1’ombrine de Lafont et le corbeau de mer. De nombreux auteurs
pensent que l’existence en Méditerranée d’une faune originaire à
la fois de l’ Atlantique Nord et de l’Atlantique Sud peut s’expliquer
par des variations de température des eaux méditerranéennes.
Au Miocène moyen, la faune méditerranéenne était une faune
de mer chaude; au Pliocène supérieur les eaux se refroidirent
provoquant une immigration d’espèces de l’ Atlantique Nord,
surtout en Méditerranée occidentale. Cette immigration
s’accentua au début du Pléistocène, le seuil de Gibraltar alors
plus profond, permettant le passage des courants froids. Au
Pléistocène moyen, la profondeur réduite du seuil contraria
l’entrée des courants froids ce qui favorisa le réchauffement de
la Méditerranée et l’installation d’espèces à affinités chaudes.
La Méditerranée ne renferme que peu d’espèces à répartition
indo-pacifique. Citons la polychète Pallasiaporrecta, le gastéropode
Casis saburon, le crabe Neptunuspelagicus, l’ascidie Amaroucium
profondum et quelques poissons, comme le Leiognathes klunzingeri.
Certains genres communs sont représentés par des espèces
différentes, comme la pieuvre Octopus macropus (Méditerranée)
et 0. variabilis (Japon). Citons encore une série de genres (Mata,
Eurynome, Echinothrix, etc.) représentés uniquement dans la
région atlanto-méditerranéenne d’une part, et dans la région
indo-pacifique occidentale d’autre part. D’après Pères (1976)
la répartition de ces genres peut s’expliquer aussi bien par le
fractionnement de la mer Mésogéenne que par une possibilité
temporaire de passage par les régions boréales. Des possibilités
temporaires de passage ont dû exister par le cap de Bonne
Espérance, ce qui expliquerait certaines affinités entre la région
atlanto-méditerranéenne et l’océan Indien occidental.
La Méditerranée recèle encore une faune à très large répartition
géographique qu’on peut qualifier de cosmopolite. C’est le cas
du ruvetto, poisson de grande taille qui vit à des profondeurs
de 500 à 800 m en Méditerranée et qu’on rencontre aussi
en Atlantique (Madère, Canaries, Cuba) et dans les atolls du
Pacifique. Citons encore le poisson-perroquet (Sparisoma
cretense), le crabe Ilea nucleus et le polychète Syllis gracilis.
Enfin, la Méditerranée renferme une faune endémique; citons
au hasard l’holothurie Kolga ludwigi, le mollusque Venericardia
anticata et le poisson Cadus poutasson. Certains groupes comportent
un nombre important d’endémique: 50 % d’ascidies sont
endémiques, 27 % d’hydroïdes, 26 % d’échinodermes, 13 % de
crustacés décapodes. Certains genres ont une prédilection pour
pensent que l’existence en Méditerranée d’une faune originaire à
la fois de l’ Atlantique Nord et de l’Atlantique Sud peut s’expliquer
par des variations de température des eaux méditerranéennes.
Au Miocène moyen, la faune méditerranéenne était une faune
de mer chaude; au Pliocène supérieur les eaux se refroidirent
provoquant une immigration d’espèces de l’ Atlantique Nord,
surtout en Méditerranée occidentale. Cette immigration
s’accentua au début du Pléistocène, le seuil de Gibraltar alors
plus profond, permettant le passage des courants froids. Au
Pléistocène moyen, la profondeur réduite du seuil contraria
l’entrée des courants froids ce qui favorisa le réchauffement de
la Méditerranée et l’installation d’espèces à affinités chaudes.
La Méditerranée ne renferme que peu d’espèces à répartition
indo-pacifique. Citons la polychète Pallasiaporrecta, le gastéropode
Casis saburon, le crabe Neptunuspelagicus, l’ascidie Amaroucium
profondum et quelques poissons, comme le Leiognathes klunzingeri.
Certains genres communs sont représentés par des espèces
différentes, comme la pieuvre Octopus macropus (Méditerranée)
et 0. variabilis (Japon). Citons encore une série de genres (Mata,
Eurynome, Echinothrix, etc.) représentés uniquement dans la
région atlanto-méditerranéenne d’une part, et dans la région
indo-pacifique occidentale d’autre part. D’après Pères (1976)
la répartition de ces genres peut s’expliquer aussi bien par le
fractionnement de la mer Mésogéenne que par une possibilité
temporaire de passage par les régions boréales. Des possibilités
temporaires de passage ont dû exister par le cap de Bonne
Espérance, ce qui expliquerait certaines affinités entre la région
atlanto-méditerranéenne et l’océan Indien occidental.
La Méditerranée recèle encore une faune à très large répartition
géographique qu’on peut qualifier de cosmopolite. C’est le cas
du ruvetto, poisson de grande taille qui vit à des profondeurs
de 500 à 800 m en Méditerranée et qu’on rencontre aussi
en Atlantique (Madère, Canaries, Cuba) et dans les atolls du
Pacifique. Citons encore le poisson-perroquet (Sparisoma
cretense), le crabe Ilea nucleus et le polychète Syllis gracilis.
Enfin, la Méditerranée renferme une faune endémique; citons
au hasard l’holothurie Kolga ludwigi, le mollusque Venericardia
anticata et le poisson Cadus poutasson. Certains groupes comportent
un nombre important d’endémique: 50 % d’ascidies sont
endémiques, 27 % d’hydroïdes, 26 % d’échinodermes, 13 % de
crustacés décapodes. Certains genres ont une prédilection pour
