Les fout à pieds bleus, qui se nourrissent près du rivage, sont
plus faciles à observer que les fous à pieds rouges ou les fous
masqués. En tout, dix-neuf espèces d’ oiseaux nichent dans
l’ archipel ; certaines sont endémiques.
PAGE 101 Les îles Galapagos ne comptent que six espèces de
mammifères, parmi lesquelles l’otarie à fourrure et le lion de
mer. Souvent confondues avec leurs parents, les phoques, les
otaries en diffèrent sur plusieurs points : alors que l’ oredle du
phoque est totalement cachée, celle des otaries présente un
pavillon, la partie externe charnue. Elles utilisent leurs pattes
antérieures pour se déplacer dans l’ eau, tandis que les phoques se
servent de leurs membres postérieurs. En 1990, on estimait que
les Galapagos abritaient de vingt à cinquante nulle lions de
mer.
du point chaud, de nouveaux volcans émergeaient. À l’extrémité sud-est de l’archipel,
l’île la plus ancienne date d’au moins deux millions d’années et à l’ouest, les îles
les plus récentes, au volcanisme toujours actif, existent depuis cinq cent mille ans.
Aujourd’hui nous naviguons tout près des îles, et nous pouvons apercevoir
des lions de mer se dorer au soleil sur les plages de sable ou sur la côte rocheuse.
Les mâles crient à notre approche, pour nous tenir éloignés des nouveau-nés.
Sur les falaises je distingue une dizaine de fous à pieds bleus et de fous
masqués. Ces oiseaux de mer sont des chasseurs redoutables dotés d’une vue
excellente. Je les observe scruter l’eau claire, bleu-vert et peu profonde, en contrebas.
Soudain, l’un d’eux prend son envol. Il replie ses ailes le long de son corps pour
gagner en vitesse et plonge dans les vagues. Dix ou douze secondes plus tard, il
refait surface et s’envole, serrant fermement un petit poisson dans son bec.
Les îles Galapagos abritent de nombreux autres oiseaux marins dont les
frégates, les pailles-en-queue, les pétrels et les sternes. Certaines espèces sont
endémiques parmi lesquelles un albatros (Diomedea irrorata), un manchot (Spheniscus
mendiculus) et un flamant (Phoenicopterus ruber). Tous profitent de l’abondance
de nourriture dans les eaux des Galapagos.
Les courants froids, riches en matières nutritives, permettent en effet aux
populations de poissons de se nourrir ; elles nourrissent à leur tour les oiseaux,
les otaries et les lions de mer des îles. L’archipel est baigné par deux courants
océaniques froids. Depuis l’Antarctique, le courant de Humboldt, ou courant
péruvien, longe les côtes de l’Amérique du Sud avant de s’incurver vers l’ouest
pour se transformer en courant sud-équatorial. Depuis le Pacifique central, le courant
équatorial de fond, ou courant de Cromwell, se glisse vers l’est sous le courant
sud-équatorial. En se heurtant à la plate-forme des Galapagos, il monte à la surface
chargé de plancton.
De janvier à mars, alors que ces courants froids faiblissent, le contre-courant
nord-équatorial chaud, orienté à l’est, s’infléchit au sud vers les Galapagos, tandis
qu’au nord, El Nino apporte des eaux chaudes en provenance du golfe de Panama.
Ces courants créent autour des îles des turbulences en surface comme en
profondeur. Ils apportent également un mélange exceptionnellement riche d’espèces
de poissons : des espèces tropicales en provenance de l’Indo-pacifique et de
100
LES GALÂPAGOS
plus faciles à observer que les fous à pieds rouges ou les fous
masqués. En tout, dix-neuf espèces d’ oiseaux nichent dans
l’ archipel ; certaines sont endémiques.
PAGE 101 Les îles Galapagos ne comptent que six espèces de
mammifères, parmi lesquelles l’otarie à fourrure et le lion de
mer. Souvent confondues avec leurs parents, les phoques, les
otaries en diffèrent sur plusieurs points : alors que l’ oredle du
phoque est totalement cachée, celle des otaries présente un
pavillon, la partie externe charnue. Elles utilisent leurs pattes
antérieures pour se déplacer dans l’ eau, tandis que les phoques se
servent de leurs membres postérieurs. En 1990, on estimait que
les Galapagos abritaient de vingt à cinquante nulle lions de
mer.
du point chaud, de nouveaux volcans émergeaient. À l’extrémité sud-est de l’archipel,
l’île la plus ancienne date d’au moins deux millions d’années et à l’ouest, les îles
les plus récentes, au volcanisme toujours actif, existent depuis cinq cent mille ans.
Aujourd’hui nous naviguons tout près des îles, et nous pouvons apercevoir
des lions de mer se dorer au soleil sur les plages de sable ou sur la côte rocheuse.
Les mâles crient à notre approche, pour nous tenir éloignés des nouveau-nés.
Sur les falaises je distingue une dizaine de fous à pieds bleus et de fous
masqués. Ces oiseaux de mer sont des chasseurs redoutables dotés d’une vue
excellente. Je les observe scruter l’eau claire, bleu-vert et peu profonde, en contrebas.
Soudain, l’un d’eux prend son envol. Il replie ses ailes le long de son corps pour
gagner en vitesse et plonge dans les vagues. Dix ou douze secondes plus tard, il
refait surface et s’envole, serrant fermement un petit poisson dans son bec.
Les îles Galapagos abritent de nombreux autres oiseaux marins dont les
frégates, les pailles-en-queue, les pétrels et les sternes. Certaines espèces sont
endémiques parmi lesquelles un albatros (Diomedea irrorata), un manchot (Spheniscus
mendiculus) et un flamant (Phoenicopterus ruber). Tous profitent de l’abondance
de nourriture dans les eaux des Galapagos.
Les courants froids, riches en matières nutritives, permettent en effet aux
populations de poissons de se nourrir ; elles nourrissent à leur tour les oiseaux,
les otaries et les lions de mer des îles. L’archipel est baigné par deux courants
océaniques froids. Depuis l’Antarctique, le courant de Humboldt, ou courant
péruvien, longe les côtes de l’Amérique du Sud avant de s’incurver vers l’ouest
pour se transformer en courant sud-équatorial. Depuis le Pacifique central, le courant
équatorial de fond, ou courant de Cromwell, se glisse vers l’est sous le courant
sud-équatorial. En se heurtant à la plate-forme des Galapagos, il monte à la surface
chargé de plancton.
De janvier à mars, alors que ces courants froids faiblissent, le contre-courant
nord-équatorial chaud, orienté à l’est, s’infléchit au sud vers les Galapagos, tandis
qu’au nord, El Nino apporte des eaux chaudes en provenance du golfe de Panama.
Ces courants créent autour des îles des turbulences en surface comme en
profondeur. Ils apportent également un mélange exceptionnellement riche d’espèces
de poissons : des espèces tropicales en provenance de l’Indo-pacifique et de
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LES GALÂPAGOS
