Entouré d'algues, le poisson-crocodile (Platycephalus indicus, à
droite), disparait presque complètement ; même les yeux de cet
artiste sont camouflés. Sur une colonie corallienne (ci-contre), ce
prédateur bentbique devient plus visible. Les yeux du poissoncrocodile, situés sur le sommet du crâne, lui permettent de repérer
les proies qui passent au-dessus de lui
(Spatangus purpureus) ajoutent leurs formes élancées à cette mosaïque hallucinante.
Sous les saillies, les poissons-crocodiles, les poissons-pierres, et des animaux
plus aimables comme les crevettes, les crabes ou les langoustes attendent leur prochain
repas. En palmant au-dessus du récif, j’observe le ballet des poissons-anges, des
poissons-perroquets, des poissons-lanternes, ou poissons gros-yeux (Priacanthidaé),
des poissons-ballons et des sérioles à queue-jaune (Senola lalandeï).
En poursuivant mon exploration, je rencontre de plus en plus d’espèces.
J’arrête de prendre des photos pour regarder simplement, avec respect. Je réalise
que de toutes mes plongées, depuis ces onze dernières années, celle-ci est la meilleure.
Revenant à la réalité, ou peut-être à une réalité simplement différente, je
suis heureux que le gouvernement de Palau favorise la protection de l’environnement
et que des programmes de conservation de cette zone soient en cours. Il serait
désastreux que cet environnement encore vierge connaisse le sort de tant de lieux
sous-marins, et que ces beautés soient perdues à tout jamais pour l’humanité. En
pensant à ce que Johannes m’a appris au sujet des projets militaires sur Palau, je
ne peux qu’espérer contribuer à la protection de l’archipel en transmettant le message
à travers des livres, des journaux ou des émissions télévisées.
NOUS GRIMPONS à travers la jungle dense sur Eil Malk, une île de 3 kilomètres
158
Palau
droite), disparait presque complètement ; même les yeux de cet
artiste sont camouflés. Sur une colonie corallienne (ci-contre), ce
prédateur bentbique devient plus visible. Les yeux du poissoncrocodile, situés sur le sommet du crâne, lui permettent de repérer
les proies qui passent au-dessus de lui
(Spatangus purpureus) ajoutent leurs formes élancées à cette mosaïque hallucinante.
Sous les saillies, les poissons-crocodiles, les poissons-pierres, et des animaux
plus aimables comme les crevettes, les crabes ou les langoustes attendent leur prochain
repas. En palmant au-dessus du récif, j’observe le ballet des poissons-anges, des
poissons-perroquets, des poissons-lanternes, ou poissons gros-yeux (Priacanthidaé),
des poissons-ballons et des sérioles à queue-jaune (Senola lalandeï).
En poursuivant mon exploration, je rencontre de plus en plus d’espèces.
J’arrête de prendre des photos pour regarder simplement, avec respect. Je réalise
que de toutes mes plongées, depuis ces onze dernières années, celle-ci est la meilleure.
Revenant à la réalité, ou peut-être à une réalité simplement différente, je
suis heureux que le gouvernement de Palau favorise la protection de l’environnement
et que des programmes de conservation de cette zone soient en cours. Il serait
désastreux que cet environnement encore vierge connaisse le sort de tant de lieux
sous-marins, et que ces beautés soient perdues à tout jamais pour l’humanité. En
pensant à ce que Johannes m’a appris au sujet des projets militaires sur Palau, je
ne peux qu’espérer contribuer à la protection de l’archipel en transmettant le message
à travers des livres, des journaux ou des émissions télévisées.
NOUS GRIMPONS à travers la jungle dense sur Eil Malk, une île de 3 kilomètres
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Palau
