Le respect de la ruture, ancré depuis des siècles dans les
traditions de l'archipel, et la population restreinte donnent à
Palau de bonnes chances de préserver ses extraordinaires
ressources marines.
PAGE 171 De nombreuses espèces d'étoiles de mer vivent dans
les eaux chaudes de Palau. Elles ne possèdent pas d'yeux, mais
disposent sur leurs bras d’ organes sensibles à la lumière qui leur
permettent de détecter la lumière ou l'obscunté. L’ animal peut
ainsi repérer des zones protégées sur le récif et percevoir
l'approche des prédateurs.
heures de l’après-midi ; bientôt le soleil va disparaître, et avec lui notre fil d’Ariane
jusqu’à la sortie. Lentement, nous remontons le dédale de chandeliers.
DURANT LES DERNIERS JOURS de notre aventure à Palau, j’éprouve un intense
sentiment de mélancolie, comme souvent après une expédition profondément
satisfaisante. Comment ne pas regretter cette émotion que l’on ressent en découvrant
un paysage nouveau à chaque plongée, les habitants de Palau qui sont devenus mes
amis, et les conférences sur la protection de la nature que j’ai données aux enfants
des îles ? Il est une chose pourtant que je ne regretterai pas : la spécialité locale
des plus fins restaurants, une soupe de chauve-souris servie avec l’animal entier
flottant face en l’air et ailes déployées.
Au cours de cette mission, notre courte visite à la flore et la faune tropicales
fut des plus fascinantes. Nos rencontres avec les pêcheurs locaux, les responsables
du gouvernement et les plongeurs nous ont aussi permis de découvrir la culture
et l’histoire de Palau. Mais le point d’orgue de notre expédition fut le survol des
îles que Susan et moi eûmes la chance de faire en avion, pendant deux heures. A
travers les nuages, nous avons pu observer combien les îles externes sont peu touchées
et peu développées, inchangées depuis des milliers d’années. La tapisserie formée
par les îles et les récifs de coraux est sans égal parmi les paysages qui ont jalonné
nos voyages. J’espère que dans des milliers d’années, Palau sera toujours la merveille
naturelle qu’elle est aujourd’hui.
Je me sens un peu anxieux, assis sur la plage à admirer le coucher du soleil.
C’est notre dernière expédition après une année et demie de plongées et
d’explorations, de courses frénétiques pour organiser les missions, voyager dans
des régions vierges, trier des milliers de diapositives, compiler les données des
scientifiques et rédiger nos aventures.
Le soleil embrasé a disparu derrière l’horizon et le ciel, d’abord rouge, puis
orange et jaune, est à présent bleu foncé. Que vais-je faire maintenant ? Quelles
nouvelles aventures m’attendent ? Je pense à notre enfant qui va naître et je réalise
que pour Susan et moi, ce sera la plus grande aventure. Et si un jour nous pouvons
montrer à notre enfant quelques-unes des merveilles que nous avons essayé de
protéger, alors nous saurons que ce projet n’était pas vain.
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Palau
traditions de l'archipel, et la population restreinte donnent à
Palau de bonnes chances de préserver ses extraordinaires
ressources marines.
PAGE 171 De nombreuses espèces d'étoiles de mer vivent dans
les eaux chaudes de Palau. Elles ne possèdent pas d'yeux, mais
disposent sur leurs bras d’ organes sensibles à la lumière qui leur
permettent de détecter la lumière ou l'obscunté. L’ animal peut
ainsi repérer des zones protégées sur le récif et percevoir
l'approche des prédateurs.
heures de l’après-midi ; bientôt le soleil va disparaître, et avec lui notre fil d’Ariane
jusqu’à la sortie. Lentement, nous remontons le dédale de chandeliers.
DURANT LES DERNIERS JOURS de notre aventure à Palau, j’éprouve un intense
sentiment de mélancolie, comme souvent après une expédition profondément
satisfaisante. Comment ne pas regretter cette émotion que l’on ressent en découvrant
un paysage nouveau à chaque plongée, les habitants de Palau qui sont devenus mes
amis, et les conférences sur la protection de la nature que j’ai données aux enfants
des îles ? Il est une chose pourtant que je ne regretterai pas : la spécialité locale
des plus fins restaurants, une soupe de chauve-souris servie avec l’animal entier
flottant face en l’air et ailes déployées.
Au cours de cette mission, notre courte visite à la flore et la faune tropicales
fut des plus fascinantes. Nos rencontres avec les pêcheurs locaux, les responsables
du gouvernement et les plongeurs nous ont aussi permis de découvrir la culture
et l’histoire de Palau. Mais le point d’orgue de notre expédition fut le survol des
îles que Susan et moi eûmes la chance de faire en avion, pendant deux heures. A
travers les nuages, nous avons pu observer combien les îles externes sont peu touchées
et peu développées, inchangées depuis des milliers d’années. La tapisserie formée
par les îles et les récifs de coraux est sans égal parmi les paysages qui ont jalonné
nos voyages. J’espère que dans des milliers d’années, Palau sera toujours la merveille
naturelle qu’elle est aujourd’hui.
Je me sens un peu anxieux, assis sur la plage à admirer le coucher du soleil.
C’est notre dernière expédition après une année et demie de plongées et
d’explorations, de courses frénétiques pour organiser les missions, voyager dans
des régions vierges, trier des milliers de diapositives, compiler les données des
scientifiques et rédiger nos aventures.
Le soleil embrasé a disparu derrière l’horizon et le ciel, d’abord rouge, puis
orange et jaune, est à présent bleu foncé. Que vais-je faire maintenant ? Quelles
nouvelles aventures m’attendent ? Je pense à notre enfant qui va naître et je réalise
que pour Susan et moi, ce sera la plus grande aventure. Et si un jour nous pouvons
montrer à notre enfant quelques-unes des merveilles que nous avons essayé de
protéger, alors nous saurons que ce projet n’était pas vain.
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Palau
