Guide des fonds marins de Méditerranée
Quelques sites d'observation et de plongée du bassin nord-ocdi
île du Planier
Cette île sans relief de 200 m de long et 100 m de large, battue
par les vents et les vagues, en grande partie artificialisée, est
isolée en pleine mer à une quinzaine de kilomètres au large
de Marseille. Son phare, colonne blanche de 70 m de hauteur,
signale, depuis 1820, la présence d’un haut-fond dangereux.
Les bâtiments étaient occupés par 4 gardiens qui assuraient en
alternance une présence humaine nécessaire au fonctionnement
du phare. L’occupation humaine de l’île a pris fm en 1992 avec
l’automatisation du phare (capteurs solaires). Dès lors, elle devint
un lieu de pillage et d’exactions organisés. L’association « Mer
et soleil » réussit le tour de force de restaurer les bâtiments à
l’abandon, redonnant ainsi vie à l’île en proposant des séjours et
stages aux amateurs de dépaysement et de plongée sous-marine.
Les peuplements sous-marins y sont en effet florissants, ce qui
est certainement en rapport avec l’éloignement de l’île de la
pollution du littoral marseillais. On y trouve ainsi, ramassées
sur une faible surface, de nombreuses biocénoses photophiles
(RSL, RMS, RMM, RMI, RIPB, RIPC, HP) et sciaphiles (ASCI,
RC, RCSO). Les reliefs sous-marins tourmentés et la présence
d’épaves (cf. p. 807) ajoutent un attrait supplémentaire aux
plongées. Parmi les sites les plus prisés, citons les suivants.
Tombant nord et cheminée
La mise à l’eau peut se faire au niveau des ruines du quai nord.
Les fonds rocheux descendent doucement jusque vers -20 m;
là débute un tombant qui chute brusquement jusqu’aux fonds
meubles à -45 m (ASCI, RC). Dans l’axe de la porte en fer se
présente un boyau vertical (la Cheminée) accessible en plongée
et débouchant dans une faille menant jusqu’au sable à -40 m. Les
parois du tombant, de la cheminée et de la faille sont recouverts
de magnifiques peuplements sciaphiles (ASCI, RC), colorés par
les algues et les éponges, dominés par de majestueuses gorgones
et animés par le ballet de nombreuses espèces de poissons.
Le mât de la houle
Ce mât, vert, blanc et rouge, s’élève de 2 m au-dessus de l’eau,
à 200 m du littoral sud de l’île.
Il constitue le point de départ de la visite d’un plateau rocheux
(RIPC) comportant, à l’est, un grand nombre de tombants, failles,
excavations et galeries colonisés par de beaux peuplements
sciaphiles (ASCI, RC) et une riche population de poissons.
Quelques sites d'observation et de plongée du bassin nord-ocdi
île du Planier
Cette île sans relief de 200 m de long et 100 m de large, battue
par les vents et les vagues, en grande partie artificialisée, est
isolée en pleine mer à une quinzaine de kilomètres au large
de Marseille. Son phare, colonne blanche de 70 m de hauteur,
signale, depuis 1820, la présence d’un haut-fond dangereux.
Les bâtiments étaient occupés par 4 gardiens qui assuraient en
alternance une présence humaine nécessaire au fonctionnement
du phare. L’occupation humaine de l’île a pris fm en 1992 avec
l’automatisation du phare (capteurs solaires). Dès lors, elle devint
un lieu de pillage et d’exactions organisés. L’association « Mer
et soleil » réussit le tour de force de restaurer les bâtiments à
l’abandon, redonnant ainsi vie à l’île en proposant des séjours et
stages aux amateurs de dépaysement et de plongée sous-marine.
Les peuplements sous-marins y sont en effet florissants, ce qui
est certainement en rapport avec l’éloignement de l’île de la
pollution du littoral marseillais. On y trouve ainsi, ramassées
sur une faible surface, de nombreuses biocénoses photophiles
(RSL, RMS, RMM, RMI, RIPB, RIPC, HP) et sciaphiles (ASCI,
RC, RCSO). Les reliefs sous-marins tourmentés et la présence
d’épaves (cf. p. 807) ajoutent un attrait supplémentaire aux
plongées. Parmi les sites les plus prisés, citons les suivants.
Tombant nord et cheminée
La mise à l’eau peut se faire au niveau des ruines du quai nord.
Les fonds rocheux descendent doucement jusque vers -20 m;
là débute un tombant qui chute brusquement jusqu’aux fonds
meubles à -45 m (ASCI, RC). Dans l’axe de la porte en fer se
présente un boyau vertical (la Cheminée) accessible en plongée
et débouchant dans une faille menant jusqu’au sable à -40 m. Les
parois du tombant, de la cheminée et de la faille sont recouverts
de magnifiques peuplements sciaphiles (ASCI, RC), colorés par
les algues et les éponges, dominés par de majestueuses gorgones
et animés par le ballet de nombreuses espèces de poissons.
Le mât de la houle
Ce mât, vert, blanc et rouge, s’élève de 2 m au-dessus de l’eau,
à 200 m du littoral sud de l’île.
Il constitue le point de départ de la visite d’un plateau rocheux
(RIPC) comportant, à l’est, un grand nombre de tombants, failles,
excavations et galeries colonisés par de beaux peuplements
sciaphiles (ASCI, RC) et une riche population de poissons.
