51.f
Citons les Chlorophycées Acetabulariaparpula, Halimeda tuna,
Anadyomene stellata, Udotea petiolata, Cladophora proliféra, les
Phéophycées Sargassum vulgare, Zonaria toumefortii, Hydroclathrus
clathratus, les Rhodophycées Digenea simplex, Hypnea musciformis,
Wrangeliapenicillata, Laurenciapapillosa, Gracilaria bursa-pastoris,
Digenea simplex. Ce groupe est qualifié de pantropical. Il présente
actuellement une aire disjointe qui laisse supposer qu’il devait
exister des communications entre les différents océans concernés.
Ces espèces peuvent donc être considérées comme des survivantes
de la flore de la Téthys, un nombre important d’entre elles ayant
disparu en raison de leur sensibilité au refroidissement des eaux.
Q La flore méditerranéenne comprend également des espèces
indo-pacifiques, c’est-à-dire communes avec l’océan Indien et
le Pacifique; citons à titre d’exemple Champiaparvula. Certaines,
comme Acanthophora delilei, ont dû immigrer en Méditerranée
dans des temps très reculés, probablement au Tertiaire lorsqu’il
existait une communication entre la Méditerranée, la mer Rouge
et l’océan Indien. Par ailleurs, ce qui peut paraître curieux, c’est
que la Méditerranée et les océans Indien et Pacifique ont en
commun les mêmes genres représentés par des espèces différentes.
Citons, chez les algues, le genre Rhizophyllis représenté en
Méditerranée par R. squamariae et R. codii et, à l’île de Pâques, par
R. pacifica. Chez les phanérogames marines, le genre Posidonia
fournit un bon exemple. Posidonia oceanica vit exclusivement en
Méditerranée (elle en est une endémique), tandis que Posidonia
australis et P. ostenfeldii vivent en Australie. On suppose que
ces espèces représentent les derniers survivants d’un genre
originaire de l’océan Indien qui aurait disparu de sa patrie
d’origine après s’être répandu vers le nord et vers le sud. C’est
également le cas d’une autre monocotylédone marine: Cymodocea
nodosa en Méditerranée et C. rotundata dans l’océan Indien.
E] La Méditerranée renferme aussi un lot d’espèces atlantiques,
c’est-à-dire communes avec l’océan Atlantique. C’est de loin
le groupe numériquement le plus important. Parmi celles qui
ont une large répartition dans l’océan Atlantique, citons les
Chlorophycées Bryopsis muscosa, Chaetomorpha aéra, Cladophora
rupestris, Ulva rigida, Codium vermilara, les Phéophycées
Halopteris scoparia, Cladostephus verticillatus, Padina pavonica,
les Rhodophycées Ceramium ciliatum, Bometia secundiflora,
Polysiphonia elongata, Dasya corymbifera, Laurencia obtusa, Halopitys
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