Algérie
• îles Habibas: réserve naturelle marine, ?oo3, 2700 ha marins
et 40 ha terrestres (zone centrale, tampon et périphérique).
Maroc
• Al Hoceima: parc national, 3004,16 900 ha (zone centrale,
Un parc national
transfrontière francoitalien est à l'étude;
il engloberait les îles
Lavezzii, les Bouches
de Bonifacio (Corse)
et l'archipel de la
Maddalena (Sardaigne).
tampon et périphérique).
Aire marine protégée transnationale
• Sanctuaire Pélagos : sanctuaire pour la
protection des mammifères marins en
Méditerranée, 1999, 2003, accord entre
France, Italie et Principauté de Monaco,
875 000 ha, protection des mammifères
marins présents dans ce secteur.
Bilan
Une centaine d’aires marines protégées
couvrant une surface de 1246 ?83 ha,
et même 212,1 ?83 ha si l’on y ajoute
la surface du sanctuaire Pélagos.
ORIGINE DES ESPÈCES
Sanctuaire Pélagos.
La Méditerranée actuelle a pris forme à la fin de l’ère
Tertiaire, c’est-à-dire voici près de 5 millions d’années.
D’après les paléontologues, dans un premier temps, la
Méditerranée ne fut qu’une vaste dépression fermée où
s’accumulèrent de fortes épaisseurs de dépôts salifères
caractéristiques d’un climat aride. C’est ce que les spécialistes
appellent la « dépression messinienne » que fermait à l’ouest l’arc
de Gibraltar (qui n’était pas encore un détroit) et à l’est la zone
de Suez, au-delà de laquelle s’ouvrait la mer Rouge. Puis ces deux
zones extrêmes s’ouvrirent, laissant passer les eaux de l’ Atlantique
et celles de la mer Rouge qui emplirent progressivement cette
immense cuvette pour donner naissance à la Méditerranée actuelle.
Avec ces eaux arrivèrent une foule d’organismes marins de ces mers
voisines. Ils furent les pionniers de ce nouvel espace aquatique.
Il est donc logique que le peuplement de la Méditerranée ne
constitue pas une réelle unité biogéographique. C’est en fait un
mélange d’espèces de différentes origines qui témoignent du passé
lointain de cette mer, mais aussi d’apports plus récents. Il existe
Précédent

- 50/458

Suivant