La lagune du Brusc et
le récif barrière (rb).
marins de Méditerranée
nor
(Cn) assez clairsemée sur sable grossier peu envasé, au centre,
une prairie dense de cymodocées sur sable souvent fortement
envasé. À l’est, en bordure du littoral, une pelouse de zostère
naine (ZN) s’est installée sur sable très envasé. La lagune abrit
aussi des peuplements à Cystoseira discors, caractéristiques des
milieux lagunaires. Dans certaines zones de la grande passe,
on peut voir les orifices du terrier de la crevette fouisseuse
Upogebia deltaura. En pleine eau, on rencontre de nombreux
alevins et une grande variété d’œufs isolés ou contenus dans
des poches qui glissent dans la main. En effet, la lagune joue
le rôle de nursery pour de nombreuses espèces — notamment
de poissons — lorsque les eaux sont chaudes. C’est là aussi que
se déroule le cycle de reproduction du lièvre de mer (Aplysia
depilens). A la saison des amours, il n’est pas rare de voir un
empilement de ces grosses limaces hermaphrodites entrain
de copuler, celle du dessus jouant le rôle de mâle pour celle du
dessous, qui elle-même joue le rôle de mâle pour la suivante,
etc. Les jeunes aplysies passent une partie de leur jeunesse
dans la lagune, à l’abri des prédateurs, et plus tard rejoignent la
mer par les passes. Enfin, à la sortie de la grande passe, on peut
évoluer, par petits fonds, dans un herbier de posidonies (HP).
Les Magnons
Les magnons sont situés à 3^0 m à l’ouest-sud-ouest de l’île
du Grand Rouveau. C’est un haut-fond au relief tourmenté,
facilement repérable à l’émergence d’îlots de faible superficie
et à la présence d’une balise qui signale la sèche des Magnons.
Des blocs de rochers, des aspérités rocheuses, des creux et
excavations, des mini-grottes et des galeries composent un
fond très accidenté, colonisé par une mosaïque de peuplements
photophiles (RIPB, RIPC, RCEO) et sciaphiles (ASCI, RC), depuis
la surface jusqu’à une vingtaine de mètres de profondeur. Les
populations de poissons vagiles et sédentaires y sont abondantes.
Rade de Toulon, presqu'île de Giens
Grotte de la Pointe Sainte Marguerite (au droit de Cross-la-Garde).
La grotte se repère facilement depuis la surface du fait de son
énorme ouverture à l’air libre. La profondeur de la plongée
n excède pas 15 m et permet de découvrir avec facilité, à
1 aide d une torche, la tapisserie bariolée des peuplements
sciaphiles des parois et de la voûte (RC et RCSO).
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