à la force de ses pattes et de ses griffes accrochées aux aspérités
et aux micro-fissures de la roche. Il peut aussi s’éloigner de la
zone de turbulence, vers le haut, là où il n’y a plus d’eaux vives.
Pour ce faire, il emporte, grâce aux côtés de sa carapace qui
jouent le rôle de barriques, de l’eau de mer où trempent ses
branchies qui captent l’oxygène nécessaire à sa respiration.
Bien entendu, il doit renouveler périodiquement sa cargaison
d’eau vive. Incroyable paradoxe, ses pattes, avec lesquelles il
s’agrippe solidement à la roche, lui servent aussi à s’échapper.
En effet, si on le saisit par une patte, il est capable de s’autoamputer, laissant dans la main le membre détaché, alors qu’il
s’enfuit. Chose encore plus étonnante, la patte qu’il a ainsi
perdue sera remplacée par une nouvelle à la prochaine mue!
Middendorfia
caprearum.
Se réfugier dans des micro-cavités et micro-fissures
Ces micro-refuges de la roche, mais également des concrétions
du Lithophyllum lichenoides, abritent une micro-faune qui
passe totalement inaperçue si l’on ne prend pas soin d’en
explorer les moindres recoins. On peut y rencontrer des
vers, des mollusques, des crustacés et même une araignée.
• Le chiton (Middendorfia caprearum), reconnaissable
à ses huit plaques non adhérentes qui s’échelonnent
sur son dos, à son corps aplati, granuleux, gris verdâtre,
souvent recouvert d’une croûte calcaire et de pousses
d’algues. C’est une espèce de petite taille (15 à 2,0 mm).
• La nèmerte (Nermertopsisperonea), sorte de vers au corps rond,
légèrement aplati, de consistance caoutchouteuse
possédant au-dessus de l’orifice buccal une
trompe protractile rétractable dans un
fourreau et munie d’un aiguillon venimeux.
Cet aiguillon sert à paralyser les petites
proies partageant le même biotope.
• Le gastéropode pulmoné (Gadinia garnoti),
dont la coquille jaunâtre de 5 mm de haut
et 10 mm de large ressemble à celle des
patelles. La coquille est ornée de lignes spirales
et de sillons rayonnants. L’apex est recourbé.
• L'arachnide (Desidiopsis racovitzai), reconnaissable à son
céphalothorax rougeâtre parcouru de fines rayures sombres et
dans le tiers arrière de lignes rayonnantes qui partent de 1 axe
médian en direction des pattes. L’abdomen est clair. Cette espèce
de très petite taille (5 à 6 mm) est endémique de la Méditerranée.
Nemertopsis
peronea.
Gadinia
garnoti.
Desidiopsis
racovitzai.
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