La Grande Barrière de Corail
« LE TEMPS DES RÊVES » est le nom que les aborigènes d’Australie donnent à l’époque où vivaient leurs héros anciens et légendaires, période magique remplie d’images et d’événements extraordinaires.
Aujourd’hui, à plusieurs kilomètres de la côte où prospérait autrefois le
peuple aborigène, je suis dans mon « Temps des Rêves » personnel. Je glisse lentement dans l’eau d’un bleu profond, entouré de rayons lumineux qui scintillent dans
le silence. Ce spectacle magnifique enflamme mon imagination.
Dans cet élément liquide, huit cent fois plus dense que l’air, je peux voler,
comme l’homme-oiseau légendaire des anciens aborigènes. Que penseraient ces hommes, s’ils pouvaient voir aujourd’hui cette créature étrange et amphibie qui semble
respirer aussi librement dans l’eau que dans l’air ?
Je m’immobilise au-dessus d’un pinacle, un « bommie » comme l’appellent
les plongeurs locaux, un récif de forme presque cylindrique de 18 mètres de haut.
Les colonies coralliennes branchues ou massives abondent sur le récif et une étonnante variété de poissons aux formes exotiques nagent autour des coraux. En observant la scène de plus près, je distingue plusieurs dizaines d’especes de coraux et
de poissons. Cette profusion ahurissante cache sans doute des dizaines de créatures
plus petites dans tous les recoins de cet écosystème complexe.
Au cœur de ce foisonnement de coraux colorés, les plongées dans cette région
de la Grande Barrière sont très différentes de celles que nous avons connues en
mer Rouge. Sur la plupart des tombants et des pâtes coralliens de la mer Rouge,
les nombreux coraux mous forment un paysage d arbres délicats et d arbustes fleuris, comme dessiné par un artiste jardinier. Ici, les myriades de formes des madreporaires évoquent le travail d’un sculpteur. Leur nom commun reflété leurs formes :
corail-cerveau, corail corne-de-cerf ou corail massif.
CI-DESSUS et PAGE I 18 Chaque colonie de corail al fondée
par un seul animal. Une fou par an, la coraux relâchent da
nuaga d'ovula et de spermatoxoida. Les oeufs fertilisés se
transforment en larves qui dérivent dans le plancton. De temps à
autre, l’une de ca larves se pose sur un substrat dur et s'y attache
fermement. Elle se multiplie alors de façon asexuée, par
bourgeonnement. Chacun da polypa commence à sécréter un
squelette calcaire tandu que la reproduction par bourgeonnement
se poursuit. Couche après couche, la colonie se construit ; sa forme
at déterminée en partie par da facteurs génétiques, et en partie
par la profondeur et la courants.
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« LE TEMPS DES RÊVES » est le nom que les aborigènes d’Australie donnent à l’époque où vivaient leurs héros anciens et légendaires, période magique remplie d’images et d’événements extraordinaires.
Aujourd’hui, à plusieurs kilomètres de la côte où prospérait autrefois le
peuple aborigène, je suis dans mon « Temps des Rêves » personnel. Je glisse lentement dans l’eau d’un bleu profond, entouré de rayons lumineux qui scintillent dans
le silence. Ce spectacle magnifique enflamme mon imagination.
Dans cet élément liquide, huit cent fois plus dense que l’air, je peux voler,
comme l’homme-oiseau légendaire des anciens aborigènes. Que penseraient ces hommes, s’ils pouvaient voir aujourd’hui cette créature étrange et amphibie qui semble
respirer aussi librement dans l’eau que dans l’air ?
Je m’immobilise au-dessus d’un pinacle, un « bommie » comme l’appellent
les plongeurs locaux, un récif de forme presque cylindrique de 18 mètres de haut.
Les colonies coralliennes branchues ou massives abondent sur le récif et une étonnante variété de poissons aux formes exotiques nagent autour des coraux. En observant la scène de plus près, je distingue plusieurs dizaines d’especes de coraux et
de poissons. Cette profusion ahurissante cache sans doute des dizaines de créatures
plus petites dans tous les recoins de cet écosystème complexe.
Au cœur de ce foisonnement de coraux colorés, les plongées dans cette région
de la Grande Barrière sont très différentes de celles que nous avons connues en
mer Rouge. Sur la plupart des tombants et des pâtes coralliens de la mer Rouge,
les nombreux coraux mous forment un paysage d arbres délicats et d arbustes fleuris, comme dessiné par un artiste jardinier. Ici, les myriades de formes des madreporaires évoquent le travail d’un sculpteur. Leur nom commun reflété leurs formes :
corail-cerveau, corail corne-de-cerf ou corail massif.
CI-DESSUS et PAGE I 18 Chaque colonie de corail al fondée
par un seul animal. Une fou par an, la coraux relâchent da
nuaga d'ovula et de spermatoxoida. Les oeufs fertilisés se
transforment en larves qui dérivent dans le plancton. De temps à
autre, l’une de ca larves se pose sur un substrat dur et s'y attache
fermement. Elle se multiplie alors de façon asexuée, par
bourgeonnement. Chacun da polypa commence à sécréter un
squelette calcaire tandu que la reproduction par bourgeonnement
se poursuit. Couche après couche, la colonie se construit ; sa forme
at déterminée en partie par da facteurs génétiques, et en partie
par la profondeur et la courants.
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