclettes, motos et même voitures circulent au milieu
d une foule indifférente.
Vers le soir, les dhonis regagnent le port pnncipal. chargés de
poissons pêchés à la traîne ou à l'aide de courtes lignes montées sur des cannes de bambou. Ils sont ensuite déchargés et
transportés au marché, où on les étale à même le sol. Les
acheteurs ne tardent pas à arriver marchandent les prix et.
souvent, pour un supplément modique, se font préparer les
poissons sur place par d'habiles découpeurs qui. en moins
d’une minute, rendent à leurs clients des filets épluchés, débai
cassés de leurs arêtes et prêts à être cuisinés. Avec le riz. le
poisson est la principale nourriture des Maldivtens, qui peuvent
y ajouter un peu de verdure cultivée par les femmes et
A gauche : des Plectorhynchus onentaln, a zébrure» noire» et Manche». côtoient de» krtjanidé» rouge» A tx»M (Lutfonu» g^butf «t de»
lutjanidés à nageoires jaunes (Lut/anut monortigma) en quête de nourriture. En haut : un petit arbalétrier (Boh.tordei r.ndesreruj
dresse sa première dorsale en position défensive. Ci-dessus : un groupe de rémoras (Echene.t noucretet) accomp^T* h- bateau
quelques noix de coco. Les dhonis repartent ensuite vers leurs îles d'ongine. chargés de marchandises. Autrefois, ils
marchaient uniquement à la voile ou, par vent nul, à la rame. Mais, aujourd'hui, tous les dhonis sont équipés d’un
moteur diesel japonais, et la circulation entre les îles est devenue plus régulière. Chaque village de l'archipel est une
magnifique oasis de paix, dirigée par un chef de village qui jouit d'un pouvoir quasi absolu. mais dont il n a guère l <><
casion de faire usage, tant la population est d'un naturel débonnaire. Depuis le temps que je fréquente les Maldives,
il ne m’est jamais arrivé d'y assister à la moindre altercation, ni même d'entendre quelqu'un hausser le ton 1 a
propriété privée y est réduite à peu de chose, et chacun contribue par son travail aux besoins de la communauté.
En très peu d années, la physionomie des Maldives s'est consi
derablement modifiée. Malé. la capitale, est passée d'un village
de quelques bicoques à une véritable ville pleine d'animation,
où bicyclettes, motos et même voitures circulent au milieu
d une foule indifférente.
Vers le soir, les dhonis regagnent le port pnncipal. chargés de
poissons pêchés à la traîne ou à l'aide de courtes lignes montées sur des cannes de bambou. Ils sont ensuite déchargés et
transportés au marché, où on les étale à même le sol. Les
acheteurs ne tardent pas à arriver marchandent les prix et.
souvent, pour un supplément modique, se font préparer les
poissons sur place par d'habiles découpeurs qui. en moins
d’une minute, rendent à leurs clients des filets épluchés, débai
cassés de leurs arêtes et prêts à être cuisinés. Avec le riz. le
poisson est la principale nourriture des Maldivtens, qui peuvent
y ajouter un peu de verdure cultivée par les femmes et
A gauche : des Plectorhynchus onentaln, a zébrure» noire» et Manche». côtoient de» krtjanidé» rouge» A tx»M (Lutfonu» g^butf «t de»
lutjanidés à nageoires jaunes (Lut/anut monortigma) en quête de nourriture. En haut : un petit arbalétrier (Boh.tordei r.ndesreruj
dresse sa première dorsale en position défensive. Ci-dessus : un groupe de rémoras (Echene.t noucretet) accomp^T* h- bateau
