sars, etc.) qui jouent ainsi le rôle de comité d’accueil.
C’est une sorte d’écosystème qui se constitue, une oasis
de vie au milieu du désert de sable, avec comme support
la carcasse du navire ou de l’avion.
La colonisation de l’épave par la vie marine est
conditionnée par sa localisation en profondeur, c’està-dire par les conditions ambiantes d’éclairement.
À faible profondeur, l’épave est colonisée par des
organismes photophiles, tandis que les organismes
sciaphiles se localisent dans les zones de pénombre
des infrastructures du bateau. A partir de 3o à 40 m,
et plus profondément, les végétaux et animaux
sciaphiles dominent le peuplement de l’épave. La
flore et la faune des épaves ne sont cependant pas
différentes de celles des substrats durs naturels.
Pour reconnaître les espèces, il suffira donc de se
reporter aux chapitres correspondant au même niveau
de vie (étage infralittoral ou étage circalittoral).
Lorsqu’on arrive au niveau de l’épave, le regard
est très vite attiré par son recouvrement partiel de
(Photo B. Rothan)
peuplements multicolores composés d’algues, d’éponges, de
gorgones. Des animaux attirent préférentiellement le regard
des plongeurs: langoustes et homards chez les crustacés,
rascasses, mostelles, congres et murènes chez les poissons.
SÉCURITÉ AVANT TOUT
La plongée sur une épave n’est pas sans danger, surtout si elle
est localisée en profondeur. Elle est réservée aux plongeurs de
bon niveau, très à l’aise dans l’eau, mais qui ne doivent jamais
plonger seuls. Il faut tenir compte du danger des courants et
avoir une bonne maîtrise du repérage au large. Les épaves
attirent irrésistiblement l’attention et cette fascination peut
faire oublier la profondeur et le temps de plongée. La ferraille
accroche facilement et il faut éviter de faire trop dépasser les
bouts, mousquetons, manomètres, détendeurs de secours et
autres accessoires de plongée encombrants. Pour le plongeur,
les filets de pêche accrochés à l’épave risquent de se transformer
en piège redoutable que même un poignard aura du mal à
trancher. Enfin, l’incursion dans l’épave est déconseillée, car
le danger est considérable: on peut se cogner, rester accroché,
être coincé sous l’écroulement d’une structure, se trouver en
panne d’air et paniquer, ou ne plus retrouver la sortie, cas le plus
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