Guide des fonds marins de Méditerranée
Quelques sites d'observation et de plongée du bassin nord-ocà
Callelongue
Callelongue est une calanque qui sert de petit port aux embarcations
des habitants des cabanons. Certaines d’entre elles sont tirées à sec
sur le flanc opposé à la route. Les activités nautiques ont modifié et
appauvri cette zone. La calanque constitue à ce titre un bon exemple
pédagogique de la dégradation des fonds. On peut y voir des
organismes moins sensibles à cette forme de pollution, tels des
algues Ulvacées et Codiacées, des concombres de mer, des ascidies
comme la phallusie, etc., tandis que les organismes d’eau pure y
sont peu représentés. À partir de la calanque, on peut aller visiter,
en direction du large, un rocher qui émerge sur un fond de sable.
Pour cela, il suffit de suivre une canalisation située dans l’axe
médian de la calanque. La base du rocher est à -25 m et sa cime
à -2,0 m. Le peuplement assez dense de ce rocher n’a rien d’original,
mais il est attrayant, car il constitue une sorte d’oasis de vie
dominant le désert de sable apparent des alentours.
îles Jarre etJarron
Cap nord de Jarron
Ce cap est caractérisé par la présence d’un rocher tout en hauteur
isolé de la falaise du cap par l’érosion marine. C’est à ce niveau
qu’il faut se mettre à l’eau pour ensuite évoluer sur le versant
ouest. Les peuplements de la roche photophile (R.IPC) cèdent
rapidement la place à des peuplements sciaphiles que l’on découvre
en évoluant au niveau des nombreuses failles et mini-vallées,
des anfractuosités tortueuses et des mini-tombants (ASCI, RC),
jusqu’à une profondeur maximale de l’ordre de -2,0 à -25 m.
Crique du Grand Saint Antoine
C’est à proximité du cap Jarron, versant est, que se trouve une
crique où fut incendié et coulé, le 26 décembre 1720, le Grand Saint
Antoine. C’est à partir de ce navire que se propagea la « Grande
Peste » de Marseille qui décima la population (environ 40 000
morts...) et ruina l’économie de la ville. Les restes calcinés du
Grand Saint Antoine furent découverts par deux plongeurs amateurs,
Christian Barsacq et Daniel Mouyssinat, le 3o mai 1978. Ils purenty
observer quelques rares débris calcinés de la quille et de la
charpente, des boulets de canon, et également des sacs de cendres
qui servaient de lest au navire. Avec les fouilles qui suivirent, il ne
reste presque plus rien du navire qui mesurait pourtant 3$ mètres
de long. Les visiteurs évoluant dans cette crique ressentiront
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