Guide des fonds marins de Méditerranée
Épaves: plongée émotion
en raison de sa grande notoriété. Il a été découvert, en avril ?oo3,
par une équipe de plongeurs franco-espagnole utilisant les
mélanges trimix.
• Le Menapier était un cargo de 117 m de long qui a coulé à la suite
de sa collision avec le SS Iddaleigh en novembre 1917. Il repose, sur
un fond de sable, à 4 milles du port de plaisance de Fuenguirola et
à 2 milles de la pointe de Cala Burra, entre -3? m et -44 m. L’épave
est assez bien conservée, mais sa visite est dangereuse en raison
de la profondeur et de la présence de courants fréquents et violents.
• Le Saint Pierre était un voilier dont l’épave est située à proximité
de la plage d’Alcantara, sur un fond de sable, à -6 m. Elle est
colonisée par une abondante population de poissons que l’on
peut découvrir facilement au cours d’une plongée de nuit.
• Le Saint André ou Ribera del Mino était un vapeur espagol propulsé
par des roues à aubes de 6 m de diamètre. Il fut attaqué en 1856
par une frégate anglaise au cours de sa traversée du détroit
de Gibraltar. L’épave est située en face du phare de Tarifa, entre
-25 m et -45 m. Elle est colonisée par de nombreux organismes
sciaphiles et une abondante population de poissons, dont des
congres énormes. Il est vivement recommandé de ne pas plonger
par marée montante de vives eaux, ni par vent Levante.
• Le Calderas de Tarifa était un bateau à vapeur britannique de 50 m de
long qui a coulé au XIXe siècle, probablement après collision avec un
autre bateau. L’épave, bien conservée, est appuyée sur de grands
blocs rocheux face à la pointe de Tarifa (détroit de Gibraltar), entre
-10 m à la proue et -18 m à la poupe. Elle est recouverte, par
endroits, d’un peuplement sciaphile dense, et fréquentée par une
abondante population de poissons. Les conditioins de plongée sont
les mêmes que pour l’épave précédente.
îles Baléares
• Le Francisquita, cargo espagnol de 45 m de long, malmené par
un vent violent de Tramontane et une pluie battante, heurta les
falaises de la côte nord de Minorque le 17 décembre 1952.
Il continua néanmoins sa route jusqu’au moment où il heurta un
écueil qui ouvrit une voie d’eau, tandis que le timon se cassait.
L épave repose sur un fond de sable à 1 mille du rivage nord
de 1 île, entre -3? m et -3g m; elle est richement colonisée.
• Le Malakoff, cargo français de 7 000 tonneaux naviguant avec une
visibilité extrêmement limitée (temps très brumeux), heurta les
rochers du phare dArtrutxle 12 janvier 1929 et sombra. L’épave
repose sur un fond de sable, entre -27 m et -87 m, au large de la côte
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