Les coraux coma d'élans sont florissants près de la crête récif ale
battue par les vagues. Mais aussi robuste qu 'elle paraisse, cette
espèce commune dans les Caraïbes ne résiste pas aux ancres
mouillées sans présaut ion. Avec un taux de croissance d'environ
3 centimètres par an, cette colonie mettra une trentaine d'années
à reconstruire une branche brisée de 90 centimètres de long.
PAGE 45 Tout au long des 250 kilomètres de l’ écosystème
récifal de Belize, les plongeurs trouvent des pâtés coralliens
isolés, véritables oasis qui attirent des dizaines d'espèces de
poissons, de coraux et d’invertébrés.
tion qu’une Autorité du récif-barrière de Belize se charge de la protection, de l’exploitation supportable et de l’utilisation à des fins touristiques du récif ; un zonage
du récif doit désigner des zones réservées à la pêche et à la recherche scientifique,
et des zones strictement protégées, destinées à préserver la diversité génétique et
maintenir les principaux processus écologiques.
La plupart des responsables de plongée, comme 1 équipage du Belize Aggressor,
sont désormais sensibilisés aux problèmes de protection, et avertissent les plongeurs de la fragilité du milieu corallien. Des bouées de mouillage permanent, qui
évitent les dégâts causés par les ancres, ont été installées dans plusieurs sites populaires de plongée. Dans les années à venir, d’autres bouées de ce type seront mises
en place.
Toutes ces actions sont bénéfiques pour les ressources naturelles de Belize.
Mais quelles seraient les perspectives d’avenir pour cette merveille sans la participation des collectivités locales et des organisations internationales ? Il n’est pas nécessaire d’être grand clerc pour trouver la réponse.
Dans la partie nord du récif, au large des côtes du Yucatân, la destruction
de la mangrove, la construction de routes et d’hôtels, ont conduit à une dégradation des récifs. La surexploitation des ressources, la capture des tortues ont aussi
modifié l’équilibre écologique. En fait, lors de ma dernière plongée au large du
Yucatân en 1988, il était devenu très difficile d’observer de gros poissons sur le récif.
Près de la frontière sud, les récifs commencent aussi à montrer des signes
d’appauvrissement. Les pêcheurs étrangers qui ont surexploité leurs eaux territoriales viennent désormais pêcher dans ce secteur. Si ces captures non contrôlées
se poursuivent, il y a peu de chances que la communauté corallienne soit encore
florissante dans les années à venir.
George Page, invité de l’émission de télévision « Nature » de la PBS, présente clairement la situation : « Nous avons la chance d’être la première génération à contempler le royaume sous-marin. Il serait désastreux que nous soyons aussi
la dernière ».
44
Le Récif Barrière de Belize
battue par les vagues. Mais aussi robuste qu 'elle paraisse, cette
espèce commune dans les Caraïbes ne résiste pas aux ancres
mouillées sans présaut ion. Avec un taux de croissance d'environ
3 centimètres par an, cette colonie mettra une trentaine d'années
à reconstruire une branche brisée de 90 centimètres de long.
PAGE 45 Tout au long des 250 kilomètres de l’ écosystème
récifal de Belize, les plongeurs trouvent des pâtés coralliens
isolés, véritables oasis qui attirent des dizaines d'espèces de
poissons, de coraux et d’invertébrés.
tion qu’une Autorité du récif-barrière de Belize se charge de la protection, de l’exploitation supportable et de l’utilisation à des fins touristiques du récif ; un zonage
du récif doit désigner des zones réservées à la pêche et à la recherche scientifique,
et des zones strictement protégées, destinées à préserver la diversité génétique et
maintenir les principaux processus écologiques.
La plupart des responsables de plongée, comme 1 équipage du Belize Aggressor,
sont désormais sensibilisés aux problèmes de protection, et avertissent les plongeurs de la fragilité du milieu corallien. Des bouées de mouillage permanent, qui
évitent les dégâts causés par les ancres, ont été installées dans plusieurs sites populaires de plongée. Dans les années à venir, d’autres bouées de ce type seront mises
en place.
Toutes ces actions sont bénéfiques pour les ressources naturelles de Belize.
Mais quelles seraient les perspectives d’avenir pour cette merveille sans la participation des collectivités locales et des organisations internationales ? Il n’est pas nécessaire d’être grand clerc pour trouver la réponse.
Dans la partie nord du récif, au large des côtes du Yucatân, la destruction
de la mangrove, la construction de routes et d’hôtels, ont conduit à une dégradation des récifs. La surexploitation des ressources, la capture des tortues ont aussi
modifié l’équilibre écologique. En fait, lors de ma dernière plongée au large du
Yucatân en 1988, il était devenu très difficile d’observer de gros poissons sur le récif.
Près de la frontière sud, les récifs commencent aussi à montrer des signes
d’appauvrissement. Les pêcheurs étrangers qui ont surexploité leurs eaux territoriales viennent désormais pêcher dans ce secteur. Si ces captures non contrôlées
se poursuivent, il y a peu de chances que la communauté corallienne soit encore
florissante dans les années à venir.
George Page, invité de l’émission de télévision « Nature » de la PBS, présente clairement la situation : « Nous avons la chance d’être la première génération à contempler le royaume sous-marin. Il serait désastreux que nous soyons aussi
la dernière ».
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Le Récif Barrière de Belize
