Guide des fonds marins de Méditerranée
Le milieu méditerranéen
corallinoides, Laurencia coronopus, Lomentaria hakodatensis, Solieria
chordalis, Chrysymenia wrightii, Antithamnion nipponicum.
Colpomenia peregrina a colonisé la quasi-totalité du bassin
occidental, mais n’est pas encore signalée dans le bassin oriental.
Cette algue demeure cependant très rare sur le littoral français
(ne pas confondre avec Colpomenia sinuosa), à l’exception de son
point initial d’introduction, l’étang de Thau. Laminaria japonica,
introduite dans l’étang de Thau avec du naissain d’huître, a été
signalée en divers secteurs de Méditerranée nord-occidentale. C’est
une algue comestible endémique du Japon et cultivée dans ce pays
sous le nom de Kombu. Elle a été importée en Chine et en Corée
pour une exploitation semblable. Undariapinnatifida, endémique
du Japon et de Corée, a été également introduite accidentellement
à Thau avec des naissains d’huîtres. On la retrouve actuellement en
plusieurs localités du littoral français et elle vient d’être signalée
dans la lagune de Venise. Elle a été introduite volontairement sur
le littoral chinois. Elle fait aussi l’objet de cultures en Bretagne.
Undariapinnatifida se range, en effet, parmi les algues comestibles
les plus consommées au monde sous l’appellation de wakamé.
Sargassum muticum, introduite en 1980 à Thau, peut atteindre 5 m
de longueur. Elle y prospère et s’est répandue de la Camargue à la
frontière espagnole. Elle a fait son apparition aux Baléares, dans
la lagune de Venise et dans les parcs conchylicoles de la haute
Adriatique. Très envahissante, elle pose de sérieux problèmes,
notamment aux ostréiculteurs qui doivent l’éliminer à la main.
Aquariologie
Le rejet du contenu d’un aquarium en mer n’est jamais anodin.
Il peut être à l’origine de l’introduction d’une espèce prolifique qui,
entrant en concurrence avec les organismes en place, va constituer
une menace sérieuse pour leur survie. C’est le cas de la caulerpe
à feuilles d’if (Caulerpa taxifolia) qui a défrayé la chronique sur le
littoral français et dont l’invasion fera l’objet d’un prochain chapitre.
Il n est pas exclu que d’autres espèces exotiques suivent le même
chemin. Ce serait déjà le cas de Polysiphonia setacea, Rhodophycée
des régions tropicales, qui aurait été introduite involontairement,
fixée sur un bloc de corail (Verlaque, 1994), et d’une autre caulerpe,
Caulerpa racemosa, signalée à l’île d’If au large de Marseille.
Algues utilisées comme matériel de conditionnement
Certaines algues sont parfois utilisées pour le transport de
coquillages, de poissons ou d’appâts de pêche afin d’en conserver
Le milieu méditerranéen
corallinoides, Laurencia coronopus, Lomentaria hakodatensis, Solieria
chordalis, Chrysymenia wrightii, Antithamnion nipponicum.
Colpomenia peregrina a colonisé la quasi-totalité du bassin
occidental, mais n’est pas encore signalée dans le bassin oriental.
Cette algue demeure cependant très rare sur le littoral français
(ne pas confondre avec Colpomenia sinuosa), à l’exception de son
point initial d’introduction, l’étang de Thau. Laminaria japonica,
introduite dans l’étang de Thau avec du naissain d’huître, a été
signalée en divers secteurs de Méditerranée nord-occidentale. C’est
une algue comestible endémique du Japon et cultivée dans ce pays
sous le nom de Kombu. Elle a été importée en Chine et en Corée
pour une exploitation semblable. Undariapinnatifida, endémique
du Japon et de Corée, a été également introduite accidentellement
à Thau avec des naissains d’huîtres. On la retrouve actuellement en
plusieurs localités du littoral français et elle vient d’être signalée
dans la lagune de Venise. Elle a été introduite volontairement sur
le littoral chinois. Elle fait aussi l’objet de cultures en Bretagne.
Undariapinnatifida se range, en effet, parmi les algues comestibles
les plus consommées au monde sous l’appellation de wakamé.
Sargassum muticum, introduite en 1980 à Thau, peut atteindre 5 m
de longueur. Elle y prospère et s’est répandue de la Camargue à la
frontière espagnole. Elle a fait son apparition aux Baléares, dans
la lagune de Venise et dans les parcs conchylicoles de la haute
Adriatique. Très envahissante, elle pose de sérieux problèmes,
notamment aux ostréiculteurs qui doivent l’éliminer à la main.
Aquariologie
Le rejet du contenu d’un aquarium en mer n’est jamais anodin.
Il peut être à l’origine de l’introduction d’une espèce prolifique qui,
entrant en concurrence avec les organismes en place, va constituer
une menace sérieuse pour leur survie. C’est le cas de la caulerpe
à feuilles d’if (Caulerpa taxifolia) qui a défrayé la chronique sur le
littoral français et dont l’invasion fera l’objet d’un prochain chapitre.
Il n est pas exclu que d’autres espèces exotiques suivent le même
chemin. Ce serait déjà le cas de Polysiphonia setacea, Rhodophycée
des régions tropicales, qui aurait été introduite involontairement,
fixée sur un bloc de corail (Verlaque, 1994), et d’une autre caulerpe,
Caulerpa racemosa, signalée à l’île d’If au large de Marseille.
Algues utilisées comme matériel de conditionnement
Certaines algues sont parfois utilisées pour le transport de
coquillages, de poissons ou d’appâts de pêche afin d’en conserver
